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        <title>Michel Escatafal - histoire_politique</title>
        <description>MOuvement DEMocrate</description>
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                <title>Comment on devient président de la République</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Michel ESCATAFAL)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 17 May 2008 11:32:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Aujourd’hui nous allons une nouvelle fois parler de Nicolas Sarkozy, une fois de plus, mais pour souligner ce qui pose problème chez lui, et nous en profiterons pour nous projeter sur l’avenir de notre mouvement.&lt;/b&gt; Nous n’évoquerons pas ses résultats économiques, ni les autres parce qu’il y aurait beaucoup à dire et nous avons déjà beaucoup écrit là-dessus. Quand on soutient une femme ou un homme politique, on ne sera jamais d’accord avec celui&amp;nbsp;qui n’a pas voté pour la personne en question, et ne votera jamais pour elle. En revanche, ce qui est plus intéressant ce sont les motivations qui animent les électeurs au moment du vote.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;Ici même, j’ai souvent parlé du peu de goût qu’ont les électeurs quand on leur parle d’économie. Le commerce extérieur, la réduction de la dette n’ont jamais été des sujets électoralement porteurs pour les Français. Ces milliards d‘euros que véhiculent ces sujets sont sans doute trop importants pour que cela puisse être un argument électoral. D’ailleurs si cela avait été le cas, jamais Valéry Giscard d’Estaing n’aurait été battu en 1981 et Raymond Barre aurait été élu président de la République en 1988. Non &lt;b&gt;le ressort de ceux qui votent est bien différent&amp;nbsp;: ils ont un besoin irrépressible &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;de croire aux promesses et aux bonnes paroles qui leur sont délivrées.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;Prenons le cas du premier président de la République élu au suffrage universel, Louis-Napoléon Bonaparte. Il savait certes &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;que le nom qu’il portait pouvait l’aider, mais ce n’est pas le plus important. Ce qui l’est &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;davantage, c’est ce que sa mère (la reine Hortense), experte dans la méthode qu’il faut suivre pour tromper une nation, n’a cessé de lui inculquer&amp;nbsp;: elle évoquait notamment «un art des princes consistant à faire miroiter des phrases de manière à ce que par un phénomène d’optique&amp;nbsp;elles fassent voir aux peuples &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;tout ce qui lui plaît&amp;nbsp;». Elle ajoutait ensuite&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Tous les moyens de régner sont bons. &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Aux yeux des hommes qui sont crédules, on est grand en n’avouant aucune faute et en rejetant, comme le faisait Napoléon, ses torts sur autrui&amp;nbsp;». &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Des principes aussi immoraux &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;permettent effectivement à un homme (ou une femme) politique ambitieux de poursuivre avec opiniâtreté la réalisation de ses espérances et cet individu, totalement indifférent au choix des moyens, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;ne regardera que le but offert à ses convoitises. Cela donnera des phrases de ce style&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je resterai toujours fidèle aux devoirs que m’imposeront vos suffrages&amp;nbsp;». &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;«&amp;nbsp;Quand on a l’honneur d’être à la tête du peuple français, il y a un moyen infaillible de faire le bien&amp;nbsp;: c’est de le vouloir&amp;nbsp;». «&amp;nbsp;Soyons les hommes d’un pays, non les hommes d’un parti&amp;nbsp;» etc.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Tout cela était signé Louis-Napoléon Bonaparte, mais ces quelques phrases ne diffèrent en rien de ce que promettait le candidat Sarkozy. Quant à ses actes, ils sont dans la lignée de ce que la reine Hortense enseignait à son fils. Il suffit de voir la manière qu’a le président de la République de livrer &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;en pâture à l’opinion tous ceux qui s’opposent à sa politique ou qui refusent ses réformes. Cela va d’une certaine presse aux &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;titulaires des régimes spéciaux, l’injustice la plus criante aux yeux du président et de son Premier ministre, ou aux enseignants qui n’acceptent pas de voir leurs effectifs réduits de 45000 personnes en trois ans. Il faut effectivement toujours rejeter ses torts sur autrui. D’ailleurs, hier, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;c’est tout juste si le président de la République n’a pas dit que les déficits de la France sont créés par Bruxelles.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Cela étant, même si les Français sont déçus, même s’ils sont convaincus qu’on leur a menti, qu’on a fait des promesses intenables, rien ne dit que Nicolas Sarkozy ne sera pas réélu en 2012&lt;/b&gt;. &lt;b&gt;Je ne le souhaite évidemment pas, mais il y a trop d’exemples prouvant que les électeurs ont la mémoire courte.&lt;/b&gt; Sans remonter cette fois jusqu’à Louis-Napoléon Bonaparte, car l’opinion avait pour excuse d’être peu ou pas informée, il suffit quand même de se rappeler que Jacques Chirac avait été deux fois Premier ministre, avec chaque fois un bilan peu convaincant, avant d’être élu deux fois président de la République. Nicolas Sarkozy lui-même n’avait rien d’un homme neuf l’année dernière, et pourtant il a réussi comme François Mitterrand en 1981 à incarner la nouveauté.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;A l’étranger on n’est pas en reste. Tony Blair aux dernières élections britanniques, bien qu’impopulaire à cause de son engagement dans la guerre en Irak, a réussi à l’emporter pour la troisième fois. Idem pour Silvio Berlusconi en Italie et pourtant l’Italie n’a pas à se féliciter de son action passée. Enfin aux Etats-Unis, combien d’Américains ont dit très rapidement à propos de Georges Bush&amp;nbsp;«&amp;nbsp;plus que quatre ans&amp;nbsp;», et il a été réélu malgré un bilan catastrophique à tout point de vue...qui n’a fait que s’aggraver. Pour autant qui pourrait affirmer avec certitude que Georges Bush, par l’intermédiaire de Mac Cain, ne fera pas un troisième mandat&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;C’est pour cela que nous, militants du Mouvement Démocrate, devons impérativement réfléchir sur ce que nous allons faire au cours des prochains mois.&lt;/b&gt; De grâce, ne passons pas trop de temps à nous occuper de l’organisation du parti, même si c'est important, car ce temps est précieux avec l’année prochaine les élections européennes. &lt;b&gt;Faisons en sorte que nous présentions des candidats neufs, prêts à porter sans ambiguïté les couleurs du MoDem. Cela vaut aussi pour les élections régionales qui vont suivre.&lt;/b&gt; Il y en a assez de voir des gens proposés au suffrage des électeurs parce qu’ils ont fait une carrière à la télévision ou dans l’armée. &lt;b&gt;Il faut que François Bayrou s’entoure de gens qui ont des convictions et qui sont prêts à le suivre dans sa conquête du pouvoir, même si elle devait s’avérer difficile et gageons qu’elle le sera, car nous ne savons pas faire dans la démagogie.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;N’oublions pas que si François Bayrou avait été élu président de la République, il y aurait au gouvernement une grande partie des élus qui l’ont quitté dès le soir du second tour de l’élection présidentielle&lt;/b&gt;. Et il est probable que parmi ceux qui se sont dévoués pour porter les couleurs du MoDem aux élections législatives de juin 2007, bien peu aurait eu l’investiture du parti. Alors que François Bayrou et son bureau politique réfléchisse bien à cette question des investitures, &lt;u&gt;&lt;strong&gt;sous peine d’ajouter un peu plus à la confusion des électeurs qui ont voté pour lui.&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt; S’ils lui ont apporté leurs suffrages c’est pour faire de la politique autrement, et non pour mettre ou remettre en place des politiciens qui, comme le disait le général de Gaulle, devraient être au rencart.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Il y a 27 ans, le 10 mai 1981...</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Michel ESCATAFAL)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 10 May 2008 11:12:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Il y a vingt sept ans comme aujourd’hui, la gauche prenait le pouvoir en France&lt;/b&gt;. Ce fut un évènement considérable dans notre pays qui, soi-disant, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;venait «&amp;nbsp;de passer de l’ombre à la lumière&amp;nbsp;» (Jack Lang). &lt;b&gt;Cela étant, c’est un anniversaire qu’on ne fête plus depuis bien longtemps, tellement la gauche semble être passée en mode &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;autodestruction en même temps qu’elle perdait&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ses idées.&lt;/b&gt; Et s’il le fallait, pour bien montrer que la gauche en France est bien morte de sa belle mort, ses dirigeants les plus révolutionnaires ont pour principal adversaire non pas le pouvoir actuel, mais d’abord le Parti Socialiste, tout cela évidemment au nom de l’idéologie. &lt;b&gt;C’est la raison pour laquelle, les idées de droite ont encore sans doute de très beaux jours devant elles.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;J’espère simplement me tromper en disant cela, car je maintiens que la seule alternative crédible à la vacuité des propositions faites par les uns et les autres est la nôtre, celle du Mouvement Démocrate&lt;/b&gt; à condition, toutefois, de mettre toute notre énergie à promouvoir notre projet. &lt;b&gt;Certains vont me trouver bien optimiste, mais après tout qui aurait pensé il y a moins de deux ans que le futur président des Etats-Unis pourrait être &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;un homme de couleur&amp;nbsp;?