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        <title>Michel Escatafal</title>
        <description>MOuvement DEMocrate</description>
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                <title>Les raisons de la baisse du pouvoir d’achat</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Michel ESCATAFAL)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 14 May 2008 09:22:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;img name=&quot;media-1014645&quot; src=&quot;http://michelescatafal.hautetfort.com/media/02/00/415215853.jpg&quot; alt=&quot;1382315449.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1014645&quot; /&gt;Depuis plusieurs mois nous entendons sans arrêt parler du thème du pouvoir d’achat dans notre pays, tout cela parce que notre président de la République en a fait l’un de ses chevaux de bataille pendant la campagne présidentielle&lt;/b&gt;. Il faut dire que sa formule&amp;nbsp;consistant à dire qu’il serait «&amp;nbsp;le champion du pouvoir d’achat&amp;nbsp;»&amp;nbsp;avait fait mouche, et avait largement contribué &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;à son élection. Cela&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; démontre que, malgré tout ce que l’on peut dire, le mensonge est payant en période électorale, favorisé il est vrai par la naïveté des électeurs qui, pourtant, ont été régulièrement déçus par tous les faiseurs de miracles qui se sont présentés à leurs suffrages. Passons&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Revenons donc au thème du pouvoir d’achat. Que faudrait-il faire pour pouvoir l’augmenter ou au moins dans la période actuelle le maintenir&amp;nbsp;?&lt;/b&gt; Je ne vais bien sûr pas rentrer&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; dans des détails trop techniques qui, pour être intéressants, n’en seraient pas moins ennuyeux. &lt;b&gt;Tout d’abord, nos gouvernants devraient savoir que pour améliorer le pouvoir d’achat la seule solution serait l’augmentation des salaires.&lt;/b&gt; On peut faire toutes les lois que l’on veut relatives à l’implantation ou pas de grandes surfaces, rien ne remplace les euros supplémentaires sur la feuille de paie. Or depuis des années la compression des salaires est une évidence, au nom nous dit-on de la compétitivité.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Par ailleurs on nous dit aussi que si les salaires suivent la hausse des prix, il y aura inévitablement un surcroît d’inflation, ce que les dirigeants des banques centrales appellent «&amp;nbsp;effets de second tour&amp;nbsp;», c’est-à-dire une transmission de la hausse des prix aux salaires. En revanche si les salaires stagnent, la demande de biens et services sera moindre et les tensions sur les prix seront moins vives. Cependant, on n’a pas besoin d’être un grand économiste pour savoir que la demande n’est pas la seule cause de l’inflation, car il y a aussi la quantité de monnaie qui est offerte, et le taux auquel elle est accessible.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Nous venons de vivre depuis le début des années 90 une période où l’inflation n’était plus un problème. Les économistes faisaient même remarquer que l’on vivait une période exceptionnelle parce que cette faible inflation était combinée avec une politique monétaire extrêmement accommodante&lt;/b&gt;, pour parler comme les banquiers centraux. En clair, cela voulait dire que les taux d’intérêt réels (en tenant compte de l’inflation) étaient dérisoirement bas, ce qui permettait&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; aux entreprises et aux particuliers d’emprunter avec beaucoup de facilité et à bon marché. &lt;b&gt;En théorie tout cela était magnifique, et on donnait aux ménages l’illusion que leur&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; pouvoir d’achat augmentait.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;On connaît la suite avec la demande accrue de matières premières en provenance des pays émergents, plus l’augmentation des besoins dans ces pays, le tout occasionnant dans le monde, y compris dans les pays développés, un net renchérissement des prix. Cette inflation importée, malgré le haut niveau de l’euro, a largement amputé le pouvoir d’achat des salariés. On n’omettra pas également d’évoquer la crise financière, qui a entraîné une forte hausse des taux d’intérêts malgré l’intervention énergique des banques centrales. Bref, la machine qui semblait si bien huilée depuis des années a fini par se dérégler, et elle pourrait l’être durablement.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;En outre, &lt;b&gt;même si Nicolas Sarkozy et le gouvernement, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;qui ne sont pas à une tromperie près, nous font croire le contraire, le chômage reste un problème qui est loin d’être à ranger aux oubliettes.