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        <title>Michel Escatafal - general</title>
        <description>MOuvement DEMocrate</description>
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        <lastBuildDate>Wed, 23 Jul 2008 12:10:20 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Angela, l'anti Nicolas</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Michel ESCATAFAL)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 19 Jul 2008 10:45:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1129095&quot; src=&quot;http://michelescatafal.hautetfort.com/media/01/01/1754144196.jpg&quot; alt=&quot;angela.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1129095&quot; /&gt;L’été si l’on veut s’informer réellement de ce qui se passe, il faut chercher un peu, comme on le fait dans les vieilles librairies. Et en cherchant bien, on trouve une masse d’informations qui passent inaperçues au plus grand nombre. Evidemment, évoquer la misère dans le monde est moins croustillant pour les médias français que dire que Carla Bruni-Sarkozy a vendu en deux jours 14000 exemplaires de son nouvel album ce qui, par parenthèse, n’est pas beaucoup compte tenu du matraquage publicitaire qui a accompagné son lancement. Et puis sans être méchant, je suis sûr que sur ces 14000 fans, il y a de nombreux cadres ou militants UMP.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;En parlant de l’UMP, je suis impatient d’être à lundi pour avoir les résultats du vote du Congrès réuni&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; à Versailles. Théoriquement, la révision de la Constitution à la mouture Sarkozy ne devrait pas avoir l’ombre d’une chance de passer, ce qui serait un nouvel échec du président de la République. Il serait d’ailleurs ressenti d’autant plus fort qu’il aurait l’impression que cette fois, ce sont les politiques qui le condamnent. Quand c’est le peuple qui réclame sur le pouvoir d’achat, il s’en moque. Quand ce sont les syndicalistes, c’est la même chose comme en témoigne sa tirade sur le fait que dans notre pays «&amp;nbsp; quand il y a une grève, plus personne ne s’en aperçoit&amp;nbsp;». Mais quand ce sont des gens comme lui qui vivent par, pour et avec la politique, ce serait à coup sûr différent.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Alors, compte tenu du fait que le Parti Socialiste devrait (théoriquement) voter comme un seul homme ou femme contre la réforme, que François Bayrou et les amis qui lui sont restés fidèles devraient faire de même, que les Verts et les Communistes y sont opposés, plus quelques gaullistes fidèles à l’esprit qui a présidé à la mise en œuvre de la Constitution de la 5è République, sans oublier ceux qui sont en colère parce qu’on leur a supprimé le tribunal, l’hôpital ou la caserne, cela fait quand même peu de chance de voir 3/5 des parlementaires aider Nicolas Sarkozy à se sortir de ce mauvais pas. Cela dit, ce n’est pas moi qui vais le plaindre d’autant que dans notre pays il y a des problèmes beaucoup plus urgents à résoudre qu’une modification de la Constitution.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;En tout cas, compte tenu du bruit que font ces messieurs pour empêcher le départ du régiment de Dieuze, je suppose que le député Alain Marty et le sénateur Philippe Leroy vont voter contre la révision de la Constitution en guise de représailles. Si je dis cela, c’est parce qu’avec le maire de cette ville, lui aussi UMP, ils ne cessent de dire qu’on les prend pour des idiots. Cela étant, je ne me fais pas beaucoup d’illusions et il ne faut pas que les habitants de Dieuze s’en fassent eux aussi, car je suis persuadé que ces messieurs, comme d’autres dans le même cas, ne penseront qu’à leur avenir politique et qu’ils ne sanctionneront pas Nicolas Sarkozy. Mieux même, ils diront qu’il ne faut pas tout confondre, la révision de la Constitution étant une chose et le départ du régiment une autre. Pour mémoire, rappelons que Dieuze a voté au second tour de l’élection présidentielle à 63% pour Nicolas Sarkozy.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Et voilà je continue de parler de Nicolas Sarkozy, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;ce que je me reproche parfois, car après-tout ce n’est pas lui le maître du monde, même s’il se comporte parfois comme tel. Il suffit de voir la posture qu’il prend vis-à-vis des Irlandais en tant que président du Conseil européen pour s’en rendre compte. «&amp;nbsp;Les Irlandais devront revoter et je mettrai le veto à tout élargissement (de l’Union) tant qu’il n’y aura pas de nouvelles institutions&amp;nbsp;». Cette phrase extrêmement maladroite a &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;eu pour principal effet de provoquer &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;la colère des partisans du «&amp;nbsp;non&amp;nbsp;», et de mettre &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;dans l’embarras le gouvernement irlandais. Mais Nicolas Sarkozy n’a cure de ces considérations, dans la mesure où il confond constamment l’UMP avec la France ou l’Union Européenne.