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        <title>Michel Escatafal - politique-étrangère</title>
        <description>MOuvement DEMocrate</description>
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                <title>Un nouveau fiasco diplomatique retentissant...</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Michel ESCATAFAL)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 11 Jul 2008 10:51:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1118139&quot; src=&quot;http://michelescatafal.hautetfort.com/media/01/00/1189359992.jpg&quot; alt=&quot;sarko HU.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1118139&quot; /&gt;Depuis quelques jours, et malheureusement c’est ce que je craignais, on voit Nicolas Sarkozy sur tous les fronts à la fois européens et français. Il est partout et, j’oserais dire, nulle part à la fois. Hier par exemple, il a fait un discours de trois heures au Parlement Européen, dans le plus pur style de ses campagnes électorales, ce qui a beaucoup plu à nombre de députés européens, mais a-t-il fait avancer pour cela la cause européenne&amp;nbsp;? Certainement pas, car au-delà du catalogue énoncé sur ce qu’il fera dans les six mois à venir personne n’est dupe, sachant très bien qu’il ne s’agit que d’un catalogue, et nous Français sommes payés pour savoir ce que cela vaut.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;En tout cas, avec la question d’assister ou non à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques à Pékin, nous avons l’exemple même de ce qu’il ne fallait surtout pas faire et de ce qu’aucun des prédécesseurs de Nicolas Sarkozy n’aurait fait. En fait si notre président de la République donne l’image d’un homme actif et déterminé, il n’est réellement ni l’un ni l’autre. Comme toujours avec lui on est dans l’illusion, dans le virtuel, et toujours à contre temps. Au moment où nombre de chefs d’Etat ou de gouvernement s’indignaient&amp;nbsp;de la répression au Tibet (en mars dernier), Nicolas Sarkozy était muet…parce qu’il y avait au même moment &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;des discussions entre la Chine et des entreprises françaises &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;sur des contrats de vente d’avions, de TGV ou de matériel nucléaire.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Notre président de la République, se croyant plus malin que les autres, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;s’imaginait qu’en ne réagissant pas à ces atteintes aux &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;droits de l’homme sur le territoire chinois, il emporterait plus facilement la mise sur ces contrats. Funeste erreur, indiquant bien que Nicolas Sarkozy est un pur amateur en termes de diplomatie, car non seulement les Chinois n’en ont pas voulu aux dirigeants allemands, britanniques ou espagnols de leurs prises de position sévères sur les évènements au Tibet, mais en plus ils ont fait de la France leur bouc-émissaire quand Nicolas Sarkozy a agité la menace d’un boycottage de la cérémonie d’ouverture, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;si&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; le gouvernement de Pékin ne revenait pas à de meilleurs sentiments vis-à-vis du Tibet.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Résultat final de toute cette agitation à la fois stérile et pusillanime, les autorités chinoises sont très en colère vis-à-vis de Nicolas Sarkozy, et &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;en plus sa venue à Pékin pour l’ouverture des Jeux Olympiques n’était pas du tout souhaitée comme je l’indiquais sur ce site il y a quelques jours. Pire même, nous avons eu droit aux menaces des dirigeants chinois (représailles économiques) si Nicolas Sarkozy s’avise de recevoir le dalaï-lama. C’est le fiasco politique le plus total et, sans doute, le plus retentissant depuis des décennies. Quelle humiliation pour notre diplomatie&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Bien entendu, Nicolas Sarkozy a joué (un peu) les fiers à bras en disant que personne ne pouvait l’empêcher de recevoir un Prix Nobel de la paix. Il n’empêche, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;cela faisait bien longtemps que la France n’avait subi l’humiliation de voir une &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;puissance étrangère s’immiscer dans ses affaires intérieures. Et dire qu’il y a moins de cinq ans, elle avait suffisamment d’influence dans le monde pour empêcher les Etats-Unis d’obtenir un vote favorable à l’ONU pour déclencher la guerre en Irak&amp;nbsp;! &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Plus généralement, comme le soulignent &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;de nombreux observateurs, tous les &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;présidents &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;de la 5è République jusqu’en 2007, ont permis que notre pays soit respecté dans le monde. La rupture dont nous a tellement parlé Nicolas Sarkozy est là, et elle est cruelle pour lui, ce qui n’a aucune importance, mais surtout pour la France, ce qui est beaucoup plus grave.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Voilà où nous en sommes après 15 mois de présidence Sarkozy. Nous savions que ce dernier n’avait pas les capacités pour être président de la République, mais nous imaginions qu’il s’efforcerait d’être dans la cadre de sa politique étrangère sur une ligne voisine de celle de ses prédécesseurs, dont tout le monde en France, dans l’Union Européenne et &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;dans le monde, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;soulignait la cohérence dans le droit fil de la ligne imposée il y a une cinquantaine d’années par le général de Gaulle.