&lt;/b&gt; En effet &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;si les statistiques baissent, en partie grâce aux nombreux départs en retraite, les licenciements restent nombreux. &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;De plus la précarité s’accroît, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;ce qui atténue la portée de cette décrue. &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Dans ce contexte les salaires ne peuvent pas progresser. Par exemple,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; avec dix candidats se présentant &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;pour une offre d’emploi en &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;CDD de 3&amp;nbsp;ou 6 mois, le salaire sera forcément celui qui est imposé au départ par l’employeur.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Ensuite, outre l’augmentation des prix dont nous avons parlé précédemment, il y a aussi la diminution des prestations offertes ou le renchérissement de ces prestations&lt;/b&gt;. Quand le prix des carburants s’envole, on peut toujours dire qu’il suffit de laisser sa voiture plus souvent au garage comme l’a fait allègrement Madame Lagarde, la ministre des Finances, qui a une voiture de fonction. En revanche, on est bien obligé de chauffer son logement en hiver. Le gaz pour ne citer que lui a subi trois augmentations en moins d’un an (+10%). Quand on ferme des écoles dans certains villages, quand on supprime des lignes de chemin de fer, des hôpitaux dans les petites villes, ce sont les utilisateurs qui doivent compenser et cela a un coût. On pourrait multiplier les exemples. &lt;b&gt;Le service public par essence est un supplément de pouvoir d’achat là où il existe et contribue à le diminuer là où il est supprimé. C’est curieux, cela personne ne le dit et pourtant c’est tellement évident.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Dans le même ordre d’idées, quand on diminue les impôts pour les plus riches, c’est autant d’argent qui ne rentre pas dans les caisses de l’Etat et qui interdit, par exemple, d’alléger les charges qui frappent les salariés&lt;/b&gt;. Pourquoi les salariés qui travaillent au Luxembourg gagnent davantage à travail égal qu’en Lorraine&amp;nbsp;? Parce que les charges sur les salaires sont moins élevées. Pourquoi ne fait-on pas la même chose en France&amp;nbsp;? Parce que l’Etat français&amp;nbsp;multiplie les déficits de tous ordres, ce qui ne lui laisse aucune marge de manœuvre.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Il faut donc que les Français ne se laissent plus abuser par tout ce qui est dit par nos gouvernants, mais aussi par l’opposition parlementaire,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; sur le pouvoir d’achat&lt;b&gt;. Pour pouvoir donner du pouvoir d’achat sans conséquences inflationnistes, il faut augmenter les salaires sans que cela coûte plus cher.&lt;/b&gt; &lt;b&gt;Mais pour pouvoir le faire, il faut avoir des finances publiques saines donc un budget en excédent ou au minimum en équilibre. C’est pour cela que François Bayrou a fait de la réduction de la dette et de l’équilibre budgétaire son cheval de bataille&lt;/b&gt;. C’est moins porteur électoralement que des slogans du type&amp;nbsp;«&amp;nbsp;travailler plus pour gagner plus&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;je serai le champion du pouvoir d’achat&amp;nbsp;», mais c’est plus réaliste et surtout plus raisonnable. Dommage que les Français ne l’aient pas compris. Espérons quand même qu’ils auront retenu la leçon.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Ah les réformes...!</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Michel ESCATAFAL)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 12 May 2008 11:08:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;img src=&quot;http://michelescatafal.hautetfort.com/media/00/02/904408882.jpg&quot; alt=&quot;341772881.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1011019&quot; name=&quot;media-1011019&quot; /&gt;Cette semaine devrait être une semaine sociale agitée avec plusieurs grèves touchant la fonction publique et notamment l’enseignement&lt;/b&gt;. &lt;b&gt;Cela va nous valoir d’entendre parler pour la énième fois du mot «&amp;nbsp;réforme&amp;nbsp;».&lt;/b&gt; Nos gouvernants, au pouvoir depuis un an, n’ont que ce mot à la bouche en essayant de nous convaincre ou de se convaincre que les Français souhaitent «&amp;nbsp;que l’on continue les réformes&amp;nbsp;». Ils ont même été jusqu’à dire que la défaite aux élections municipales était due au fait que «&amp;nbsp;les réformes n’allaient pas assez vite&amp;nbsp;».&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Nous n’allons pas revenir sur ces élections qui sont déjà rangées au rang des oubliettes pour le gouvernement, mais plutôt voir ce que signifient &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;réellement les &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;mots réforme et réformer. &lt;b&gt;Réformer, cela veut dire changer, corriger, innover, modifier ou transformer. Avec des réformes, effectivement, on peut transformer la société.