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Quel contraste avec Angela Merkel qui, pourtant, peut se targuer de résultats économiques ou diplomatiques autrement meilleurs que ceux de Nicolas Sarkozy. La chancelière, malgré des prises de position fermes sur des sujets touchant notamment aux droits de l’homme, s’attire la sympathie ou la considération de tous les grands de ce monde. Au mieux, on l’apprécie beaucoup, et au pire, on la respecte. Notre président peut-il en dire autant&amp;nbsp;? Et pourtant que d’efforts déployés en vain, y compris auprès de quelques uns des dictateurs les plus décriés de la planète pour en arriver toujours… à un constat d’impuissance.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Angela Merkel, sans faire de bruit, sans accolades chaleureuses, sans coup de menton, est toujours saluée comme une dirigeante de tout premier plan. Il suffit de voir la manière dont elle a été reçue cette semaine &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;par le président algérien Bouteflika, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;pour s’apercevoir que lui comme les autres apprécient &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;la rigueur et la méthode dont sait faire preuve en toutes circonstances la chancelière allemande. &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Cela permet à l’Allemagne de signer dans la discrétion, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;«&amp;nbsp;comme si de rien n’était&amp;nbsp;», de nombreux accords de partenariat pour le plus grand bonheur des PME allemandes. Et pendant ce temps, en France…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Des infos qui n'en sont pas et d'autres sur lesquelles on passe trop vite</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Michel ESCATAFAL)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 16 Jul 2008 17:03:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1125480&quot; src=&quot;http://michelescatafal.hautetfort.com/media/00/01/340603929.jpg&quot; alt=&quot;suez.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1125480&quot; /&gt;De quoi allons-nous parler aujourd’hui, alors que la presse fait ses unes avec un flot d’informations, dont il faut bien admettre que&amp;nbsp;beaucoup d'entre elles ne présentent guère d’intérêt. Il est vrai que nous sommes le 16 juillet, et la période est peu propice aux lourdes réflexions. Alors, après être très vite passé sur la révision à la baisse de la croissance pour 2008, on parle beaucoup des millions que va toucher Bernard Tapie, certains disent 20, d’autres 40, ce qui dans les deux cas représente beaucoup d’argent. Tous les surendettés ne sont pas traités de cette manière.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;D’autres nous reparlent de la révision constitutionnelle et des réticences des gaullistes à voter pour un texte qui détricote la 5è République, sans pour autant corriger la seule chose qui devrait l’être, à savoir l’introduction d’une dose significative de proportionnelle pour les élections législatives. Certains se risquent à se demander ce qui se passe avec le Premier ministre. De quoi souffre-t-il&amp;nbsp;? En a-t-il assez d’être maltraité&amp;nbsp;? &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Enfin, comme je l’ai entendu ce matin sur France Info, on parle d’une information qui n’en est pas une, à savoir une exposition à Madrid d’un peintre totalement inconnu, mais qui porte le nom de son fils&amp;nbsp;: Monsieur Sarkozy père, dont j’ai oublié le prénom.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Cela fait déjà pas mal de sujets, auxquels il faut en ajouter un beaucoup plus inquiétant et dramatique pour ceux qui vont en être les victimes&amp;nbsp;: les 400 licenciements programmés pour septembre chez Goodyear Amiens, soi-disant par la faute de la CGT qui a refusé une révision des accords sur le temps de travail. Je ne suis pas là pour défendre la CGT, mais dans cette affaire elle devient un excellent alibi pour faire sans ménagement ce que Goodyear avait décidé depuis longtemps.