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Hélas, nous avons élu un président qui confond l’UMP, son parti, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;avec les grands de ce monde. Il s’imagine que quelques coups de menton, quelques haussements d’épaules, quelques tapes amicales, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;suffisent à bâtir une politique étrangère digne de ce nom. Comment s’étonner dans ces conditions que nous ne soyons pas pris au sérieux. Décidément, les Français n’ont pas fini de payer l’erreur historique qu’ils ont faite en élisant un personnage aussi factice &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;à la tête du pays. En fait les seules personnes &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;à qui Nicolas Sarkozy puisse faire peur dans le monde sont les habitants de son propre &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;pays, avec ses lois sur l’immigration, sur le droit du travail, sur l’aménagement du territoire, et plus généralement sur sa politique économique et sociale. Quant aux dirigeants chinois, russes, vénézuéliens…il y a longtemps qu’ils savent à qui ils ont à faire avec Nicolas Sarkozy.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Tous plus amateurs les uns que les autres...</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Michel ESCATAFAL)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 04 Jul 2008 13:29:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://michelescatafal.hautetfort.com/media/02/02/570808206.jpg&quot; alt=&quot;fillon.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1107326&quot; name=&quot;media-1107326&quot; /&gt;Décidément la diplomatie française ne va pas fort en ce moment.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Oh certes, je ne vais pas polémiquer sur ce qu’a dit Ségolène Royal&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; au Québec à propos de la libération d’Ingrid Betancourt et des autres otages, même si effectivement cette libération est totalement colombienne et ne doit rien à l’action de Nicolas Sarkozy. Non,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; je &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;vais plutôt parler une nouvelle fois de l’amateurisme français en matière de diplomatie. On peut faire des erreurs, cela arrive à tout le monde, mais quand on les fait dans le cadre d’un discours officiel c’est beaucoup plus grave.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;C’est ce qui s’est passé avec François Fillon cette semaine dans le cadre du 400è anniversaire de la fondation de Québec par l’explorateur français Samuel Champlain. Le Premier ministre français a commencé par rappeler aux Québécois qu’il y a «&amp;nbsp;quarante ans une voix historique l’a tiré de son &lt;u&gt;hivernement&amp;nbsp;&lt;/u&gt;». Les deux références n’ont guère plu aux Québécois présents à ce discours, parce que le fameux «&amp;nbsp;Vive le Québec libre&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» du général de Gaulle reste assez douloureux pour&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; nombre de Canadiens, y compris Québécois, et d’autre part pour les Canadiens le mot &lt;u&gt;hivernement&lt;/u&gt; rappelle à ceux-ci que le Québec n’a pas toujours connu la prospérité qui est la sienne en ce moment.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Ensuite pour faire bonne mesure, le Premier ministre a ajouté&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Il n’y a qu’une France, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;et c’est elle qui depuis quatre siècles est présente en Amérique&amp;nbsp;». Voilà le type même de déclaration à caractère colonialiste qui généralement déplaît fortement à ceux qui les reçoivent. Elle déplaît d’autant plus que le Québec n’est plus français depuis la fin de la Guerre de Sept Ans en 1763, ce que François Fillon semblait ignorer, et qu’il devint en 1867 l’une des quatre premières provinces de la Confédération Canadienne. Et aujourd’hui encore, malgré plusieurs référendums liés à la souveraineté (1980, 1995), le Québec&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; reste une province canadienne à part entière même si elle a gardé son caractère francophone. Cela François Fillon aurait dû y penser, car&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; pour une fois qu’il pouvait s’exprimer&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; à la place de Nicolas Sarkozy, il s’est comporté avec la même approximation de l’histoire que lui.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;A propos de Nicolas Sarkozy, le monde retient son souffle si l’on en croit ses laudateurs, en France, pour savoir si oui ou non il sera présent à la cérémonie d’ouverture des Jeux de Pékin. Il doit donner sa réponse définitive, nous dit-on, la semaine prochaine à l’occasion du sommet du G8, mais personne ne doute que ce sera &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;OUI. Cela étant, en lisant la presse étrangère je viens de découvrir que le président français ne sera pas le bienvenu à Pékin, contrairement à ce qu’essaient de nous faire croire les médias français. En effet, s’il faut en croire un sondage d’opinion sur internet, relayé par la presse officielle chinoise, 80% des chinois sont hostiles à la venue du président français. Comme quoi, il n’était pas nécessaire de faire du zèle au moment du passage chaotique de la flamme olympique à Paris, ni d’envoyer Messieurs Poncelet ou Raffarin en mission de réconciliation.