&lt;/b&gt; Et si celle-ci doit être transformée, cela doit se faire au bénéfice de tous, et non à celui de quelques uns&lt;b&gt;. C’est ce qu’on a essayé de faire entre 1976 et 1981, mais aussi entre 1981 et 1983.&lt;/b&gt; On ne s’y est peut-être pas toujours pris comme il eut fallu qu’on le fît, notamment entre 1981 et 1983, mais on a essayé de faire bouger les choses pour que ceux qui travaillent bénéficient en partie des fruits de leur travail.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Aujourd’hui, tel n’est pas le cas. Tout est fait pour que cette transformation de la société se fasse au profit exclusif de quelques uns&lt;/b&gt;, comme en Angleterre&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ou aux Etats-Unis, au point même que des grands capitalistes comme Claude Bébéar s’inquiètent de voir la recherche de profits sans rapport avec la réalité économique, «&amp;nbsp;tuer le capitalisme&amp;nbsp;». La formule est exagérée et Claude Bébéar le sait bien, car le capitalisme est encore loin de sa mort, mais si un grand patron manifeste cette inquiétude c’est qu’au fond de lui-même il sent bien que les excès du capitalisme sont ses pires ennemis. D’ailleurs, &lt;b&gt;nombreux sont ceux qui commencent à se poser des questions sur les énormes profits réalisés par de nombreuses firmes multinationales, avec les non moins énormes salaires de leurs dirigeants et ce d’autant plus, que la rigueur salariale est le maître mot de ces dirigeants.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;Comment en effet est-il possible pour ces derniers de s’attribuer une rémunération de 7, 8 ou 10 millions d’euros par an, alors que le salarié moyen va toucher entre 15 et 20000 euros. Et encore avec 20000 euros annuels, beaucoup diront que cette personne est bien payée.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;b&gt;Il y a peu encore, entre le salaire d’un PDG d’une grande entreprise et le salaire d’un secrétaire-comptable&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; il y avait un rapport allant de 1 à 20&lt;/b&gt;, et c’était loin d’être le cas dans toutes les grandes sociétés, car c’était souvent moins. &lt;b&gt;De nos jours, ce rapport est passé de 1 à 500 voire même plus ce qui est tout simplement scandaleux, pour ne pas dire honteux pour ceux qui en bénéficient&lt;/b&gt;. &lt;b&gt;Cependant, ce sont ces gens-là qui bénéficient plus que tous autres &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;des réformes mises en œuvre par Nicolas Sarkozy et ses amis.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Cela étant, comment pourrait-il en être autrement avec un président de la République qui admire et envie les riches, ne pense qu’à travers l’argent&amp;nbsp;? La soirée du Fouquet’s, l’escapade à Malte sur le yacht de Vincent Bolloré, ont été les exemples emblématiques de cette frénésie de vivre et de paraître riche. Certains à sa place pourraient avoir ce type de sentiments, mais refuseraient de le montrer comme le font souvent les vrais riches, c’est-à-dire ceux qui ont toujours vécu de cette manière. Nicolas Sarkozy au contraire, n’ayant jamais gagné beaucoup d’argent par lui-même, assume ce désir d’accumulation échevelée de numéraires. Ainsi il pourra se payer les plus belles voitures, les plus belles montres… C’est quand même une première dans l’histoire de notre République&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;Cela dit, revenons &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;à mon propos initial sur les mots réforme ou réformer. &lt;b&gt;Nous avons vu que réformer c’est transformer, mais c’est aussi &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;corriger. Hélas, cette correction se fait toujours dans le même sens.&lt;/b&gt; Là se situe le problème quand on ne fait pas partie des quelques privilégiés qui bénéficient par exemple du bouclier fiscal, ce qui va leur permettre de payer moins d’impôt sur la fortune. L’ennui c’est que ceux-là sont une infime minorité de la population, alors que tous les autres vont au contraire payer davantage… pour des prestations inférieures. Si seulement il fallait donner plus pour avoir plus, ce serait un moindre mal. Non, &lt;b&gt;c’est donner &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;plus pour avoir toujours moins, alors que les milliers de privilégiés dont je parlais donnent moins pour avoir beaucoup plus. Les réformes en cours, je le répète, c’est cela et rien d’autre.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Comment s’étonner dans ces conditions que ce que l’on appelait autrefois la classe moyenne se réduise chaque année, chaque mois, un peu plus.