&lt;/b&gt; Bien sûr Barack Obama n’est pas encore président, mais pour peu que le clan d’Hillary Clinton joue le jeu du Parti Démocrate, c’est une possibilité pour ne pas dire une probabilité sérieuse compte tenu des effets désastreux pour l’Amérique des huit années de présidence Bush, donc républicaine. &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;L’Amérique, en effet, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;est devenue en moins d’une décennie un colosse au pied d’argile&lt;/b&gt;. Depuis 2001, ce pays n’a cessé de guerroyer ou d’entretenir des conflits à travers le monde avec les résultats que l’on connaît, notamment en Irak et en Afghanistan. Mais l’influence américaine s’est aussi énormément amoindrie sur le plan économique, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;au point de voir sa monnaie devenir le principal problème dans le monde capitaliste pour la première fois depuis un siècle, c’est-à-dire depuis le moment où le dollar avait supplanté la livre sterling. D’ici une vingtaine d’années, peut-être moins, l’euro et même le yuan parleront d’égal à égal avec la monnaie de l’Oncle Sam.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;Même la langue anglaise subit le contrecoup de la perte d’influence de l’Amérique dans le monde tel que l’a voulu Georges Bush. C’est tout cela qui nous fait dire que les électeurs américains pourraient très bien choisir le sénateur noir de l’Illinois, d’autant que ses positions en politique étrangère paraissent autrement &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;plus raisonnables que celles de Mac Cain qui, pour reprendre ce que disait Barack Obama cette semaine, «&amp;nbsp;ne ferait que remplir le troisième mandat de la présidence Bush&amp;nbsp;&lt;b&gt;». Je ne pense pas, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;et je n’imagine pas, le peuple américain assez sot ou assez naïf pour retarder de quatre ans une alternance devenue indispensable.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Elle l’est d’autant plus que le monde évolue très vite avec la montée en puissance des pays émergents, au premier rang desquels la Chine, mais aussi l’Inde et…la Russie&lt;/b&gt;. Deux de ces trois pays ne sont pas démocratiques et sont dirigés d’une main de fer par des hommes ou des partis nationalistes, quelle que soit l’appellation qui leur est donnée. La Chine est devenue plus que jamais incontournable sur le double plan militaire et économique.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; La Chine dispose de réserves de change énormes (1650 milliards de dollars), elle est devenue &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;l’usine du monde développé, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;et son armée n’est pas en reste. Elle dispose d’un siège au Conseil de sécurité de l’ONU et, à ce titre, elle peut décider de ce que la communauté internationale peut faire ou ne pas faire dans tel ou tel pays.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;On l’a vu à propos du Darfour, mais aussi de la Corée du Nord, de l’Iran ou de la Birmanie. &lt;b&gt;La Chine forte de 1,3 milliards d’habitants est déjà presque une superpuissance, et se comporte comme telle.&lt;/b&gt; Son influence dans le monde croît à une vitesse inimaginable il ya seulement dix ans, que ce soit en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Dans nombre de pays, le chinois est devenu incontournable à l’université. Bref &lt;b&gt;la Chine est déjà un géant à la fois économique et politique, même si elle doit réussir les ajustements sociaux et environnementaux que lui impose une croissance exceptionnelle, génératrice d’inégalités sociales et régionales.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;La Russie aussi doit faire face à ces défis, car comme la Chine elle veut peser sur les affaires du monde&lt;/b&gt;. Les Russes n’oublient pas qu’il y a moins de vingt ans, du temps de feu l’URSS, elle était une des deux superpuissances avec les Etats-Unis. Elle a dû pendant quelques années ravaler ses ambitions avec l’éclatement de l’Union Soviétique, et la mise en place d’un nouveau modèle politique et économique. Mais finalement son évolution politique n’a pas été très importante. Certes, il n’y a plus officiellement de parti unique, mais dans les faits c’est le cas. On l’a vu clairement au moment de la dernière élection présidentielle avec les dispositions prises par Vladimir Poutine pour rester le maître du pouvoir. Car ce dernier veut profiter pleinement du fait que la Russie retrouve son rang de grande puissance sur la scène internationale.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;Certes, la Russie a contre elle d’avoir une population faible (142 millions d’habitants)&lt;/b&gt; par rapport &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;à la Chine, l’Inde, l’Union Européenne ou les Etats-Unis, &lt;b&gt;mais son sous-sol (dont une bonne partie est encore à explorer) &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;recèle un formidable réservoir de matières premières et sa situation géographique privilégiée, à la fois en Europe et en Asie, lui permet d’être déjà le fournisseur attitré de plusieurs grandes zones économiques&lt;/b&gt;. La Russie fournit à l’Europe, pour ne citer qu’elle, 40% de ses besoins en gaz et pétrole et 50% de son uranium. Cette emprise mondiale sur les matières premières, avec des cours qui ne cessent de s’apprécier, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;lui permet de développer son économie vers la haute technologie, par exemple les nanotechnologies, et d’envisager de restructurer son armée, seul moyen aux yeux de Vladimir Poutine pour que la Russie retrouve son prestige.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Tout cela nous éloigne de notre propos initial et de l’anniversaire du 10 mai 1981. Mais cela démontre aussi que le monde a beaucoup évolué depuis cette époque.&lt;/b&gt; De nos jours l’idéologie a perdu de son importance, car il n’y a plus d’opposition au modèle capitaliste quelle que soit sa forme, capitalisme d’Etat comme en Chine ou en Russie, ou capitalisme des sociétés multinationales. &lt;b&gt;Entre ces deux formes de capitalisme, la différence sur le plan politique apparaît énorme, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;avec d’une part une conception autocratique de la société et de l’autre une conception démocratique. Mais est-ce bien le cas&amp;nbsp;?&lt;/b&gt; C’est curieux, en posant cette question j’ai l’impression de me retrouver dans les débats que nous avions quand j’étais étudiant, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;en mai 1968. &lt;b&gt;Finalement le monde n’a pas tellement changé depuis 40 ans&amp;nbsp;: simplement nous avons perdu nos illusions.&lt;/b&gt; Raison de plus pour inverser cette tendance, même si pour le moment cela peut paraître utopique.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Les électeurs ont la mémoire courte</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Michel ESCATAFAL)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 12 Apr 2008 07:37:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-955332&quot; src=&quot;http://michelescatafal.hautetfort.com/media/01/02/223115641.jpg&quot; alt=&quot;1561525937.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-955332&quot; /&gt;Parmi les énigmes du suffrage universel ou de l’imagerie populaire quand celui-ci n’existait pas, il y a le fait que l’on ne se souvient que&amp;nbsp;rarement, pour ne pas dire jamais, des moments difficiles que l’on a vécus sous la domination ou le pouvoir d’un monarque. Dans le même ordre d’idées, cela se &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;vérifie systématiquement quand un personnage connu vient à mourir. A ce moment-là, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;ce ne sont que compliments qui s’abattent sur lui, y compris venant de ses plus irréductibles adversaires ou ennemis. C’est &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;encore&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; plus le cas quand c’est un homme politique, parce que la légende côtoie l’histoire de très près et même le plus souvent la surpasse.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Bref, les gens ont une mémoire très sélective.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;En lisant des textes de l’époque du Second Empire, on est très surpris de voir à quel point la légende napoléonienne a contribué à l’élection de Louis Napoléon Bonaparte à la présidence de la République en 1848, et ensuite à l’instauration du Second Empire. A ce propos Hyppolite Magen, historien des deux empires français écrivait ceci&amp;nbsp;: &quot;&amp;nbsp;J’ai resserré ce que l’histoire raconte longuement du premier et du second Empire. Puissent mes deux véridiques récits contribuer à l’anéantissement de cette légende napoléonienne&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; que le mensonge créa et que, pour notre malheur, l’ignorante crédulité du peuple a laissé subsister trop longtemps&quot;&amp;nbsp;! Pour un républicain, les mots vis-à-vis du peuple sont quand même très durs.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Cela étant on pouvait le comprendre vu le contexte de l’époque, car il ne faut pas oublier que ces phrases ont été écrites peu de temps après le désastre de Sedan (1 et 2 septembre 1870), &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;qui allait permettre à la Prusse de s’approprier l’Alsace et la Moselle quelques mois plus tard. Encore une fois l’Empire laissait une France amputée de deux territoires importants, même si quelques années plus tôt (en 1860) la France avait récupéré la Savoie et Nice. En revanche le bilan du Premier Empire était beaucoup plus catastrophique, tant sur le plan humain que sur le plan territorial. La République avait en effet donné à la France vingt-six nouveaux départements, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;avec une population de plus de huit millions sept cent mille habitants, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;que le premier Empire lui fit perdre après avoir causé la mort de cinq millions d’hommes.