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;En fait le président français, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;comme je l’ai écrit ici même plusieurs fois à propos de ce sujet, est victime de son inconséquence &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;et &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;pour tout dire de son manque de professionnalisme en politique étrangère… comme ailleurs. Après avoir feint de nombreux atermoiements, il avait fini par se résoudre à aller à Pékin le 8 août, à la condition que le dialogue soit restauré entre le pouvoir central chinois et le Dalaï Lama. Formellement, cela &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;a été le cas et a paru suffisant à nombre de chefs d’Etat ou de gouvernement, par exemple le Premier ministre japonais, Yasuo Fukuda, d’où l’incompréhension et la fureur des dirigeants chinois devant les hésitations officielles de Nicolas Sarkozy.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Loin de moi l’idée de ne pas soutenir une démarche allant vers la recherche d’une solution durable à la question du Tibet, mais Nicolas Sarkozy n’est guère crédible aux yeux du monde sur la question des droits de l’homme, notamment depuis&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; l’épisode de la venue de Mouammar Kadhafi à Paris. Par ailleurs, en tant que président du Conseil de l’Union Européenne, Nicolas Sarkozy ne peut pas ne pas tenir compte du fait que les 27 n’ont pas voulu adopter une position commune sur la présence ou non des Européens à Pékin le 8 août. Dans ce contexte, il était simple pour lui de dire qu’il se rendra à Pékin malgré les réserves qu’il pouvait formuler à titre personnel. C’est ce qu’auraient fait tous ses prédécesseurs.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Résultat, c’est encore une fois en position de faiblesse, que la France et l’Union Européenne seront représentées par Nicolas Sarkozy à Pékin le 8 août même si, n’en doutons pas, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;les dirigeants chinois, comme les autres, sauront faire la différence entre la France et l’UE.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Que dire de plus&amp;nbsp;? Hélas rien, parce que nous sommes en démocratie et que Nicolas Sarkozy et sa majorité sont élus pour cinq longues années. Il reste à s’armer de patience, à préparer l’avenir aussi car les dégâts pour notre pays et ce, à tous les niveaux, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;vont être considérables. La France va sortir de ce quinquennat &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;exsangue financièrement, mais aussi socialement et politiquement et, face à une situation aussi cauchemardesque, on a l’impression que les partis politiques français se sentent impuissants à mettre en place à la fois leur organisation et leurs idées. L’ennui c’est que l’histoire n’attend pas,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; et les citoyens ont besoin de savoir ce que les opposants à Nicolas Sarkozy proposent.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Apparemment, le Parti Socialiste n’est pas dans cette logique, engoncé qu’il est dans ses querelles de personnes, au point d’avoir abandonné la gauche et l’extrême-gauche à l’hyper médiatique Olivier Besancenot. Ensuite, il reste le Mouvement Démocrate de François Bayrou avec un leader incontestable, mais un parti qui n’en finit pas de se mettre en place. J’espère en tant que militant que tout cela sera réglé à l’automne, et qu’à partir de ce moment on pourra de nouveau penser aux choses sérieuses, à savoir dessiner le type de société que nous voulons, affiner notre projet économique et social, et tracer les lignes pour gouverner le pays autrement. Ces sujets sont autrement plus sérieux que les questions de personnes ou de règlement intérieur.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Ouf, la campagne présidentielle américaine peut commencer!</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Michel ESCATAFAL)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 04 Jun 2008 11:28:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1050565&quot; src=&quot;http://michelescatafal.hautetfort.com/media/01/02/13750882.jpg&quot; alt=&quot;1068462588.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1050565&quot; /&gt;Pendant que chez nous en France on cite parmi les informations importantes, une interview de Carla Sarkozy dans le Parisien&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; où elle explique comment elle a rencontré Nicolas Sarkozy, mais aussi les bisbilles pour ne pas dire les enfantillages entre le président de la République et le Premier ministre, &lt;b&gt;aux Etats-Unis Barack Obama vient d’annoncer sa victoire dans les primaires démocrates&lt;/b&gt;. Oh certes les Etats-Unis c’est loin pour nombre de Français, c’est du moins ce que pensent certains médias, certes aussi nous savons bien que ce n’est pas le nouveau président américain qui va régler nos problèmes de pouvoir d’achat, mais &lt;b&gt;compte tenu du poids des Etats-Unis dans l’économie et la diplomatie mondiales, l’élection américaine est un évènement majeur sur notre planète&lt;/b&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;Il va l’être d’autant plus que cette fois les Etats-Unis vont avoir un candidat de couleur, ce qui est en soi une véritable révolution dans un pays qui, il y a 50 ans à peine, assassinait&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Martin Luther King le représentant de la minorité noire.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Cela démontre que, malgré leurs travers, les Américains ont beaucoup évolué depuis cette époque très récente, et sur ce plan ils sont en train de donner une leçon au monde entier, surtout si le candidat Obama devient le président Obama. Evidemment, comme je l’ai déjà dit plusieurs fois sur ce site, il faut employer le conditionnel car même si les années Bush ont été catastrophiques pour les Etats-Unis à tous points de vue, même si le sénateur Mac Cain ressemble comme un frère à Georges Bush quoique certains puissent en dire, &lt;b&gt;il faut attendre les résultats de l’élection d’autant que cette interminable campagne des primaires démocrates laissera à coup sûr des traces.