&lt;/b&gt; Cette classe sociale était jusqu’au début des années 90 &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;une force de cohésion pour le pays. Elle n’était pas riche au vrai sens du terme, mais elle vivait convenablement et elle pouvait aider ses enfants à s’élever dans la société en leur permettant de faire de longues études. Elle pouvait compter aussi sur le soutien de l’Etat pour l’aider. Les organismes sociaux et les fonds qui leur étaient attribués participaient de cet effort. Bref, la société toute entière était mobilisée et l’ascenseur social fonctionnait tant bien que mal.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;De nos jours ce n’est plus le cas. &lt;b&gt;Toutes les soi-disant réformes de Nicolas Sarkozy vont dans le sens d’une solidarité réduite à néant&lt;/b&gt;. Si on veut se soigner, il faut payer davantage. Si on veut voir ses enfants faire des études, il faut se débrouiller pour trouver les ressources nécessaires avec pour solution faire un prêt auprès d’une banque pour financer ces études, à condition toutefois que la banque accorde le prêt. Tout cela débouchant sur un emploi, vers l’âge de 25 ans, le plus souvent sous-payé et sans grandes perspectives de promotion. Enfin plus que tout, &lt;b&gt;il y a la précarité institutionnalisée pour le plus grand plaisir du patronat&lt;/b&gt;. Le gouvernement veut libérer l’emploi, mais au seul profit des entreprises, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;et non pour redonner du pouvoir d’achat aux salariés. On s’en serait douté&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;L’emploi libéré c’est aussi pour un employé, un technicien, un ingénieur l’obligation d’être souple, d’accepter de faire des heures supplémentaires si, et seulement si, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;l’entreprise l’estime nécessaire, d’être sans cesse dans l’obligation de se remettre en question pour…voir souvent cette même entreprise délocaliser ou restructurer ses activités&lt;/b&gt;. Bien évidemment &lt;b&gt;en disant cela je mets à part les petites PME&lt;/b&gt;, dont les dirigeants sont souvent les premières victimes de cette transformation de la société. Eux se battent pour maintenir l’emploi dans leur village ou leur petite ville mais eux, personne ne les écoute parce qu’ils n’ont ni puissance, ni richesse.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Il n’y a pas si longtemps, un peu plus d’une vingtaine d’années, la majorité des Français ne se faisait aucun souci pour son avenir professionnel, ni même pour l’avenir de ses enfants. Aujourd’hui, tout le monde (ou presque) s’inquiète&lt;/b&gt; &lt;b&gt;car tout ce qui était garanti ou acquis plus ou moins formellement est en train de se réduire à néant, au nom de la modernité et du réalisme économique&lt;/b&gt;. Les caisses de l’Etat sont vides disent en cœur nos gouvernants, mais qui les a vidées ? Et pourtant depuis quelques années, l’Etat n’a jamais été aussi peu présent là où le besoin s’en fait sentir, et en plus cette tendance va s’accentuer avec les réformes.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Ah réformer&amp;nbsp;! &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Quelle hypocrisie pour faire avaler aux Français la lente décomposition de leur modèle social avec les effets pervers que cela engendre pour les chômeurs, les retraités, les salariés, les malades etc. Espérons que les Français comprendront, le moment venu, vers quels abîmes les conduit cette politique ô combien inégalitaire. Espérons aussi qu’ils réaliseront que le Mouvement Démocrate est sans aucun doute la seule formation politique capable avec son projet d’allier croissance et solidarité.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Il y a 27 ans, le 10 mai 1981...</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Michel ESCATAFAL)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 10 May 2008 11:12:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Il y a vingt sept ans comme aujourd’hui, la gauche prenait le pouvoir en France&lt;/b&gt;. Ce fut un évènement considérable dans notre pays qui, soi-disant, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;venait «&amp;nbsp;de passer de l’ombre à la lumière&amp;nbsp;» (Jack Lang). &lt;b&gt;Cela étant, c’est un anniversaire qu’on ne fête plus depuis bien longtemps, tellement la gauche semble être passée en mode &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;autodestruction en même temps qu’elle perdait&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ses idées.&lt;/b&gt; Et s’il le fallait, pour bien montrer que la gauche en France est bien morte de sa belle mort, ses dirigeants les plus révolutionnaires ont pour principal adversaire non pas le pouvoir actuel, mais d’abord le Parti Socialiste, tout cela évidemment au nom de l’idéologie. &lt;b&gt;C’est la raison pour laquelle, les idées de droite ont encore sans doute de très beaux jours devant elles.