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Par la suite, malgré ce bilan extrêmement négatif, notre pays continuera à nourrir la légende napoléonienne sous toutes ses formes, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;au point de faire de Napoléon 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; le Français le plus connu et peut-être même le plus vénéré dans l’inconscient populaire. On ne voit que sa grandeur, que son génie militaire, mais plus personne ou presque ne se rappelle le dictateur qu’il fut. Il en est presque de même de Napoléon III, surnommé &lt;span&gt;&amp;nbsp;&quot;&lt;/span&gt;le Petit&quot; par Victor Hugo lui-même fasciné par l’image de Napoléon 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;, même si son bilan global fut un peu moins négatif parce que le second Empire reste une époque qui a permis à la France de profiter en partie des progrès de la révolution industrielle.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Ce long préambule historique nous amène tout naturellement à évoquer un passé plus récent. Qui n’est pas gaulliste aujourd’hui&amp;nbsp;? A peu près personne, ce qui est beaucoup plus mérité que pour les deux Napoléon, car le général de Gaulle a été celui qui a permis à la France de rester debout à une époque où ses dirigeants voulaient qu’elle se couchât. On peut même considérer qu’il a sauvé deux fois notre pays, car la situation en 1958 était très difficile en pleine période de décolonisation, avec notamment la crise algérienne &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;que le général était sans doute le seul à pouvoir résoudre.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Là aussi &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;comme pour chaque grand personnage la légende a&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; fait son œuvre, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;au point d’avoir éclipsé tous les gouvernants de notre pays qui ont participé à son redressement après 1945. En parlant de légende,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; on évoque plutôt de nos jours le mot communication. Cette dernière en effet est devenue depuis une trentaine d’années &quot;la reine des batailles&quot;, notamment grâce à la télévision. Tout le monde se souvient du fameux, &quot;Monsieur Mitterrand vous n’avez pas le monopole du cœur&quot; de Valéry Giscard d’Estaing lors de son premier face à face présidentiel en 1974. Curieusement malgré un très bon bilan, VGE&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; fut battu par François Mitterrand lors de l’élection présidentielle suivante en 1981, grâce surtout à une excellente campagne de communication du leader socialiste.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Ce bon bilan du septennat de Valéry Giscard d’Estaing était dû principalement à l’action de Raymond Barre, dont la plupart des observateurs soulignaient les compétences et les qualités d’homme d’Etat. Cela dit, malgré des résultats sur les plans économique et social, entre 1976 et 1981, nettement supérieurs à ceux qu’avaient obtenus en leur temps&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ses opposants à l’élection présidentielle de 1988 (Jacques Chirac et François Mitterrand), Raymond Barre n’arriva qu’en troisième position cette année là et fut éliminé du second tour.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Il est vrai que la démagogie et les promesses en l’air n’étaient pas le fort de l’ancien Premier ministre. Sans promettre du sang et des larmes, il s’efforçait toujours de dire la vérité aux Français, contrairement à beaucoup d’autres qui n’ont pas ce courage, Nicolas Sarkozy en tête. Plus démagogue que lui, il n’y a pas, mais il a été élu président de la République, et même si je souhaite le contraire, il sera encore redoutable lors de la prochaine échéance présidentielle.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Cela étant,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; la France n’a pas l’exclusivité de ce type de comportement. L’Italie pourrait en apporter la preuve dès dimanche lors des élections générales, car si l’on en croit les sondages elle pourrait se retrouver pour la troisième fois avec Silvio Berlusconi à la tête du gouvernement. Et pourtant le bilan du Cavaliere, comme on l’appelle dans la péninsule, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;a été rien moins que désastreux entre 2001 et 2006. Outre le fait que pendant cette période le revenu par habitant n’avait jamais autant reculé depuis la fin de la 2è guerre mondiale, les déficits ont explosé à des niveaux tout à fait vertigineux, très éloignés des critères de Maastricht. Et pourtant que de promesses avaient été faites&amp;nbsp;! Cela nous rappelle point par point le scénario que nous vivons en France depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Et bien malgré tout cela, et même s’il n’a plus rien à proposer sauf à s’attaquer une nouvelle fois aux magistrats et aux institutions, Silvio Berlusconi a de fortes chances d’obtenir de nouveau la majorité au Parlement, y compris au Sénat. Pourtant face à lui il y a un homme, Walter Veltroni, qui a su faire preuve à la fois de pragmatisme, surtout venant d’un ancien communiste, mais aussi de beaucoup de cran en créant un parti réformiste de centre gauche, le Parti Démocrate, prêt à gouverner seul le pays.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Ainsi, en cas de&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; victoire, Walter Veltroni pourra disposer d’une vraie majorité à la place de l’improbable coalition avec laquelle a été obligé de composer Romano Prodi, ce qui ne l’a pas empêché de ramener les déficits publics à des niveaux beaucoup plus raisonnables. Mais il lui a manqué du temps pour réformer en profondeur l’Italie, et surtout pour éviter que le fossé des inégalités se creuse &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;entre le Nord riche et prospère et le Sud plutôt pauvre, inégalités dont jouent Silvio Berlusconi et ses amis.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;En conclusion, il faut espérer que le peuple italien fasse preuve dimanche et lundi de bon sens,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; et ne ramène pas au pouvoir Silvio Berlusconi, Gianfranco Fini et autres Humberto Bossi. Ce serait le signe que nos amis transalpins ont cessé de croire aux chimères que leur distille depuis des années le milliardaire populiste. Ce serait aussi la preuve qu’ils ont réalisé qu’il n’y a pas de fatalité du déclin pour l’Italie, à la condition d’accepter de faire les efforts nécessaires pour engager le pays sur la voie de la croissance et de la solidarité, comme nous disons au Mouvement Démocrate.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Et puis, Silvio Berlusconi écarté du pouvoir, ce serait aussi un message d’espoir pour nous Français&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Le président de la République et le Premier ministre</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Michel ESCATAFAL)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 08 Mar 2008 09:35:00 +0100</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;img name=&quot;media-890608&quot; src=&quot;http://michelescatafal.hautetfort.com/media/01/00/1605182795.jpg&quot; alt=&quot;710258959.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-890608&quot; /&gt;Les élections municipales arrivent au terme de leur campagne de 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; tour, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;et tout le monde pressent une défaite du parti majoritaire, l’UMP. En fait la seule inconnue réside dans l’ampleur de cette défaite,&lt;/b&gt; même si nombre d’observateurs prédisent quelle sera sévère. Dans ce cas, elle sera à la mesure des promesses, non tenues, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;qui auront été faites par le candidat à l’élection présidentielle Sarkozy. D’ailleurs comment aurait-il pu en être autrement&amp;nbsp;? Peut-on sérieusement diminuer les impôts et réduire les déficits avec une croissance inférieure à 2%&amp;nbsp;? Poser la question, c’est y répondre.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Par ailleurs, &lt;b&gt;les Français vont montrer aussi au président de la République que son style de gouvernement ne leur convient pas, ce dont l’intéressé semble avoir pris acte, mais jusqu’à quand&amp;nbsp;? &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;Dans sa dernière interview au Figaro, il a fait preuve de plus de retenue que d’habitude évitant les annonces spectaculaires et les images chocs, d’où ce sentiment «&amp;nbsp;de platitude&amp;nbsp;» évoqué par les sondeurs. Et oui, le problème pour Nicolas Sarkozy est qu’il ne peut pas impunément changer de style, à force d’avoir forcé le trait pendant des années, sous peine de donner l’impression de n’être plus lui-même.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;En outre, &lt;b&gt;il ne peut pas s’appuyer sur son Premier ministre soit pour corriger son image, soit tout simplement pour gouverner différemment, car François Fillon semble tout à fait heureux de se cantonner dans son rôle de collaborateur discret, même s’il refuse le terme de collaborateur&lt;/b&gt;. Et pourtant, il n’est rien d’autre qu’un collaborateur, une sorte d’adjoint qui sert de relais entre la direction et son équipe. D’ailleurs &lt;b&gt;les Français, qui ne sont pas toujours à une contradiction près, le placent haut dans les sondages précisément parce qu’il ne fait rien&lt;/b&gt;, ce qui est (presque) sans précédent dans l’histoire de la Vè République.