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Interminable et même très dure essentiellement par la faute d’Hillary Clinton qui aura, finalement, commis beaucoup d’erreurs dans cette course à l’investiture, alors que son adversaire aura su éviter toutes les chausse-trappes qui lui ont été tendues au cours des six derniers mois&lt;/b&gt;. Et il y en a eu beaucoup, y compris en provenance parfois de son propre camp. De plus, même s’il lui est arrivé de commettre des erreurs, celles-ci ont été minimes alors que sa concurrente a accumulé les gaffes. Parmi celles-ci, on citera l’évocation de son voyage en Bosnie en 1996 où elle décrivait une arrivée à l’aéroport de Tuzla «&amp;nbsp;sous le feu des snipers&amp;nbsp;», alors que c’était l’endroit le plus calme du pays. Même Nicolas Sarkozy n’a pas osé aller aussi loin pendant sa campagne présidentielle&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;On ajoutera aussi cette phrase étonnante de la part de quelqu’un qui se vante à la fois d’avoir les nerfs solides et une solide expérience de la vie politique&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Le soutien en faveur d’Obama décroît parmi les travailleurs américains, des Américains qui travaillent dur, les Américains blancs&amp;nbsp;». On peut toujours mettre cette répartie sur le compte de la déception de voir l’électorat suivre inexorablement une voie différente de celle qu’elle espérait, mais pareils mots dans la bouche de quelqu’un qui se veut une combattante du droit des minorités ne peuvent que contribuer à semer&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; le doute dans les esprits, même si elle a été bien perçue dans certains milieux qui pour voter théoriquement démocrate n’en sont pas moins très conservateurs.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;En tout cas, la campagne pour l’élection présidentielle va pouvoir enfin commencer&lt;/b&gt;. Cela fait déjà plusieurs mois que le sénateur Mac Cain fait la sienne,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; avec des thèmes connus et archiconnus depuis la première campagne de Georges Bush, et où figurent toujours en bonne place les&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; accents guerriers qui sont la marque de fabrique des néoconservateurs américains. Est-ce que ce sera suffisant pour que les électeurs confient une nouvelle fois les rênes de l’Administration aux Républicains&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Sans doute pas &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;en espérant, comme je le pense, que &lt;b&gt;les Américains choisiront leur président, non pas en fonction de la couleur de sa peau, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;mais en fonction de l’homme et de son programme lequel, notamment celui d'Obama, sera examiné avec une attention toute particulière y compris dans le reste du monde.&lt;/b&gt; Barack Obama semble avoir tous les atouts ou presque pour réussir parce qu’il incarne la nouveauté, parce qu’il dispose aussi d’un charisme exceptionnel qui permet à chaque communauté d’en faire son représentant, parce qu’enfin les Américains en ont sans doute assez d’essuyer des échecs qui rabaissent leur pays à un niveau inconnu depuis le début du 20è siècle.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Cela étant, il faut souhaiter pour le sénateur de l’Illinois que les supporters déçus d’Hillary Clinton ne se laissent pas aller à voter le 4 novembre, par dépit, pour le candidat républicain, dont les idées ne sont parfois pas très éloignées de celles de l’ex-candidate.&lt;/b&gt; C’est la raison pour laquelle nombreux sont les démocrates à souhaiter qu’elle brigue la candidature à la vice-présidence. Mais serait-ce un vrai plus&amp;nbsp;pour Obama? &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;En tout cas dans le camp de ce dernier on est sceptique &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;et cela se comprend car, qu’elle le veuille ou non, Hillary Clinton ne représente nullement «&amp;nbsp;ceux qui veulent faire de la politique autrement&amp;nbsp;», comme nous disons au Mouvement Démocrate.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Démocrates français et italiens, même combat !</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Michel ESCATAFAL)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 23 Apr 2008 12:06:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://michelescatafal.hautetfort.com/media/02/00/116281394.jpg&quot; alt=&quot;1000760359.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-982282&quot; name=&quot;media-982282&quot; /&gt;S’il y a bien un pays pour lequel j’ai beaucoup d’affection, c’est &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;l’Italie. &lt;b&gt;Il est vrai que la France et l’Italie sont liées par des liens affectifs depuis plus de 20 siècles&lt;/b&gt;, c’est-à-dire depuis la conquête de la Gaule par Jules César en 52 avant notre ère. &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Je rappellerais à ce propos, que &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;la Gaule a été avec la Dacie (l’actuelle Roumanie) la province qui s’est le mieux intégrée dans l'Empire romain. Ensuite l’actuelle Italie fera partie intégrante de l’Empire de Charlemagne, sauf dans sa partie la plus méridionale qui appartenait aux byzantins. On n’a pas besoin d’évoquer non plus les liens unissant les deux pays au moment de la Renaissance. Plus tard, l’empereur des Français Napoléon 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; sera aussi roi d’Italie. Enfin, en 1859, Napoléon III (Magenta, Solferino) permettra à l’Italie de se libérer du joug autrichien et de réaliser son unité. Bref, &lt;b&gt;nous formons quasiment le même peuple et nous nous ressemblons beaucoup.