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;J’espère simplement me tromper en disant cela, car je maintiens que la seule alternative crédible à la vacuité des propositions faites par les uns et les autres est la nôtre, celle du Mouvement Démocrate&lt;/b&gt; à condition, toutefois, de mettre toute notre énergie à promouvoir notre projet. &lt;b&gt;Certains vont me trouver bien optimiste, mais après tout qui aurait pensé il y a moins de deux ans que le futur président des Etats-Unis pourrait être &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;un homme de couleur&amp;nbsp;?&lt;/b&gt; Bien sûr Barack Obama n’est pas encore président, mais pour peu que le clan d’Hillary Clinton joue le jeu du Parti Démocrate, c’est une possibilité pour ne pas dire une probabilité sérieuse compte tenu des effets désastreux pour l’Amérique des huit années de présidence Bush, donc républicaine. &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;L’Amérique, en effet, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;est devenue en moins d’une décennie un colosse au pied d’argile&lt;/b&gt;. Depuis 2001, ce pays n’a cessé de guerroyer ou d’entretenir des conflits à travers le monde avec les résultats que l’on connaît, notamment en Irak et en Afghanistan. Mais l’influence américaine s’est aussi énormément amoindrie sur le plan économique, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;au point de voir sa monnaie devenir le principal problème dans le monde capitaliste pour la première fois depuis un siècle, c’est-à-dire depuis le moment où le dollar avait supplanté la livre sterling. D’ici une vingtaine d’années, peut-être moins, l’euro et même le yuan parleront d’égal à égal avec la monnaie de l’Oncle Sam.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;Même la langue anglaise subit le contrecoup de la perte d’influence de l’Amérique dans le monde tel que l’a voulu Georges Bush. C’est tout cela qui nous fait dire que les électeurs américains pourraient très bien choisir le sénateur noir de l’Illinois, d’autant que ses positions en politique étrangère paraissent autrement &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;plus raisonnables que celles de Mac Cain qui, pour reprendre ce que disait Barack Obama cette semaine, «&amp;nbsp;ne ferait que remplir le troisième mandat de la présidence Bush&amp;nbsp;&lt;b&gt;». Je ne pense pas, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;et je n’imagine pas, le peuple américain assez sot ou assez naïf pour retarder de quatre ans une alternance devenue indispensable.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Elle l’est d’autant plus que le monde évolue très vite avec la montée en puissance des pays émergents, au premier rang desquels la Chine, mais aussi l’Inde et…la Russie&lt;/b&gt;. Deux de ces trois pays ne sont pas démocratiques et sont dirigés d’une main de fer par des hommes ou des partis nationalistes, quelle que soit l’appellation qui leur est donnée. La Chine est devenue plus que jamais incontournable sur le double plan militaire et économique.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; La Chine dispose de réserves de change énormes (1650 milliards de dollars), elle est devenue &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;l’usine du monde développé, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;et son armée n’est pas en reste. Elle dispose d’un siège au Conseil de sécurité de l’ONU et, à ce titre, elle peut décider de ce que la communauté internationale peut faire ou ne pas faire dans tel ou tel pays.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;On l’a vu à propos du Darfour, mais aussi de la Corée du Nord, de l’Iran ou de la Birmanie. &lt;b&gt;La Chine forte de 1,3 milliards d’habitants est déjà presque une superpuissance, et se comporte comme telle.&lt;/b&gt; Son influence dans le monde croît à une vitesse inimaginable il ya seulement dix ans, que ce soit en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Dans nombre de pays, le chinois est devenu incontournable à l’université. Bref &lt;b&gt;la Chine est déjà un géant à la fois économique et politique, même si elle doit réussir les ajustements sociaux et environnementaux que lui impose une croissance exceptionnelle, génératrice d’inégalités sociales et régionales.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;La Russie aussi doit faire face à ces défis, car comme la Chine elle veut peser sur les affaires du monde&lt;/b&gt;. Les Russes n’oublient pas qu’il y a moins de vingt ans, du temps de feu l’URSS, elle était une des deux superpuissances avec les Etats-Unis. Elle a dû pendant quelques années ravaler ses ambitions avec l’éclatement de l’Union Soviétique, et la mise en place d’un nouveau modèle politique et économique. Mais finalement son évolution politique n’a pas été très importante. Certes, il n’y a plus officiellement de parti unique, mais dans les faits c’est le cas. On l’a vu clairement au moment de la dernière élection présidentielle avec les dispositions prises par Vladimir Poutine pour rester le maître du pouvoir. Car ce dernier veut profiter pleinement du fait que la Russie retrouve son rang de grande puissance sur la scène internationale.