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Essayons donc de faire un peu d’histoire depuis 1958, en précisant tout d’abord que &lt;b&gt;la Constitution de 1958 était mi-présidentielle, mi-parlementaire&lt;/b&gt;. D’ailleurs comme je l’ai souvent souligné ici, pendant les premières années de la Vè République &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;jusqu’au référendum de 1962, instaurant l’élection du président de la République au suffrage universel, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;le général de Gaulle s’est comporté comme un chef d’Etat parlementaire. &lt;b&gt;Michel Debré a lui-même reconnu que durant les trois années où il fut Premier ministre, le président de la République lui laissa conduire librement les affaires intérieures du pays,&lt;/b&gt; conformément à la lettre de la Constitution de 1958.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;La réforme de 1962 va permettre au président de la République de modifier substantiellement le fonctionnement du régime, et de concentrer à l’Elysée les divers moyens du pouvoir.&lt;/b&gt; Cette concentration sera d’autant plus facilitée, que les élections législatives de novembre 1962 allaient donner au général de Gaulle une majorité parlementaire nette et homogène. En fait, on était déjà dans la situation que nous connaissons aujourd’hui, sauf que le président de la République s’appelait Charles de Gaulle et que le Premier ministre était Georges Pompidou.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Si je rappelle le nom des ces deux hommes, c’est précisément parce que &lt;b&gt;ce sont quand même les hommes qui font en partie la fonction&lt;/b&gt;. Georges Pompidou fut en effet loin d’être ce Premier ministre falot, type Fillon, en qui certains voyaient au moment de sa nomination un simple faire-valoir du général de Gaulle. Les faits ont largement démontré le contraire au point qu’en 1968, de Gaulle décida le remplacement de Georges Pompidou, qui finissait par lui porter ombrage, par Maurice Couve de Murville.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Une fois élu à son tour président de la République en 1969, et fort du soutien de la majorité parlementaire pléthorique issue des urnes en 1968, Georges Pompidou allait confirmer le présidentialisme qui s’était développé avec le général de Gaulle&lt;/b&gt;. &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Et lui aussi allait céder à la tentation de se séparer de son &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Premier ministre, Jacques Chaban-Delmas, devenu trop populaire à ses yeux et surtout trop réformiste par rapport aux idées de Georges Pompidou. Avec Pierre Messmer &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;qui ne souhaitait pas mener une politique autonome, le président Pompidou allait gérer plus directement l’action gouvernementale.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Valéry Giscard d’Estaing, élu en 1974 après la mort de Georges Pompidou, allait dans un premier temps se comporter lui-aussi comme un véritable chef de gouvernement. De fait cela aboutit très vite à un conflit avec son Premier ministre de l’époque, Jacques Chirac, ce qui permit à ce dernier de démissionner avec fracas en août 1976.&lt;/b&gt; Il est vrai que cette démission tombait bien pour les deux hommes, la situation économique de notre pays, confronté au premier choc pétrolier, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;étant devenue désastreuse. &lt;b&gt;Cela permis à l’un, Jacques Chirac, de préserver l’avenir et à l’autre, Valéry Giscard d’Estaing, d’appeler au poste de Premier ministre &lt;u&gt;Raymond Barre qui sera, sans aucune contestation possible, le meilleur Premier ministre de toute l’histoire de la Vè République.&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;François Mitterrand élu en 1981, renouera avec la tendance amorcée par Georges Pompidou et la renforcera&lt;/b&gt;. A cette époque le Premier ministre, Pierre Mauroy, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;aura surtout un rôle de relais auprès des organisations syndicales pour mettre en œuvre les réformes décidées par la présidence de la République. Cela étant, même si son poids politique était fort, faute sans doute des compétences nécessaires, il ne saura pas arrêter les dérives en termes de finances publiques que cette politique produisait.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Bien entendu, &lt;b&gt;nous ne parlerons pas des périodes de cohabitation où la nomination du Premier ministre est imposée &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;par le suffrage universel, et où tout à fait normalement la République redevient en grande partie parlementaire.&lt;/b&gt; Ce fut le cas entre 1986 et 1988, puis 1993-1995, et enfin entre 1997 et 2002. Entre temps, il n’y aura eu réellement qu’un seul Premier ministre qui aura marqué son époque, Michel Rocard. Ce dernier lui aussi très populaire, sera renvoyé sans ménagement en mai 1991 sans jamais avoir été désavoué par la majorité parlementaire, ce qui permettra à François Mitterrand de nommer pour la première fois une femme au poste de Premier ministre, Edith Cresson. Cette dernière ne laissera pas pour autant un souvenir impérissable.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Jacques Chirac, une fois &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;président de la République, essaiera lui aussi d’élargir au maximum sa sphère d’intervention&lt;/b&gt;. &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Je dis bien essaiera, parce qu’entre une dissolution manquée et une présidence entre 2002 et 2007 où son adversaire le plus farouche, Nicolas Sarkozy, était au gouvernement, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;ses pouvoirs ont quand même été largement limités. &lt;b&gt;Et nous en arrivons à la période actuelle, avec ce couple improbable à la tête de l’exécutif formé par Nicolas Sarkozy et François Fillon&lt;/b&gt;. Les &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;deux hommes qui sont très dissemblables &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;avaient &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;en fait un &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;seul point commun, leur farouche opposition à Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy parce qu’il voulait prendre sa place et François Fillon parce qu’il ne faisait plus partie du gouvernement. Rien que de l’idéologie&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Aujourd’hui, le président de la République est très impopulaire et, curieusement, le Premier ministre serait très populaire&lt;/b&gt;. C’est du moins ce que disent les instituts de sondage. &lt;b&gt;Il faut quand même se méfier car les Français ne sont pas dupes. Ils savent bien que ce n’est pas François Fillon qui gouverne, et ils se doutent aussi que l’actuel Premier ministre n’a pas les moyens de l’ambition que certains lui prêtent, à savoir penser à la présidentielle&lt;/b&gt;. Nicolas Sarkozy a beaucoup de défauts, mais tout le monde lui reconnaît, comme pour Jacques Chirac, une grande capacité à mener victorieusement un combat électoral à enjeu national. On imagine mal François Fillon dans ce rôle.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Cela veut dire qu’à coup sûr, pour François Bayrou, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;l’homme à battre à la prochaine échéance présidentielle sera encore Nicolas Sarkozy&lt;/b&gt; et ce, quel que soient les résultats des élections à venir. Cependant, il serait quand même bon que le peuple français commence à marquer sa défiance vis-à-vis du pouvoir actuel dès demain, à l’occasion des élections municipales et cantonales. &lt;b&gt;Si les Français veulent réellement le changement, ils doivent voter pour les candidats soutenus par le Mouvement Démocrate&lt;/b&gt;. Nos candidats ont l’élan et la volonté pour gouverner autrement. &lt;strong&gt;Ils sont le plus souvent sans mandat, mais ils ont des idées fortes qu’ils sont prêts à mettre en œuvre pour peu qu’on leur fasse confiance&lt;/strong&gt;. Comment peut-on être à la fois maire, conseiller général, député, président de communauté d’agglomération etc.&amp;nbsp;? &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Absurde&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Il est très difficile d’aller au terme d’un mandat de président de la République</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Michel ESCATAFAL)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 16 Feb 2008 06:35:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;img name=&quot;media-848624&quot; src=&quot;http://michelescatafal.hautetfort.com/media/00/01/f7c05b398dd1880462d2e887816b5f2b.jpg&quot; alt=&quot;721927aa15f66c12014081b31654993c.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-848624&quot; /&gt;En lisant çà et là ce qui se dit en se moment sur le président de la République, beaucoup s’interrogent pour savoir s’il ira au bout de son quinquennat&lt;/b&gt;. Pour ma part, j’ai du mal à croire qu’il puisse quitter ses fonctions avant le terme de son mandat, mais sait-on jamais au train où vont les choses. &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;En tout cas, &lt;b&gt;si l’on regarde de près l’histoire des présidents de la République, on s’aperçoit qu’il y en a beaucoup plus qui n’ont pas fini leur mandat que le contraire.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;En effet sur les 22 présidents qui ont précédé Nicolas Sarkozy à l’Elysée, 13 ont quitté leur fonction avant le terme fixé.&lt;/b&gt; Certains ont démissionné par devoir, d'autres parce que désavoués ou en désaccord avec&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; la Chambre ou le peuple, quelques uns sont morts de maladie ou ont été assassinés. Donc s’il démissionnait, Nicolas Sarkozy se trouverait en bonne compagnie sur la liste de ceux qui n’ont pas achevé leur mandat.