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Nous nous ressemblons tellement que nous avons aussi les mêmes défauts, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;notamment sur le plan politique&lt;/b&gt;. Les Italiens comme les Français en 2007, viennent d’en faire la démonstration en ramenant au pouvoir un homme, Silvio Berlusconi, qui semblait complètement discrédité il y a peu. Pourtant son bilan entre 2001 et 2006, comme je l’ai écrit ici même il y a quelques jours, était rien moins que désastreux tant sur le plan institutionnel qu’économique. Cela dit les Italiens ont quand même voté pour lui, et lui ont donné ce qu’ils avaient refusé au professeur Prodi, à savoir une majorité large qui lui garantit théoriquement le pouvoir pour les années à venir. Je dis bien théoriquement et on y reviendra.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Ce retour du Cavaliere à la tête du gouvernement nous fait évidemment penser à l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République en France.&lt;/b&gt; &lt;b&gt;J’ai toujours dit que les deux hommes se ressemblaient comme des jumeaux, la fortune en moins pour Nicolas Sarkozy. &lt;u&gt;Même accents populistes, mêmes mensonges, mêmes non-dits, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;mêmes attitudes antieuropéennes pour masquer leurs échecs, et… mêmes bilans calamiteux après leur passage au pouvoir&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;. Pour faire court, les électeurs français et italiens ont été davantage séduits par un discours à la fois démagogique et ambigu, permettant de fédérer les clientèles les plus diverses, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;plutôt que par un langage de vérité amenant à conduire une politique courageuse, seule susceptible de redresser durablement leur pays.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Autre particularité, Nicolas Sarkozy comme Silvio Berlusconi avaient comme principal rival un leader démocrate, François Bayrou en France et Walter Veltroni en Italie.&lt;/b&gt; Ces deux hommes, autre point commun, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;sont partis très bas pour arriver à un résultat tout à fait honorable lors des élections nationales. Mais la comparaison s’arrête là, car Walter Veltroni &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;a réussi en quelques mois à créer une grande formation de centre gauche capable d’obtenir 33,2% des voix pour le renouvellement de la Chambre des députés, ce qu’évidemment François Bayrou ne pouvait pas faire en France malgré la décomposition du Parti Socialiste.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;En fait, le Parti démocrate italien a réduit à néant ou presque, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;ce qui reste du Parti Communiste et des Verts qui ensemble &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;ont à peine obtenus 3,1% des voix soit trois fois moins qu’en 2006. &lt;strong&gt;Walter Veltroni a fait ce que le Parti Socialiste en France n’a jamais su, ou pu, ou voulu réaliser, à savoir un grand parti de centre gauche, prisonnier qu'il était depuis sa création de son alliance avec le Parti Communiste.&lt;/strong&gt; De ce point de vue, Walter Veltroni a obtenu un succès considérable qui lui assure d’ores et déjà un avenir électoral prometteur. Il a aussi introduit un élément de stabilité dans la vie politique italienne avec un grand parti d’opposition, face à une droite qui ressemble un peu à la nôtre, mis à part que l’UMP semble avoir un peu plus de cohésion parce que le système électoral français l’exige.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Cela étant, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Walter Veltroni&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; semble marcher sur les pas de François Bayrou &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;dans la mesure où ce dernier a fondé toute sa stratégie sur le dépassement du clivage droite-gauche&lt;/b&gt;. &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Si Walter Veltroni a rassemblé sur son nom et son parti un électeur sur trois, c’est parce que son nouveau parti rassemble à la fois le centre démocrate- chrétien et &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;les démocrates de gauche. Quelque part, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;c’est la démonstration que l’on peut faire travailler ensemble des démocrates de tous bords à l’intérieur d’une même formation politique, ce que l’UDF avait réussi à faire à la fin des années 70 chez nous.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;De plus, &lt;b&gt;au moment où le nouveau Parti Démocrate italien fait déjà montre d’une cohésion de bon aloi, Silvio Berlusconi se voit contraint de recadrer sa majorité, une semaine après la victoire aux élections. En effet la Ligue du Nord, parti autonomiste, xénophobe et europhobe, fort de ses 8% des suffrages, présente des exigences qui paraissent déjà démesurées à ses alliés, y compris à Silvio Berlusconi lui-même.&lt;/b&gt; Elle exige la vice-présidence du Conseil ce qui n’est pas rien, au moins en terme d’affichage. Ensuite elle affirme qu’elle sera très vigilante sur la sécurité et le fédéralisme fiscal. Elle le sera d’autant plus que dans les provinces du Nord de la péninsule, ses résultats électoraux dépassent&amp;nbsp;30%.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Ce soutien populaire permet à son leader, Umberto Bossi, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;de parler haut et fort pour exiger des postes, et d’inciter ses amis à en rajouter dans la provocation avec des phrases comme celles-ci destinées aux Tziganes&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Les rats sont plus faciles à chasser que les Roms parce qu’ils sont plus petits&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;. &lt;b&gt;Cela fait froid dans le dos, et&lt;/b&gt; &lt;b&gt;quelque chose nous dit que ce gouvernement de coalition n’a pas une pérennité assurée jusqu’en 2013&lt;/b&gt;. En tout cas, c’est un souhait que je formule très fort, comme je souhaite que les députés français réalisent que notre pays va droit dans le mur sur le plan économique et social, mais aussi sur celui des libertés, s’ils laissent faire Nicolas Sarkozy et son gouvernement jusqu’en 2012. C’est peut-être un vœu pieux, mais sait-on jamais&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Michel&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Escatafal&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Irak, Afghanistan, jusqu'à quand?