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Enfin, comment ne pas dire un mot sur la demande de cessation de paiement du promoteur…espagnol Martinsa-Fadesa dont la dette se monte à 5,2 milliards d’euros, ce qui n’est pas rien. Comme quoi la crise immobilière ne touche pas que les Etats-Unis, et donne raison, hélas, à ceux qui comme moi affirmaient depuis longtemps que la croissance espagnole avait quelque chose de malsain, voire même d’artificiel. Certains, n’en doutons pas, commencent à penser aux bonnes affaires qu’ils vont réaliser dans les mois à venir. Il est vrai qu’acheter 400&amp;nbsp;000 euros un appartement, fut-il de bon standing, à Gérone relevait quelque part de la folie douce. Combien cela vaudra-t-il à la revente quand les acquéreurs ne pourront plus payer les échéances&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Tout cela fait déjà une actualité conséquente, mais pour moi une des informations les plus importantes de la journée, c’est &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;l’assemblée qui va entériner la fusion entre Suez et Gaz de France car cela ne sera pas, évidemment, sans conséquence pour nous consommateurs de base et ce, quoique puissent en dire les initiateurs du projet. Rappelons à ce propos qu’au départ, celui-ci a été conçu dans le seul et unique but d’éviter que Suez, entreprise essentiellement française, ne soit rachetée par l’entreprise italienne Enel. C’était dans une autre époque, avec Jacques Chirac comme président de la République et Dominique de Villepin comme Premier ministre, mais aussi Nicolas Sarkozy numéro 2 du gouvernement, cela pour dire que sur ce plan il n’y a pas rupture.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Pour résumer l’opération, disons que le nouvel ensemble Suez-GDF aura comme premier actionnaire l’Etat français, à hauteur de 37,5%, ce qui fait dire à certains que Suez va passer sous contrôle de l’Etat français,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; parce que ce mariage entre Suez et GDF ne peut se faire que si les actionnaires de GDF donnent leur feu vert à ce mariage. Or GDF est (encore) détenu à 80% par l’Etat français avant sa mise en bourse le 22 juillet.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Cette opération qui a quand même nécessité deux ans de négociations pour être effective, a pour don de mécontenter beaucoup de monde et de susciter les plus vives inquiétudes. Passons sur le fait que certains reprochent à l’Etat français d’avoir refusé une absorption à l’échelle européenne entre le géant de l’énergie italien Enel et Suez, sous prétexte qu’il y a un grand marché européen et que cela va dans le sens de l’histoire. En revanche, plus justifiées sont les peurs engendrées par cette fusion que nombre d’observateurs qualifient «&amp;nbsp;de véritable spoliation des actifs publics&amp;nbsp;» de GDF «&amp;nbsp;au profit des intérêts privés de Suez&amp;nbsp;». Tout cela évidemment avec pour conséquence principale, comme je l'ai déjà souligné, le montant de la facture de gaz pour les consommateurs.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Bien sûr, la main sur le cœur, on va nous dire que la concurrence est faible dans le domaine énergétique et que ce sont plutôt les fluctuations du cours mondial du gaz qui détermineront notre facture. Ce sont là les arguments des partisans de la fusion. Ce qu’ils oublient de nous dire&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; en revanche, c’est que la solution de bon sens défendue en 2006 par François Bayrou, à savoir constituer un grand pôle public EDF-GDF, garanti par un pays tout entier, aurait permis à la France d’être mieux armée en face des risques d’instabilité du marché. Ils auraient aussi laissé aux pouvoirs publics la maîtrise des tarifs offerts aux entreprises et aux usagers. Et par les temps qui courent, cela n’aurait pas été un luxe&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; 
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                <title>La dignité de la fonction présidentielle de plus en plus bafouée</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Michel ESCATAFAL)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 06 Jul 2008 19:40:19 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Hier encore nous avons assisté à un spectacle totalement inédit dans notre pays, puisque le président de la République s’exprimait devant le Conseil national de l’UMP. Et pour faire bonne mesure il avait invité le président de la Commission Européenne &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Jose Manuel Barroso et le président du Parlement Hans-Gert Pöttering. J’ai bien dit spectacle inédit car, théoriquement, le président de la République est au-dessus des partis et d’ailleurs, c’est l’apparence qu’ont essayé de donner les prédécesseurs de Nicolas Sarkozy. Cela me fait penser aux critiques que formulait Raymond Barre à propos du quinquennat, quand il disait&amp;nbsp;que «&amp;nbsp;celui-ci oblige le président à être sur tous les fronts. Il ne peut plus garder une distance d’arbitre, distance qui lui confère toute son autorité&amp;nbsp;».