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le premier d’entre eux est Adolphe Thiers&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;(image ci-contre)&lt;/em&gt;, porté au pouvoir par les élections du 8 février 1871 et qui, après avoir failli être renversé, reçut du Parlement la magistrature suprême le 31 août 1871 et ce, pour une durée de trois ans. En réalité&lt;b&gt;, il exerça ses fonctions moins de deux ans, jusqu’au 24 mai 1873&lt;/b&gt;. Il venait tout juste de conclure une nouvelle convention avec les Allemands, réglant la totalité de l’énorme indemnité de guerre, ce qui assurait la libération du territoire et le départ des troupes d’occupation, mais &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;il échoua tout de suite après dans sa tentative de faire reconnaître législativement la République, ce qui entraîna sa démission.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Le maréchal de Mac Mahon, duc de Magenta, lui succéda&lt;/b&gt;. De tendance légitimiste, il s’est vu confier le pouvoir pour dix ans par l’Assemblée, celle-ci de tendance plutôt monarchiste voulant rendre possible une éventuelle restauration. Mac Mahon fit savoir qu’il se contenterait de 7 ans, ce qui deviendra la règle jusqu’en 2002. En réalité, il ne fera pas sept ans car &lt;b&gt;face à une majorité républicaine importante issue des élections du 5 janvier &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;1879, il ne disposait plus d’aucun pouvoir et en tira les conséquences en démissionnant le 30 janvier 1879.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Il sera remplacé le jour même par Jules Grévy&lt;/b&gt; qui sera dans un premier temps considéré comme un intérimaire. En fait il sera président de la République pendant presque 9 ans, du 30 janvier 1879 au 2 décembre 1887. &lt;b&gt;Il démissionnera contraint et forcé au début de son second septennat, suite à un ultimatum du Parlement en raison des agissements douteux de son gendre Daniel Wilson.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Pour lui succéder il fallait donc un homme qui ne put prêter à aucun soupçon et Clémenceau proposa &lt;b&gt;Sadi Carnot, petit-fils de l’organisateur de la victoire sous la première République&lt;/b&gt;. Il rétablit le prestige de la fonction de président de la République, mais au cours d’une des nombreuses visites qu’il fit dans les principales villes de province française, &lt;b&gt;il tomba sous le coup de poignard d’un anarchiste italien le 24 juin 1894&lt;/b&gt;, geste considéré comme une vengeance à l’encontre du président qui avait refusé de gracier, peu avant, des anarchistes condamnés à mort.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Le septennat suivant ne dura que 7 mois. L’Assemblée ne souhaitant pas élire une personnalité trop marquante, se tourna vers Casimir Perier, homme assez falot mais à la situation de fortune brillante héritée de sa famille&lt;/b&gt;. Son élection ne l’enchanta pas et l’on rapporta à l’époque que le lendemain du vote il fondit en larmes en déclarant&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«je suis prisonnier». Il ne le restera pas longtemps, car à la suite d’un débat sur les grandes compagnies de chemin de fer, &lt;b&gt;se sentant totalement désavoué, il donna sa démission le 16 janvier 1895.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Son remplaçant Félix Faure&lt;/b&gt; aurait en revanche honoré son mandat jusqu’au bout, voire même plus, compte tenu de la haute idée qu’il se faisait de sa fonction, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;et qu’il manifesta&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; notamment dans les relations internationales. Ce fils d’artisan qui avait bien réussi dans les affaires avait pris goût aux fastes et aux ors de la République, et &lt;b&gt;il est vraisemblable qu’il aurait fait un mandat supplémentaire si la mort n’était intervenue à l'Elysée même (le 16 février 1889), alors qu’il était en galante compagnie&lt;/b&gt;. Cette aventure évidemment n’était pas de nature à relever le prestige de la présidence de la République.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Après quelques septennats qui allèrent enfin à leur terme entre&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; 1899 et 1920, &lt;b&gt;la malédiction sembla de nouveau s’abattre sur l’Elysée avec la présidence de Paul Deschanel à la fois dépressif et écrasé par la fonction&lt;/b&gt;. Ainsi, après quelques péripéties rocambolesques qui démontraient à l’évidence une altération de ses facultés mentales, &lt;b&gt;on lui fit signer sa démission le 21 septembre 1920&lt;/b&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Alexandre Millerand non plus n’ira pas au bout de son mandat&lt;/b&gt;, mais pour de toutes autres raisons. Contrairement à la plupart de ses prédécesseurs, il avait opté pour un mandat dans lequel il ne s’interdisait pas d’intervenir dans les affaires du pays. &lt;b&gt;Ayant pris parti pour le Bloc National de droite battu par le Cartel des Gauches aux élections de mai 1924, il fut pressé de démissionner le 11 juin suivant.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;Après le septennat de Gaston Doumergue qui ne sollicita pas le renouvellement de son mandat, le nouveau président de la République s’appelle &lt;b&gt;Paul Doumer, vieux politicien de 75 ans, ancien ministre des Finances et président du Sénat&lt;/b&gt;. Bien qu’âgé, cet homme sage et austère qui avait perdu quatre de ses cinq fils pendant la guerre était un gros travailleur. &lt;b&gt;Il tomba sous les balles d’un Russe blanc déséquilibré et mystique, au cours de la vente annuelle des écrivains anciens combattants, le 6 mai 1932.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Les cas d’Albert Lebrun et René Coty sont différents. &lt;b&gt;Albert Lebrun, élu le 10 mai 1932, sera réélu le 5 avril 1939, mais il cessera ses fonctions le 10 juillet 1940 à la prise de pouvoir du maréchal Pétain,&lt;/b&gt; à qui il avait fait appel pour prendre la direction du gouvernement de la France.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Ce Lorrain fort en thème et polytechnicien n’avait ni prestige, ni autorité, ni courage comme en témoigne son refus de rallier l’Afrique du Nord, préférant répondre aux injonctions de Laval et rester en France.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;René Coty aura été le président qui aura mis le plus de temps à se faire élire (sept jours). Elu par défaut (23 décembre 1953), cet homme discret sera le dernier président de la 4è République.&lt;/b&gt; Après l’adoption du référendum&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; sur la Constitution de la 5è République et les élections législatives de novembre 1958, &lt;b&gt;il laissera le pouvoir au général de Gaulle le 8 janvier 1959.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Nous n’insisterons pas sur les raisons du départ du général de Gaulle au début de son second mandat.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;b&gt;Malgré une large victoire aux élections législatives de juin 1968, dans la foulée des évènements du mois de mai, le charme était rompu avec le peuple français et le général de Gaulle le sentait bien.&lt;/b&gt; Le référendum sur la régionalisation et la réforme du sénat, repoussé par 52% de Français, entraînera son départ le 28 avril 1969.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Son remplaçant déclaré, Georges Pompidou qui fut Premier ministre de 1961 à 1968, n’acheva pas non plus son mandat terrassé par la maladie.&lt;/b&gt; Il mourut à la tâche le 2 avril 1974. &lt;b&gt;Il sera donc le dernier (à ce jour)&amp;nbsp;d’une longue série à quitter le pouvoir avant l’heure et à ne pas terminer son mandat&lt;/b&gt;. Depuis, Valéry Giscard d’Estaing entre 1974 et 1981, François Mitterrand entre 1981 en 1995 et Jacques Chirac de 1995 à 2007 ont tous achevé leurs mandats.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;Cela étant, &lt;b&gt;Jacques Chirac restera dans l’histoire comme le premier président de la République avec un mandat de cinq ans&lt;/b&gt;. De plus, sauf départ précipité du président, les élections législatives se font désormais dans les semaines qui suivent l’élection présidentielle ce qui, a priori, devrait éviter la cohabitation. Mais qui peut prédire l’avenir pour les cinq années à venir&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Une chose est certaine, si Nicolas Sarkozy continue sur la voie qu’il est en train de tracer, il aura du mal à tenir jusqu’en 2012&lt;/b&gt;. A ce sujet, nous serions tentés de lui dire d’écouter la voie de la raison et de se poser, voire même de se reposer. &lt;b&gt;Il pourrait prendre quelques congés, par exemple à Brégançon ou à la Lanterne que la République met gracieusement à sa disposition (cela vaut bien le yacht de Bolloré), pour réfléchir tranquillement et sérieusement sur l’avenir de notre pays, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;étudier minutieusement les réformes à mettre en place, bref aborder sereinement les problèmes des Français&lt;/b&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;Cela lui éviterait d’annoncer des mesures de façon spectaculaire et dans la précipitation (même ses ministres ne sont pas au courant&amp;nbsp;!), &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;et de lancer à la cantonade chaque jour une idée nouvelle qui, au mieux, apparaît loufoque, et au pire démagogique pour ne pas dire comme Simone Veil abominable et insoutenable, à propos de la décision d’ériger chaque écolier de 10 ans en gardien de la mémoire des enfants juifs victimes de la Shoa.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;C’est à ce prix que Nicolas Sarkozy peut espérer reconquérir la confiance des Français, qui ne comprennent plus rien à cette frénésie bouillonnante qui sert de gouvernance. C’est peut-être aussi le seul moyen pour lui de n’être pas le 14è sur la liste de ceux qui n’ont pas achevé leur mandat, et ce même s’il est protégé par la Constitution.