</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Michel ESCATAFAL)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 20 Mar 2008 09:46:00 +0100</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-912648&quot; src=&quot;http://michelescatafal.hautetfort.com/media/02/00/2133370678.jpg&quot; alt=&quot;1734611374.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-912648&quot; /&gt;Sur ce site j’avais écrit il y a peu, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;que &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;Georges W. Bush aura été le président qui a accumulé le plus d’échecs pendant les deux mandats qu’il a accomplis à la Maison Blanche&lt;/b&gt;. J’en profitais pour souligner au passage, qu’il était extrêmement étonnant qu’un président comme Georges Bush ait pu être réélu après un premier mandat calamiteux. Cela dit Nicolas Sarkozy a bien été élu l’an passé à la présidence de la République, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;en se faisant passer pour un homme neuf, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;alors qu’il avait été pendant quatre ans le numéro deux des &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;précédents gouvernements. Pour autant &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;il reste à espérer pour notre pays que Nicolas Sarkozy n’accumulera pas, avec la même constance que Georges Bush, les échecs et les mauvaises décisions.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Je dis bien il reste à espérer, parce que les premiers mois de Nicolas Sarkozy à l’Elysée ont été dans la lignée des résultats de son ami américain, au point de subir un naufrage électoral aux élections municipales et cantonales dimanche dernier. &lt;b&gt;En tout cas, il est heureux que la France ne soit pas une puissance militaire du niveau de celle des Etats-Unis ou de feu l’Union Soviétique parce que, dans cette hypothèse, il y aurait beaucoup à craindre de la part de notre président de la République&lt;/b&gt;. N’oublions quand même pas que, contre l’avis des militaires de haut rang et sans que le Parlement ait son mot à dire, il n’a de cesse d’envoyer des renforts français en Afghanistan et ce, au moment&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; où plusieurs pays ayant des troupes là-bas veulent se désengager de ce conflit sans fin.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;En fait, à part Nicolas Sarkozy et Georges Bush, tout le monde se pose la question du retrait des troupes guerroyant en Afghanistan et en Irak depuis respectivement 2001 et 2003.&lt;/b&gt; En effet, hier cela faisait &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;cinq ans jour pour jour que les premiers missiles américains tombaient sur Bagdad, et le moins que l’on puisse dire est que le bilan de ce conflit est tout à fait désastreux. Au moins 80000 civils tués depuis le début du conflit, plus quelques dizaines de milliers de militaires dont 4000 Américains. A cela s’ajoute plus de 1500 milliards de dollars dépensés en pure perte, soit l’équivalent de la richesse nationale produite annuellement par un pays comme l’Italie.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Bref, &lt;b&gt;une gabegie financière et plus encore humaine qui déshonore les Etats-Unis et ceux qui les soutiennent&lt;/b&gt;, même si nombreux sont ceux qui en Europe, en Australie et en Amérique s’insurgent contre cette guerre qui fait régner le chaos dans un pays plongé dans un désastre humanitaire sans précédent, au point de faire regretter aux Irakiens l’époque de Saddam Hussein. Quel beau résultat en effet, et quel triste constat pour un président des Etats-Unis qui achève son mandat dans la honte et l’opprobre du monde entier.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;Et en disant cela je pèse mes mots, la meilleure preuve en étant le recul depuis quelques temps de l’usage de la langue anglaise. Il y a quelques années, la moindre interview de la part des correspondants étrangers dans les pays d’Extrême Orient ou encore dans les pays arabes, voire même sud-américains, se faisaient toujours en anglais. Aujourd’hui, cela se fait dans la langue du pays. &lt;b&gt;Manifestement,&lt;/b&gt; &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;Georges W. Bush aura largement contribué à l’affaiblissement durable de la nation dont il est le président, celle-ci ressemblant de plus en plus au «&amp;nbsp;tigre de papier&amp;nbsp;» dont parlait Mao Zedong dans les années 60 et 70.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;L’Irak figure bien entendu au premier rang ou presque des préoccupations électorales des Américains. Je dis bien presque, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;parce que la crise qui frappe des pans entiers de l’économie des Etats-Unis prend de plus en plus d’importance dans l’esprit des Américains, qui sont chaque jour plus nombreux à subir les effets de cette crise. Et pendant ce temps leur pays dépense en Irak des milliards de dollars, qu’il est obligé d’emprunter au monde entier. Comme le dit un des auteurs d’une étude publiée sous l’autorité du Prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz&amp;nbsp;: &lt;b&gt;«&amp;nbsp;Aujourd’hui, le déficit de l’Amérique est tel qu’elle ne peut même plus sauver ses propres banques&amp;nbsp;».