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;Certes, la Russie a contre elle d’avoir une population faible (142 millions d’habitants)&lt;/b&gt; par rapport &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;à la Chine, l’Inde, l’Union Européenne ou les Etats-Unis, &lt;b&gt;mais son sous-sol (dont une bonne partie est encore à explorer) &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;recèle un formidable réservoir de matières premières et sa situation géographique privilégiée, à la fois en Europe et en Asie, lui permet d’être déjà le fournisseur attitré de plusieurs grandes zones économiques&lt;/b&gt;. La Russie fournit à l’Europe, pour ne citer qu’elle, 40% de ses besoins en gaz et pétrole et 50% de son uranium. Cette emprise mondiale sur les matières premières, avec des cours qui ne cessent de s’apprécier, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;lui permet de développer son économie vers la haute technologie, par exemple les nanotechnologies, et d’envisager de restructurer son armée, seul moyen aux yeux de Vladimir Poutine pour que la Russie retrouve son prestige.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Tout cela nous éloigne de notre propos initial et de l’anniversaire du 10 mai 1981. Mais cela démontre aussi que le monde a beaucoup évolué depuis cette époque.&lt;/b&gt; De nos jours l’idéologie a perdu de son importance, car il n’y a plus d’opposition au modèle capitaliste quelle que soit sa forme, capitalisme d’Etat comme en Chine ou en Russie, ou capitalisme des sociétés multinationales. &lt;b&gt;Entre ces deux formes de capitalisme, la différence sur le plan politique apparaît énorme, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;avec d’une part une conception autocratique de la société et de l’autre une conception démocratique. Mais est-ce bien le cas&amp;nbsp;?&lt;/b&gt; C’est curieux, en posant cette question j’ai l’impression de me retrouver dans les débats que nous avions quand j’étais étudiant, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;en mai 1968. &lt;b&gt;Finalement le monde n’a pas tellement changé depuis 40 ans&amp;nbsp;: simplement nous avons perdu nos illusions.&lt;/b&gt; Raison de plus pour inverser cette tendance, même si pour le moment cela peut paraître utopique.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Il devient pathétique !</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Michel ESCATAFAL)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 08 May 2008 10:23:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;img name=&quot;media-1005056&quot; src=&quot;http://michelescatafal.hautetfort.com/media/01/02/1627127604.jpg&quot; alt=&quot;1895814530.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1005056&quot; /&gt;Ce matin en écoutant la radio, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;j’ai entendu qu'hier&amp;nbsp;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Nicolas Sarkozy s’en était &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;pris &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;violemment &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;à Jacques Chirac au cours d’une réunion avec les députés UMP&lt;/b&gt;. Cela devient obsessionnel, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;et s’il continue notre minuscule président va finir par faire regretter Chirac qui, reconnaissons-le, avait au moins maintenu une certaine indépendance de la France en matière de politique étrangère. &lt;b&gt;Mais Jacques Chirac n’a pas été le seul à subir les foudres du président de la République. Celui-ci &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;s’en est pris aussi à Dominique de Villepin, il fallait s’en douter, et … à plusieurs journaux qui ont l’outrecuidance de ne pas applaudir béatement &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;à toutes ses décisions politiques&lt;/b&gt;. Toutefois, certains font toujours preuve de la même complaisance à l’égard de Nicolas Sarkozy, Paris-Match par exemple, puisqu’il &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;paraît que sa nouvelle épouse &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;a été partie prenante du reportage marquant le premier anniversaire de l’arrivée à l’Elysée de notre président. On croit rêver&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Le malheur, c’est que nous ne rêvons pas. &lt;b&gt;C’est bien Nicolas Sarkozy qui est &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;président de la République pour quatre ans encore et, comme je le dis souvent ici-même, il y a de quoi être inquiet, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;pour ne pas dire plus, quant aux résultats de sa politique à horizon 2012.