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Un chanoine nommé Sarkozy</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Michel ESCATAFAL)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 20 Dec 2007 10:30:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://null/wiki/Image:Facade_San_Giovanni_in_Laterano_2006-09-07.jpg&quot; title=&quot;Facade San Giovanni in Laterano 2006-09-07.jpg&quot; class=&quot;image&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; width=&quot;250&quot; src=&quot;http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b3/Facade_San_Giovanni_in_Laterano_2006-09-07.jpg/250px-Facade_San_Giovanni_in_Laterano_2006-09-07.jpg&quot; height=&quot;188&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;La basilique Saint-Jean du Latran (XVIIè siècle)&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Aujourd’hui Nicolas Sarkozy rend visite au Pape&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; pour être fait chanoine d’honneur de Saint-Jean du Latran&lt;/b&gt;. &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Apparemment c’est quelque chose qui n’avait pas intéressé&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; les précédents présidents de la République, François Mitterrand et Jacques Chirac, ce dernier n’hésitant pourtant pas à revendiquer le fait d’être catholique pratiquant. Nicolas Sarkozy n’est pas catholique pratiquant, mais il n’a pas pu renoncer à ce voyage. Tout d’abord parce que &lt;b&gt;si le Pape n’a pas beaucoup de divisions, il conserve quand même une certaine influence dans l’électorat, et chacun sait que pour Nicolas Sarkozy c’est bien l’essentiel&lt;/b&gt;. Partout où des voix sont à recueillir, on trouve Nicolas Sarkozy.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;En ce qui concerne le Pape, c’est un peu différent, mais lui aussi n’est pas fâché de recevoir le chef de l’Etat français, car il sait que Nicolas Sarkozy &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;trouvera bien deux ou trois mots ou expressions pour parler de l’Eglise catholique avec&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ferveur. Cela&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; il sait faire,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; et pour le Pape qui lutte comme il peut face à la désaffection des populations européennes pour la pratique religieuse, c’est toujours bon à prendre. Donc pour reprendre une expression que nous avons beaucoup entendu ces derniers temps, c’est du gagnant-gagnant pour chacun.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;La pratique religieuse a en effet beaucoup évolué au cours du dernier siècle, et pas seulement dans notre pays, inversant totalement les tendances des siècles &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;précédents.&lt;/b&gt; Même Napoléon Bonaparte s’était crû obligé de signer un concordat avec le Pape Pie VII, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;le but étant bien évidemment de mettre l’Eglise Catholique, très influente, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;à son service. Ce concordat va rester en application quasiment jusqu’à la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905. Bonaparte tirera un grand bénéfice de cette signature, car cela va lui apporter le soutien des catholiques et même de certains monarchistes.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Cependant, sans remonter très loin, &lt;b&gt;les relations du Saint-Siège avec les dirigeants de notre pays n’ont pas toujours été idylliques&lt;/b&gt;. Déjà, Napoléon lui-même n’a jamais eu de très bonnes relations avec le pape Pie VII, qui a toujours opposé une vive résistance à l’empereur des Français. &lt;b&gt;D’une certaine manière, sans entrer dans les détails de l’histoire, il est permis de dire que c’est probablement &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;le Pape Pie VII qui fut le plus grand adversaire de Napoléon, et qui sans doute participa le plus à sa chute&lt;/b&gt;. Cela nous fait penser au combat, il n’y a pas d’autre mot,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; livré par Jean-Paul II aux régimes communistes avec le résultat que l’on sait.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;Ensuite, les relations de la France avec le Vatican s’améliorèrent, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;et furent même très proches au moment du Second Empire. Certes, la France aida l’Italie à recouvrer son indépendance (1859), mais en se gardant bien de ne pas toucher aux Etats Pontificaux, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;qui vont être protégés des assauts des nationalistes italiens (1867). En revanche, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;le Pape Pie IX formulera des exigences trop fortes politiquement pour Napoléon III, notamment en demandant de rendre obligatoire le mariage religieux. &lt;b&gt;Malgré tout l’ultramontanisme de l’Impératrice Eugénie fera de nouveau&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; de la France «&amp;nbsp;la fille aînée de l’Eglise&amp;nbsp;», ce qu’elle était déjà à l’époque de Clovis (465-511).&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Les rapports seront plus difficiles avec l’avènement définitif de la République, dont les principaux dirigeants étaient peu disposés vis-à-vis de l’Eglise Catholique&lt;/b&gt;. Il est vrai que cette dernière s’y entendait pour semer d’embûches l’affermissement de la jeune République. Par exemple en 1890, quand le Pape Léon XIII&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; pourtant le chef de l’Eglise invite l’épiscopat à s’accommoder du régime républicain, il se heurte aux évêques royalistes nommés par Pie IX. Trente ans plus tard, Pie XI rencontrera les mêmes difficultés avec les évêques nommés par Pie X. En plus l’Action Française, mouvement politique royaliste et nationaliste, a une influence considérable sur le clergé.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Enfin, &lt;b&gt;le rôle de l’Eglise fut loin d’être glorieux au moment de l’affaire Dreyfus, nombre de religieux se rangeant dans le chœur antisémite&lt;/b&gt;, ce qui contribua d’une certaine façon à accélérer le vote de la loi qui sépare l’Eglise et l’Etat. Cette loi, pour aussi douloureuse qu’elle apparaisse aux catholiques pratiquants, nombreux à l’époque, a été quand même considérée par certains &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;comme une véritable aubaine pour l’Institution, l’Eglise de France ayant l’occasion de revenir aux sources dans la pauvreté. Cela étant, cela ne lui permettra pas de renouer avec certaines catégories sociales dont elle devrait se sentir proche, notamment la classe ouvrière.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;La doctrine marxiste était passée par là avec son slogan&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;la religion est l’opium du peuple&amp;nbsp;», à laquelle la hiérarchie catholique, par ses comportements avait donné force. De fait&lt;b&gt;, les gens les plus proches de l’Eglise de France demeurent la bourgeoisie, petite et grande, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;et les campagnes.&lt;/b&gt; L’expérience des prêtres ouvriers dans les années 60 ou 70 ayant été un fiasco, &lt;b&gt;l’influence de l’Eglise dans les milieux ouvriers défavorisés s’est semble-t-il définitivement éloignée &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;d’un monde qui a priori aurait dû être le sien&lt;/b&gt;. &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Il est vrai que le cadre traditionnel d’un catholicisme conventionnel et encore un peu bourgeois,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; semble mal adapté auprès d’une misère qui ne semble guérissable que par une refonte totale des rapports sociaux. Ce n’est pas, hélas, pour demain&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;En résumé, &lt;b&gt;cette visite de Nicolas Sarkozy au Pape apparaît plutôt anecdotique en termes &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;de géopolitique, et d’ailleurs lui-même semble&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; beaucoup plus préoccupé par sa nouvelle toquade, à savoir l’Union méditerranéenne&lt;/b&gt;. A ce propos, nous avons appris qu’il rencontrera à Rome, outre Romano Prodi, José Luis Zapatero et Jose Manuel Barroso pour parler de ce projet qui, disons-le encore une fois, apparaît assez fumeux aux yeux de nombreux observateurs.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;Cela étant, nous espérons que le Pape lui rappellera la position des évêques de France sur les tests ADN dans le cadre du regroupement familial. Il pourra également ajouter à ce rappel, une supplique sur les quotas d’expulsion tels que les fait appliquer son dévoué ministre de l’Immigration Brice Hortefeux, sans oublier également l’obligation morale de gouverner pour tous, et non d’accorder toujours plus à ceux qui ont déjà beaucoup, au détriment de ceux qui n’ont pas assez. Est-ce un vœu pieux&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>L'Europe : un exemple de paix et de démocratie</title>
                <link>http://michelescatafal.hautetfort.com/archive/2007/11/12/l-europe-un-exemple-de-paix-et-de-democratie.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (Michel ESCATAFAL)</author>
                                                <category>histoire politique</category>