&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Et bien, si l’ancien Premier ministre était toujours de ce monde, il serait obligé de constater que l’esprit de la 5è République ne souffle plus sur l’Elysée depuis l’élection de Nicolas Sarkozy le 6 mai 2007. Le Président est partout, il s’occupe de tout, il critique les institutions, les hommes qui les ont mises en place, il donne la leçon sur tout et ne cesse d’outrepasser les limites de sa fonction. Une nouvelle preuve en a été apportée&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; hier quand, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;tournant en dérision le fait de faire grève, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;il a dit&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;désormais quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit&amp;nbsp;».&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; C’est à la fois inexact, simpliste, populiste et démagogique, mais cela va surtout à l’encontre du fait que le président de la République est garant des lois en vigueur dans notre pays et, le droit de grève est reconnu dans notre pays depuis le 25 mai 1864.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;En attendant, si nous avons bien entendu le président de la République, notre pays se prépare des lendemains de plus en plus douloureux.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Tout d’abord les nouvelles attaques contre la politique monétaire de la BCE nous font craindre que les informations dont dispose Nicolas Sarkozy, sur l’activité économique de notre pays, ne soient pas bonnes. Chacun sait en effet que le président de la République s’en prend toujours aux autres pour s’exonérer de ses propres échecs. Or, hier, il a fait fort &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;en parlant «&amp;nbsp;de&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; dumping monétaire qui met à genoux les entreprises européennes qui veulent continuer à exporter&amp;nbsp;». Outre le fait qu’on peut se demander ce que signifie le terme «&amp;nbsp;dumping monétaire&amp;nbsp;», il est évident que quoiqu’en dise Nicolas Sarkozy plusieurs pays de la Zone euro, et non des moindres, sont satisfaits de la politique menée par la BCE.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;D’ailleurs, le pourtant très libéral J.M. Barroso s’est cru obligé de répondre, une nouvelle fois, à Nicolas Sarkozy en lui signifiant qu’il fallait faire confiance à la BCE parce que «&amp;nbsp;l’inflation c’est la plus grande menace pour le pouvoir d’achat&amp;nbsp;» et que pour lui «&amp;nbsp;lutter contre l’inflation c’est une façon de faire de la politique sociale&amp;nbsp;». Apparemment c’est un aspect de la question auquel n’avait pas pensé Nicolas Sarkozy. Cela dit, malgré ce désaccord de fond, Monsieur Barroso a eu droit aux remerciements de Nicolas Sarkozy pour la proposition faite par la Commission de présenter un projet de directive qui permettrait à la France d’appliquer une TVA réduite&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; à partir de 2011.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;La France voit ainsi s’ouvrir la possibilité d’obtenir un taux réduit sur la restauration, mais aussi sur les vidéos et les disques. C’est l’autre mauvaise nouvelle de la journée, car cela pourrait priver le budget français de rentrées fiscales importantes (5 Mds d’euros environ), et chacun sait que dans ce domaine la situation est déjà très difficile. Cela étant, il faut rappeler une nouvelle fois qu’il faut un accord unanime des Etats-membres de l’UE et chacun sait que les Allemands ou les Autrichiens, pour ne citer qu’eux, déjà inquiets des atermoiements français pour se conformer au respect des décisions prises visant à un déficit public égal à zéro en 2010, déjà repoussé à 2012, ne donneront pas si facilement leur accord.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Il n’empêche, quelle que soit la décision prise sur le sujet, cela signifie une nouvelle fois que Nicolas Sarkozy se moque éperdument des déficits et de la dette que sa politique est en train de creuser. Pour lui la priorité c’est de montrer que l’on s’active sur tous les fronts, mais que si les résultats ne sont pas au rendez-vous, c’est la faute de l’Europe et de ses institutions qui ne «&amp;nbsp;savent pas taper du poing sur la table&amp;nbsp;» dans les négociations en cours au sein de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce). Si nos entreprises ont des difficultés à exporter ce n’est pas la faute de ceux qui nous gouvernent, même si les efforts faits pour les aider sont dérisoires par rapport à ce qui se fait dans d’autres pays, c’est la faute de l’euro fort etc., etc. Et dire que certains à l’UMP osent dire que Nicolas Sarkozy est un bon européen&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Oh certes, il s’affiche partout avec le drapeau européen&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; mais au fond de lui-même, comme je l’ai souvent rappelé sur ce site, Nicolas Sarkozy est d’abord un partisan d’une Europe réduite au grand marché chère aux Britanniques. &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;La meilleure preuve en est son attachement en faveur de cette union méditerranéenne qu’il essaie par tous les moyens de promouvoir, d’une part pour satisfaire son ego mais aussi parce qu’il sent que la France pourrait tirer son épingle du jeu sur ces marchés, au mépris du jeu collectif européen.