&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;A ce propos, les Américains commencent à réaliser que la guerre en Irak n’a pas que des conséquences néfastes sur le plan militaire ou sur les déficits de leur pays. Ils s’aperçoivent notamment que l’augmentation sans fin du prix du pétrole est aussi la résultante de ce conflit, et cela pèse lourdement sur le budget des ménages. C’est la raison pour laquelle, &lt;b&gt;dans le débat électoral qui va occuper les Etats-Unis jusqu’en novembre, la question irakienne va occuper les esprits presque autant que la question économique.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Mais que proposent les trois candidats qui animent, et vont animer, la campagne présidentielle américaine&amp;nbsp;?&lt;/b&gt; En fait, ils ont des propositions assez différentes qui, a priori, nous confortent dans l’idée qu’un démocrate devrait succéder à Georges Bush, compte tenu de l’impopularité de cette guerre. En effet &lt;b&gt;le candidat républicain Mac Cain, vétéran du Vietnam, a déjà affirmé à plusieurs reprises qu’avec lui comme président les Etats-Unis ne se retireront pas d’Irak, allant jusqu’à rendre permanente l’occupation du pays,&amp;nbsp;«&amp;nbsp; cent ans s’il le faut&amp;nbsp;».&lt;/b&gt; Voilà qui a le mérite de la clarté et…qui fait plaisir aux plus excités des défenseurs de la «&amp;nbsp;lutte contre le terrorisme&amp;nbsp;». On imagine qu’il fera de même en Afghanistan. Sur ce point il aura à coup sûr le soutien de notre président de la République, qui a dit le mois dernier quasiment la même chose en parlant&amp;nbsp;«d’une guerre contre le terrorisme, contre le fanatisme,&amp;nbsp;que nous ne pouvons pas et ne devons pas perdre&amp;nbsp;».&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Les deux candidats démocrates sont eux pour le retrait, mais le calendrier n’est pas le même. &lt;b&gt;Hillary Clinton prône un retrait qui commencerait 60 jours après sa prise de fonction, et qui se poursuivrait de manière progressive&lt;/b&gt;. Pendant combien de mois ou d’années&amp;nbsp;? Ce n’est pas précisé dans le programme. &lt;b&gt;En revanche Barack Obama a été beaucoup plus précis&amp;nbsp;: ce serait un retrait de toutes les troupes de combat dans les 16 mois.&lt;/b&gt; Cela voudrait dire qu’il n’y aura plus de combattants américains en Irak en juin 2010, ce qui inquiète quand même les observateurs, ces derniers n’imaginant pas que le pays puisse du jour au lendemain retrouver son calme et son assise, vu l’état de décomposition de la société irakienne après tant d’années de guerre.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;On le voit, &lt;b&gt;les scénarios qui sont envisagés par les trois candidats comportent de multiples incertitudes&lt;/b&gt;, et ce n’est pas une campagne électorale qui va les lever. &lt;b&gt;Même l’hypothèse la plus simpliste, celle de Mac Cain, reste très aléatoire car il est impensable que les Etats-Unis puissent prolonger indéfiniment une aussi coûteuse occupation.&lt;/b&gt; Alors il faut souhaiter que le pire n’arrive pas, et que le désengagement américain se fasse en bon ordre quelle que soit la solution envisagée. Ces paroles sont celles de la sagesse, et vont à l’encontre des affirmations de Georges Bush qui croit encore, ou fait semblant de croire à la victoire des Etats-Unis, alors que de l’avis de tous les observateurs militaires l’armée américaine est à bout de souffle, comme elle l’est aussi en Afghanistan. Et puis dans les deux cas, de quelle victoire pourrait-il s’agir&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Espérons là-aussi, sans trop y croire, que notre président de la République n’ira pas trop loin dans ses idées guerrières. A ce propos Nicolas Sarkozy, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;qui veut faire des réformes d’ordre institutionnel, serait bien inspiré d’abandonner le principe «&amp;nbsp;du domaine réservé&amp;nbsp;» d’un autre âge.&lt;/b&gt; Après tout, la politique étrangère ne saurait être interdite aux représentants du peuple. &lt;b&gt;Alors pourquoi ne pas faire ce que François Bayrou avait proposé pendant la dernière campagne présidentielle, à savoir que chaque année un discours sur l’état du monde soit prononcé par le président de la République, et que cela donne lieu à un débat, et le cas échéant, au vote d’une résolution exprimant les orientations du Parlement.&lt;/b&gt; Voilà une réforme peu coûteuse qui serait une réelle avancée démocratique.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>La Russie ne passera pas dans l'après-Poutine</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Michel ESCATAFAL)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 01 Mar 2008 09:02:00 +0100</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-876929&quot; src=&quot;http://michelescatafal.hautetfort.com/media/00/02/1325357644.jpg&quot; alt=&quot;1558109755.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-876929&quot; /&gt;Il y a un an comme aujourd’hui, nous abordions en France la dernière ligne droite de l’élection présidentielle. Ceux qui comme moi faisaient&amp;nbsp;campagne pour François Bayrou avaient le coeur plein d’espoir parce qu’ils voyaient le leader centriste, comme on disait à l’époque,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; monter dans les sondages. Et de fait nous y avons cru jusqu’au bout, parce que nous nous disions qu’on ne pouvait pas accorder le label du changement à un homme comme Nicolas Sarkozy, au pouvoir avec ses amis depuis 2002. Nous connaissons tous le résultat, et si changement il y a eu dans notre pays, c’est celui dont les Français ne voulaient pas à savoir une dégradation de leur niveau de vie, des cadeaux fiscaux aux plus riches, des options en politique étrangère qui nous ramenaient 50 ans en arrière, et une manière de gouverner où se mêlent le toc, la frime et l’irresponsabilité. Bref, il s’est passé exactement ce que nous écrivions il y a un an, et cela ne nous réjouit pas pour autant.