                                                <pubDate>Mon, 12 Nov 2007 10:45:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/wiki/Image:Peace_dove.svg&quot; title=&quot;La colombe tenant une branche d'olivier est un symbole largement utilisé pour la paix&quot; class=&quot;image&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; width=&quot;180&quot; src=&quot;http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/43/Peace_dove.svg/180px-Peace_dove.svg.png&quot; alt=&quot;La colombe tenant une branche d'olivier est un symbole largement utilisé pour la paix&quot; height=&quot;181&quot; class=&quot;thumbimage&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/wiki/Image:Flag_of_Europe.svg&quot; title=&quot;Drapeau européen&quot; class=&quot;image&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; width=&quot;250&quot; src=&quot;http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b7/Flag_of_Europe.svg/250px-Flag_of_Europe.svg.png&quot; alt=&quot;Drapeau européen&quot; height=&quot;167&quot; class=&quot;thumbimage&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Dans l’imaginaire public, le 11 novembre rappelle la signature de l’armistice marquant la fin de la guerre 1914-1918&lt;/b&gt;. Pour les plus anciens, cette date&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; signifie la victoire de la France sur l’Allemagne alors qu’en réalité cette guerre était la première dite mondiale, parce que les belligérants étaient nombreux, et que ce conflit avait touché en réalité la quasi-totalité de l’Europe. Cette guerre était aussi sans commune mesure avec celles que l’on avait connues &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;autrefois, même si certaines d’entre elles avait été extrêmement meurtrières, par exemple à l’époque napoléonienne (45 000 morts à Eylau en 1807).&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Bien entendu, pour les plus jeunes d’entre nous, 1914-1918 est une date supplémentaire dans notre histoire qui en compte déjà beaucoup&lt;/b&gt;. La France est une très vieille nation qui a tantôt dominé l’Europe, qui a subi de terribles revers, qui a donné l’exemple de la démocratie aux peuples du monde, qui a chassé les rois pour instaurer la République à une époque où elle était pratiquement la seule, qui est considérée &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;enfin comme la patrie des droits de l’homme. Mais on connaît aussi la France à travers Louis XIV et son château de Versailles, les guerres de religion avec la Saint-Barthélémy (1572), mais aussi Bouvines (1214), Rocroi (1643), Fleurus (1794), Austerlitz (1805) ou Magenta (1859) etc. &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Bref, nos écoliers et lycéens ont de quoi faire.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;Pour notre part, nous avons apprécié &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;que le président de la République souligne hier, que c’est l’Europe, et elle seule, qui fera que la France, l’Allemagne, l’Italie, la Grande Bretagne, l’Autriche et la Hongrie, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;qui à elles seules ont recensé 6,5 millions de morts entre 1914 et 1918, ne s’entretuent &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;plus jamais. &lt;b&gt;L’Europe comme le dit et le répète François Bayrou doit être active à promouvoir la paix, la stabilité et la sécurité dans le monde.&lt;/b&gt; Il faut donc&amp;nbsp;la faire cette Europe, et ne plus s’abriter derrière des concepts d’un autre âge, comme la souveraineté nationale par exemple, pour refuser d’aller plus loin dans la démarche. &lt;b&gt;Nicolas Sarkozy, lui-même, ne doit pas se contenter de mots, mais doit véritablement montrer qu’il est européen.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Il ne doit plus faire cavalier seul dans ses actions impliquant l’Europe (voir infirmières bulgares). Il ne doit plus semer le trouble parmi ses pairs, chefs d’Etat et de gouvernement, en essayant de lancer des idées sans que les instances européennes en soient informées (Union méditerranéenne), il ne doit plus critiquer à tort et à travers l’Eurosystème qui permet à la France et aux douze autres pays de la Zone euro de bénéficier des multiples avantages que procure la monnaie unique. A ce propos, nous notons avec plaisir que l’euro fort n’a pas empêché Dubaï de commander une centaine d’avions à Airbus pour 13,6 milliards d’euros.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Raison supplémentaire pour préserver et développer ces acquis&lt;b&gt;. Raison de plus aussi pour que la France joue un rôle moteur dans cet approfondissement de l’Union, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;comme cela est spécifié dans le projet de charte des valeurs du Mouvement Démocrate&lt;/b&gt;. Raison de plus également, pour que la France ne se signale pas par des mesures haïssables vis-à-vis de ceux qui viennent s’abriter chez nous et y trouver des raisons de vivre pour eux et leurs enfants. Raison de plus enfin pour que l’Union Européenne ne s’aligne pas, à l’instar de ce que fait Nicolas Sarkozy, sur les pas de l’Amérique des néoconservateurs américains.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;C’est à ce prix seulement que l’Union Européenne pourra réellement peser sur la scène internationale. C’est &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;pourquoi, malgré les réticences que nous éprouvons sur la méthode qui a présidé à la mise en place du Traité de Lisbonne qui, il faut le souligner, reprend les propositions majeures de la Constitution européenne, &lt;b&gt;nous ne pouvons qu’approuver François Bayrou dans sa décision de dire oui au nouveau «&amp;nbsp;Traité simplifié&amp;nbsp;» qui sera proposé bientôt pour ratification au Parlement.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Une relation pas toujours cordiale, mais durable</title>
                <link>http://michelescatafal.hautetfort.com/archive/2007/11/07/une-entente-pas-toujours-cordiale-mais-durable.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (Michel ESCATAFAL)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 07 Nov 2007 14:10:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/wiki/Image:Marquis_de_Lafayette_1.jpg&quot; title=&quot;Marquis de Lafayette 1.jpg&quot; class=&quot;image&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; width=&quot;200&quot; src=&quot;http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/97/Marquis_de_Lafayette_1.jpg/200px-Marquis_de_Lafayette_1.jpg&quot; height=&quot;251&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;&amp;nbsp;Le Marquis de La Fayette&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Au-delà de l’emphase et des mots qui célèbrent l’amitié éternelle entre la France et les Etats-Unis, ces deux nations se sont affrontées très souvent dans leur histoire commune, même si elles n’ont jamais été en guerre. Il est vrai que la France est une vieille nation, alors que les Etats-Unis ont à peine 250 ans d’existence. Cela étant, &lt;b&gt;l’une et l’autre se doivent beaucoup, même si chacune avait souvent &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;son propre intérêt dans l’aide qu’elle apportait à l’autre.&lt;/b&gt; En disant cela, on est loin de ce que nous entendons habituellement sur le sujet, surtout en ce moment avec le voyage pour le moins bruyant de Nicolas Sarkozy aux Etats-Unis.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Faisons un peu d’histoire pour se remémorer ce qui s’est passé entre ces deux pays. &lt;b&gt;Tout a commencé en 1776, quand treize colonies anglaises proclamèrent leur indépendance&lt;/b&gt;. Aussitôt Vergennes, secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères, y vit l’occasion de prendre sa revanche sur l’Angleterre, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;qui nous avait dépossédés&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; de nos colonies en Amérique du Nord au traité de Paris de 1763. Même si Louis XVI n’était pas très enclin à aider des insurgés en lutte contre une monarchie, il décida finalement d’apporter son aide aux indépendantistes. Oh certes il se fit prier, et il fallut que le marquis de Lafayette achetât&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; lui-même son bateau, pour arriver à s’embarquer pour les Amériques avec des volontaires en 1777.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Après beaucoup d’épisodes guerriers au cours desquels La Fayette faillit perdre la vie, les Anglais capitulèrent à Saratoga. Le 17 décembre, Vergennes informa Benjamin Franklin, avec qui il avait négocié à Paris l’aide de la France un an auparavant, que celle-ci reconnaissait l’indépendance des Etats-Unis. Cependant, &lt;b&gt;ce n’est qu’en 1783 &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;que la victoire contre la puissance coloniale anglaise sera acquise définitivement, grâce aux 5000 hommes du contingent français&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;mais aussi à l’aide financière importante que la France avait apportée&lt;/b&gt; (6 millions de livres) malgré des finances publiques dans un état désastreux. Déjà&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Un autre évènement&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; va contribuer à renforcer les bases de cette nouvelle nation&amp;nbsp;: Bonaparte cède la Louisiane et la Floride, le 20 décembre 1803, &lt;b&gt;pour 80 millions de francs.&lt;/b&gt; Il aura de ce fait largement contribué à la construction des Etats-Unis, même si au départ son idée était de faire de cette nouvelle nation, une rivale maritime de l’Angleterre. A ce propos, il est curieux de constater que chaque fois qu’on favorise l’émergence d’une puissance pour en contrer une autre, cette nouvelle puissance finit toujours par dépasser ceux qui ont aidé à son développement. Voir la Chine de nos jours&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Les Américains qui ont largement bénéficié de l’aide de Bonaparte pour agrandir leur pays, n’en seront pas pour autant reconnaissants &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;avec le neveu de celui-ci, Napoléon III&lt;/b&gt;. En 1866, sachant le corps expéditionnaire français en difficulté au Mexique, le gouvernement américain qui venait d’achever la guerre de Sécession un an auparavant, multiplia les pressions pour que la France rapatrie ses troupes le plus rapidement possible. Ce fut fait un an plus tard dans des conditions tout à fait désastreuses, au point que certains dirent à l’époque «&amp;nbsp;que jamais humiliation plus dure ne fut infligée au chef d’une grande nation&amp;nbsp;».&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;En revanche, &lt;b&gt;une cinquantaine d’années plus tard, les Etats-Unis aideront la France, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;et plus généralement les Alliés, lors de la première Guerre mondiale&lt;/b&gt;. En fait l’entré en guerre des Etats-Unis fut tardive, le président Wilson fils de pasteur et pacifiste convaincu, ne voulant à aucun prix intervenir dans «&amp;nbsp;cette guerre civile&amp;nbsp;» entre européens.