&lt;/b&gt; D’ailleurs nous ne sommes pas les seuls à l’être, car la Commission européenne l’est autant que nous en ce qui concerne notamment les finances publiques. &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;A ce propos, en réponse à plusieurs courriels m’accusant de faire de l’antisarkozysme primaire, je voudrais préciser que je ne me réjouis nullement d’avoir eu raison dès le mois de juin à propos des méfaits de la politique économique et sociale de Nicolas Sarkozy car ce sont les Français, et les plus vulnérables d’entre eux en premier, qui en subissent les conséquences.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Dans tous les domaines le fiasco est total&lt;/b&gt;. Encore hier le ministre des Affaires étrangères, ce pauvre Bernard Kouchner, s’est fait surprendre en flagrant délit d’ignorance sur France Inter quand il a dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: black; font-family: 'Arial','sans-serif'&quot;&gt;il y a un gros livre de (l’organisation de défense des droits de l’Homme) Human Rights Watch qui paraît tous les ans pour faire l’état des droits de l’Homme dans le monde&amp;nbsp;: la Tunisie n’y figure même plus&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;Or la Tunisie figure bien encore dans ce livre. L’ennui, c’est que ce type de couac est monnaie courante avec &lt;b&gt;ce gouvernement qui, à quelques exceptions près (Nathalie Kociusko-Morizet, Alain Joyandet), &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;est composé de gens pour le moins incompétents dans les fonctions qu’ils occupent.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;Dans ces conditions, il n’est pas &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;étonnant que certains organes de presse aient envisagé pour François Fillon une reconversion à la tête... de la Fédération Internationale Automobile&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;, quand il aura quitté ses fonctions de Premier ministre. C’était bien sûr une plaisanterie ou un simple fantasme de notre Premier ministre, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;car &lt;b&gt;en tant qu’amateur de sport automobile, je ne veux surtout pas voir Monsieur Fillon président de la FIA&lt;/b&gt;. Cela dit, quitte à avoir un poste, il le vaudrait mieux là qu’à Matignon car les responsabilités ne sont pas tout à fait les mêmes. Malgré tout, je pense quand même à la sécurité des pilotes, à celle des spectateurs etc.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;Trêve de plaisanterie, on aura quand même tout vu en très peu de temps avec Nicolas Sarkozy au pouvoir&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;. Pour une rupture, c’en est une même si ce n’est pas celle &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;que nous souhaitions. &lt;b&gt;Il y a un an, nous entendions des phrases du genre&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je serai le président du pouvoir d’achat&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;je serai le président des droits de l’homme&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;je nommerai les plus compétents&amp;nbsp;» etc. Tout cela aujourd’hui appartient au passé, mais pas pour tout le monde&lt;/b&gt; et c’est pour cela que contrairement à ce que pensent de nombreux observateurs, Nicolas Sarkozy ne peut pas rebondir.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;Rappelons-nous ce qui s’est passé avec Jacques Chirac et sa fameuse «&amp;nbsp;fracture sociale&amp;nbsp;». Elle l’a aidé à être président de la République, mais elle a plombé tout le reste de son temps à l’Elysée&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;. Et il n’y aura pas à chaque élection un épouvantail nommé Le Pen pour faire illusion quelque temps encore. &lt;b&gt;Nicolas &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Sarkozy a tellement promis qu’il a suscité de l’espoir jusque dans les pays africains.&lt;/b&gt; Les démocrates africains &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;comptaient beaucoup sur lui pour faire avancer les droits de l’homme dans des pays traditionnellement très proches de la France.