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Demain, il y a une autre élection présidentielle qui compte dans un pays, la Russie, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;à la fois proche du nôtre par l’histoire, mais aussi très éloigné dans sa culture démocratique. Certes en France notre président «&amp;nbsp;bling, bling&amp;nbsp;» manifeste parfois le goût qu’il aurait pour le pouvoir personnel, mais il sait bien que dans notre pays la ligne rouge ne peut pas être franchie impunément,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; sous peine de voir le peuple dans la rue. Cela Nicolas Sarkozy ne l’ignore pas, et il le sait d’autant mieux qu’en France on brûle vite ce que l’on a adoré. En revanche en Russie, cela ne gêne pas grand-monde de voir un président ayant tous les pouvoirs le garder pour longtemps. Il est vrai que la tradition russe est très différente de la tradition française. N’oublions pas que les Romanov ont régné sur le pays&amp;nbsp;de 1613 à 1917 et s’il y a eu aussi une révolution en 1917, celle-ci n’a pas apporté plus de démocratie qu’auparavant, au contraire même.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Donc, le 2 mars 2008, la Russie aura un nouveau président élu pour quatre ans. La seule nouveauté est que cette fois le Czar va changer de trône. En effet, le président en exercice Vladimir Poutine ne peut pas se représenter une troisième fois, parce que la constitution de la Russie l’interdit. Ne voulant pas changer la Constitution à son profit, il a tout simplement décidé de désigner son successeur à la tête de l’Etat, à savoir Dimitri Medvedev l’actuel vice-Premier ministre. Cela signifie que les Russes non seulement connaissent leur futur président, crédité d’environ 70% dans tous les sondages, mais ils connaissent aussi leur prochain Premier Ministre, qui sera Vladimir Poutine. Lequel, si tout se passe comme prévu, redeviendra président en 2012, se représentera en 2016 et sera donc élu jusqu’en 2020. Cela doit faire rêver Nicolas Sarkozy&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Quand on interroge les Russes pour savoir auquel des candidats ils vont accorder leurs suffrages, presque tous répondent&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Poutine, bien sûr&amp;nbsp;!&amp;nbsp;».&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Pour eux, Medvedev c’est le second nom de Poutine (ils apparaissent ensemble sur les affiches électorales), et le vrai responsable du pouvoir en Russie restera Vladimir Poutine.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Celui-ci d’ailleurs ne fait pas mystère de ses intentions, puisqu’il a déjà confirmé à maintes reprises son intention d’assumer «&amp;nbsp; l’autorité exécutive suprême&amp;nbsp;» une fois devenu Premier ministre. Vladimir &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Poutine aura beaucoup plus de pouvoirs que François Fillon, ou plutôt Dimitri Medvedev aura quasiment les mêmes pouvoirs que François Fillon. Toutefois, pour rester dans la comparaison avec la France, la différence entre Nicolas Sarkozy et Vladimir Poutine réside dans le fait que &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;s’il apparaît très hypothétique (heureusement) pour Nicolas Sarkozy d’être réélu en 2012, en revanche la réélection de Vladimir Poutine à cette même date est quasi certaine, sauf si…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Qu’est-ce que cela signifie ce sauf si…&amp;nbsp;? Tout simplement qu’il faudra nécessairement que le Czar, Poutine, se livre dans tous les cas de figure à quelques acrobaties constitutionnelles pour exercer pleinement le pouvoir. Tout d’abord, dans l’état actuel des choses, le Premier ministre ne s’occupe réellement que des dossiers mineurs, mais ne peut en aucun cas exercer la réalité du pouvoir. Donc pour que le Premier ministre puisse exercer ce pouvoir selon les termes de la constitution,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; il faudrait modifier la constitution, mais dans quatre ans il faudra faire le chemin inverse ce qui ne ferait pas très sérieux, notamment aux yeux de l’étranger. Mais qui s’en soucie en Russie&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Cela étant, la constitution existe et Medvedev aura théoriquement les moyens légaux pour contrer Poutine dans ses aspirations.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Après tout en 1999, qui connaissait Poutine quand il fut nommé Premier ministre par Boris Eltsine&amp;nbsp;? Quasiment personne et cela ne l’a pas empêché, en moins d’un an, de devenir le maître absolu et incontesté du Kremlin sachant jouer à la fois sur les sentiments nationalistes des Russes, sur la proximité avec la hiérarchie orthodoxe, et les aspirations des nouveaux hiérarques. De plus, comme le disent de nombreux exégètes de la vie politique russe, le peuple aime les dirigeants forts et lointains. Or Poutine est fort, c’est indiscutable,et il est aussi très lointain pour ne pas dire mystérieux aux yeux du peuple russe. Le Czar cache soigneusement sa vie privée et personne, ou presque, ne connaît son épouse. Bref, c’est vraiment sur ce plan l’anti Sarkozy&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Alors, la question se pose de nouveau&amp;nbsp;: le nouveau président qui devra toute sa carrière à Poutine, aura-t-il l’envie avant d'avoir la force de devenir calife à la place du calife&amp;nbsp;? Et si oui, pourra-t-il mettre à l’écart&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; un homme qui tient pour le moment tout l’appareil du pouvoir, qui a le soutien des puissances d’argent et des médias dirigés par des hommes à lui&amp;nbsp;? A priori, cela paraît impensable et le pronostic général est que, constitution ou pas, Vladimir Poutine continuera d’exercer la réalité du pouvoir et de l’incarner à l’extérieur, pour de longues années encore. Nous en connaissons&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; au moins un qui aimerait être dans la même situation&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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