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Malgré le torpillage du Lusitania (paquebot britannique) par les Allemands en 1915, qui fit 1000 morts dont 128 américains, les Etats-Unis restaient fidèles à leur politique «&amp;nbsp;de neutralité médiatrice&amp;nbsp;». Il fallut attendre janvier 1917, et la décision prise par les Allemands de faire la guerre sous-marine à outrance, entraînant un blocus de fait vis-à-vis des Etats-Unis, pour que ceux-ci décident enfin de rentrer dans la guerre (2 avril 1917). «&amp;nbsp;&lt;b&gt;La Fayette nous voilà&amp;nbsp;!&amp;nbsp;».&lt;/b&gt; Cette intervention sera évidemment décisive pour la victoire des Alliés.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;Cette aide et la victoire qui suivit allaient permettre à l’Amérique de commencer à assurer son leadership sur le monde. Tout d’abord parce que les puissances européennes sont exsangues,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; voire même complètement ruinées, et ensuite parce que &lt;b&gt;les Etats-Unis vont faire en sorte que la France ne profite pas de la victoire, alors que c’est elle qui a subi le plus durement cette guerre&lt;/b&gt;. N’oublions pas que la France avait perdu entre 1914 et 1918, 1400 000 morts contre 744&amp;nbsp;000 au Royaume-Uni, 750&amp;nbsp;000 à l’Italie et 68&amp;nbsp;000 aux Etats-Unis. A ces pertes sur le champ de bataille, il faut ajouter la surmortalité due aux mauvaises conditions d’hygiène, aux privations, aux épidémies, &lt;b&gt;la France ayant vécu ce conflit sur son territoire.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Clémenceau, appelé le&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Tigre», &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;ne s’était pas trompé quand il avait annoncé&amp;nbsp;: « &lt;b&gt;nous avons gagné la guerre, nous avons maintenant à gagner la paix&amp;nbsp;».&lt;/b&gt; Il savait bien que Français, Anglais et Américains ne feraient pas longtemps front commun dans la victoire. Il savait aussi que les Etats-Unis s’accommoderaient mal d’une France agrandie par le retour de l’Alsace-Moselle dans l’hexagone, et par l’extension de son empire colonial, avec «&amp;nbsp;les mandats&amp;nbsp;» qui lui furent accordés sur le Togo, le Cameroun, la Syrie et le Liban. De fait&lt;b&gt;, les Etats-Unis en refusant de ratifier le traité de Versailles (1919), rendent caduque la promesse américaine de garantie d’aide en cas de nouvelle attaque de l’Allemagne&lt;/b&gt;. Les Anglais inaugureront à cette occasion le suivisme que nous connaissons sur les positions américaines, en se dégageant à leur tour de cette promesse.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Dans cette affaire, l’amitié américaine vis-à-vis de la France aura montré ses limites et la Grande-Bretagne, qui voit sa puissance s’amoindrir rapidement&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; au détriment de son cousin anglo-saxon, va désormais devenir l’allié privilégié des Etats-Unis. La France essaiera de participer à ce partenariat, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;et se rapprochera de l’Amérique avec le pacte&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; signé en 1928 entre Aristide Briand, ministre des Affaires étrangères, et Kellogg, secrétaire d’Etat américain, «&amp;nbsp;qui interdit tout recours à la guerre comme instrument politique&amp;nbsp;». Ce pacte sera ratifié par 63 nations dont le Royaume Uni, mais aussi par l’Allemagne et le Japon. On sait ce qu’il advint 11 ans plus tard.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;La signature de ce pacte n’empêchera pas les Etats-Unis &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;d’essayer d’affaiblir leur ancien partenaire,&lt;/b&gt; la France, taxée d’impérialisme, et de contribuer de tout leur poids&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; au relèvement de l’Allemagne, assurément le meilleur contre poids à la puissance française&lt;b&gt;. Ils iront même plus loin en essayant de contre carrer par tous les moyens le rapprochement franco-allemand qui se dessinait en 1925&lt;/b&gt;, quand Aristide Briand déclarait à Locarno le 16 octobre&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Les Etats-Unis d’Europe commencent&amp;nbsp;».&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; En 2007, leur position n’a guère changé sur l’Europe, même si l’Union Européenne est une réalité affirmée et irréversible. Nous en reparlerons.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;Tous ces évènements vont amener les Français à se méfier désormais de leurs alliés anglo-saxons qui, il faut bien le dire, ne vont rien faire pour éviter cette défiance.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Cela va entraîner dans notre pays des débats au sein de la droite française, voire même parfois à gauche, qu’on a du mal à imaginer de nos jours. En effet, si toute la droite dans notre pays est sensible au péril soviétique, l’unanimité est loin d’être de mise sur le péril allemand, certains allant jusqu’ à prôner un rapprochement avec l’Allemagne, doutant du soutien anglo-américain en cas de conflit avec cette dernière. &lt;b&gt;Il faudra les accords de Munich en 1938 pour que les Français prennent conscience de la menace qui pesait sur eux, et que l’alliance avec les Britanniques était bien une réalité.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Ensuite ce sera la guerre avec l’infamante capitulation de juin 1940 et l’appel du général de Gaulle.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Là s’ouvre un autre épisode de la relation franco-américaine. Le général de Gaulle refusant l’effondrement de notre pays, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;voulait aussi que les Américains&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; et les Anglais reconnaissent la France dans le jeu diplomatique, ce qu’ils avaient du mal à accepter. &lt;b&gt;Après la libération du pays dans laquelle la contribution américaine fut capitale, le général de Gaulle maintiendra ses exigences, et la France retrouvera sa place à égalité avec les trois grands (Etats-Unis, URSS, Grande-Bretagne)&lt;/b&gt;. Cependant, le règlement des questions internationales à Yalta (février 1945) se fera sans la France, même si elle finit par garder un siège permanent à l’ONU, et si elle obtenait une zone d’occupation en Allemagne.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Le général de Gaulle avait donc maintenu l’essentiel mais, quand il quitta le pouvoir en 1946, ses successeurs acceptèrent la solidarité atlantique face au «&amp;nbsp;totalitarisme soviétique&lt;/b&gt;&amp;nbsp;». La France devenait dépendante de l’Amérique, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;et ses rêves de grandeur s’effondrent petit à petit. Les Etats-Unis &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;feront le minimum pour aider la France en Indochine, et s’y installeront quelques années après pour leur malheur. Au moment de la nationalisation du canal de Suez par Nasser, les Etats-Unis participeront activement à la déconfiture des pays qui ont attaqué l’Egypte, dont la France. &lt;b&gt;Le rôle de cette dernière a changé, nous sommes devenus une puissance moyenne comme, d’ailleurs, les autres grandes nations européennes.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Le retour du général de Gaulle va obliger les Etats-Unis à&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; composer de nouveau avec la France. &lt;b&gt;Celle-ci, au demeurant, se montrera d’une loyauté sans faille vis-à-vis de son allié américain, notamment dans l’affaire des fusées soviétiques à Cuba&lt;/b&gt;. Mais de Gaulle voulait une France indépendante de l’Amérique, et décida de se retirer &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;de l’OTAN en 1966, tout en restant dans l’Alliance Atlantique. &lt;b&gt;Ses successeurs suivront globalement la même politique jusqu’en 2007&lt;/b&gt;, au point même que Français et Américains s’affrontèrent durement en 2003 au sujet de la guerre en Irak, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne partant en guerre sans l’aval de l’ONU.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Cette politique d’indépendance allait aussi favoriser la construction européenne que les Etats-Unis n’ont jamais vue d’un très bon œil,&lt;/b&gt; du moins dans la conception fédéraliste de ceux qui avaient l’avaient initiée. Le général de Gaulle avait plutôt une idée différente aboutissant à une confédération, dont la France serait bien évidemment le leader.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Le traité de l’Elysée le 26 janvier 1963 avec Konrad Adenauer participait de cette démarche.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Aujourd’hui, la France et les Etats-Unis ont retrouvé des relations extrêmement cordiales, depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy. &lt;b&gt;Notre diplomatie est devenue très dépendante de celle des Etats-Unis&lt;/b&gt; &lt;b&gt;au point, comme l’indiquait François Bayrou, que nous sommes à «&amp;nbsp;un tournant sans précédent qui va faire que la France abandonne la vocation d’équilibre qui était la sienne, la possibilité de parler avec tout le monde&amp;nbsp;»&lt;/b&gt;. Nous ajouterons que la France et l’Union Européenne doivent, non pas s’aligner sur les positions souvent très contestables des Etats-Unis, mais au contraire affirmer leur place dans la construction d’un monde multipolaire, promouvant sur la scène internationale la paix et la stabilité du monde.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Cela ne nous empêchera pas de considérer les Etats-Unis comme un allié privilégié.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;M.E.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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