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;b&gt;Ils espéraient, naïvement, qu’il resterait quelque chose des fortes paroles prononcées par un homme à qui rien ne semblait résister. Ils espéraient…&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;A présent, comme la grande majorité des Français, ils sont déçus et se sentent floués, trahis par un homme qui s’est servi d’eux pour arriver au pouvoir&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; C’est ce qui explique l’ampleur du rejet que suscite toute action ou initiative prise par Nicolas Sarkozy. &lt;b&gt;Il y a, au mieux&amp;nbsp;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;de la méfiance dans tout ce qu’il entreprend, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;et cela se ressent aussi dans les relations internationales. Heureusement que notre pays est protégé par son appartenance à l’Union Européenne et à la Zone euro&lt;/b&gt;, ce qui limite les dégâts d’une politique aussi désastreuse. &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;Quelle merveilleuse idée ont eu les pères fondateurs de l’Europe, et que ne l’ont-ils eu auparavant&amp;nbsp;?&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Un an déjà, mais surtout encore quatre ans!</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Michel ESCATAFAL)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 06 May 2008 09:26:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je ne vais pas faire aujourd'hui ce que tout le monde fait, à savoir consacrer mon billet à l'anniversaire de l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy. Tout d'abord parce que je maintiens que ce fut la plus grande erreur que les électeurs français aient pu faire depuis l'instauration du suffrage universel dans notre pays. Si je devais faire une comparaison, cela rappelle l'élection à la présidence de la République de Louis-Napoléon Bonaparte en 1848. Espérons que nous ne sommes pas partis pour un règne de 22 ans ! Ensuite parce que dans le monde il y a d'autres nouvelles qui méritent beaucoup plus de considération.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Parmi celles-ci il y a l'ouragan qui a dévasté la Birmanie avec sans doute la mort de 10.000 persnnes et beaucoup plus de sans-abris. C'est une catastrophe humanitaire majeure, une de plus dans un continent et un pays qui n'avaient pas besoin de ça. A ce propos, on retiendra que la France a envoyé une aide d'urgence de 200.000 euros, soit à peu près le prix d'un appartement à Nîmes ou à Avignon. C'est aussi cela la France de Nicolas Sarkozy! Certes je veux bien que, comme le disent nos gouvernants, les caisses soient vides, mais tout de même il y a des limites à ne pas franchir, d'autant que Bernard Kouchner est prêt à se rendre là-bas.&amp;nbsp;Reconnaissons que l'argent dépensé pour ce déplacement serait beaucoup plus utile s'il était envoyé pour l'aide aux sinistrés.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Dans un tout autre ordre d'idées, et c'est beaucoup moins dramatique,&amp;nbsp;il commence à y avoir en Europe une prise de conscience concernant les salaires et impôts payés par les personnes les plus riches des pays qui composent l'Union Européenne, plus particulièrement en Zone euro. Après la publication sur internet de la feuille d'impôts de tous les contribuables italiens par le ministère des Finances, publication qui a fait grand bruit, il y a en Allemagne un consensus qui se dégage pour que les entreprises qui versent des salaires, primes et dividendes énormes à leurs dirigeants soient pénalisées fiscalement. Il s'agit en effet de limiter à un million d'euros la déduction des revenus et des primes des grands patrons sur les impôts des entreprises. Au delà de cette limite, ils ne seraient déductibles qu'à 50%.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;C'est sans doute une bonne nouvelle pour le fisc allemand, même si nous savons bien qu'une grande offensive va être lancé par les intéressés en invoquant la liberté liée à la valeur du travail. J'ai même lu quelque part qu'un grand patron allemand en faisait une &quot;question de justice sociale&quot;. Cela rappelle ce que disait François Fillon à propos des régimes spéciaux de retraite, indiquant que &quot;c'était l'injustice la plus criante&quot;. Décidément le gouvernement français est bien sur la même longueur d'ondes que le patronat allemand ou français ou autre.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En France, et je terminerai là-dessus, le gouvernement veut essayer de récupérer quelque argent frais sur les multiples niches dans lesquelles se sont engouffrés les contribuables les plus riches. Le problème est qu'au-delà des belles paroles, cela concerne essentiellement des gens qui soutiennent Nicolas Sarkozy et ses amis. Dans ces conditions, gageons que cette &quot;chasse au gaspi&quot; va représenter peu de choses, et qu'elle va toucher les niches les plus faciles à atteindre, c'est-à-dire celles dans lesquelles &quot;il n'y a pas un chien méchant qui sommeille&quot; pour parler comme Jacques Chirac. Il est vrai qu'il est tellement plus facile de traquer les chômeurs qui refusent un travail à moins de trente kilomètres de chez eux. C'est cela la gouvernance de Nicolas Sarkozy et ses amis. Et dire qu'il y en a encore pour quatre ans !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Michel Escatafal&lt;/p&gt; 
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