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Tout cela resterait quelque peu dérisoire si l’Europe n’était pas un des enjeux majeurs pour notre pays dans les décennies à venir. Nicolas Sarkozy n’a pas de vision européenne et n’a rien à proposer à ses partenaires en dehors de quelques poncifs tels que la réciprocité en matière d’échanges internationaux, ou la préférence communautaire pour garantir des prix satisfaisants aux agriculteurs. Alors il s’agite comme il le fait dans notre pays depuis un peu plus d’un an. Cependant, par rapport à ce qui se passe en France, ce n’est pas parce qu’on est le président du Conseil européen pour six mois qu’on a tous les pouvoirs…heureusement.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Cela signifie, même si l’on ne peut s’en satisfaire, que les dégâts faits à l’Europe seront nécessairement limitées car l’Europe n’est pas française. En revanche en France…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Quelques idées à propos du baccalauréat</title>
                <link>http://michelescatafal.hautetfort.com/archive/2008/07/05/quelques-ideees-a-propos-du-baccalaureat.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (Michel ESCATAFAL)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 05 Jul 2008 19:52:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1109334&quot; src=&quot;http://michelescatafal.hautetfort.com/media/01/02/1698383910.jpg&quot; alt=&quot;bac.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1109334&quot; /&gt;Depuis hier, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;où que nous soyons, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;nous entendons parler des résultats du baccalauréat, le bac comme on dit, diplôme créé par Napoléon en 1808 et sanctionnant la fin des études secondaires. Et bien entendu, compte tenu du nombre de reçus (environ 3 sur 4), nombre de gens sont fous de joie. Ils le sont &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;parce qu’ils ont eux-mêmes obtenu le diplôme, ou &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;parce qu’ils sont les parents ou les grands-parents de ceux qui ont été admis à un examen qu’ils &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;sont nombreux à n’avoir &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;jamais passé, et qui les a toujours fait rêver.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Les &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;nouveaux bacheliers sont aujourd’hui beaucoup plus nombreux qu’autrefois, parce que de nos jours &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;la quasi-totalité des élèves qui le souhaitent peuvent poursuivre leurs études jusqu’au bac. Celui-ci, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;en effet, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;est devenu depuis quelques années &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;le diplôme minimum que l’on doit avoir, à l’image de ce qu’était le certificat d’études primaires dans les années 50 ou le BEPC dans les années 60 ou 70. Cela étant, il y a une énorme différence entre ces époques et celle de nos jours&amp;nbsp;: les diplômes dont nous parlons permettaient presque à coup sûr d’avoir un travail. Ainsi le titulaire d'un BEPC en 1965 pouvait sans difficulté devenir&amp;nbsp;employé, voire même &amp;nbsp;cadre, dans une banque ou un établissement public.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Je ne parle pas évidemment de ceux qui avaient commencé à travailler très tôt et qui étaient titulaires d’un CAP ou d’un BEP, parce que ceux-là étaient déjà au travail avant même d’avoir leur diplôme. Bref, il n’y avait pas jusque dans les années 70 de problème de chômage pour la quasi-totalité des personnes qui voulaient travailler, et il y avait la possibilité pour tout un chacun d’accéder à des postes élevés pour peu qu’on en ait les capacités. Avec les Bourses Nationales, un fils d’ouvrier ou de petit agriculteur pouvait très bien entrer à l’ENA, Polytechnique ou Centrale. Il lui suffisait de ne jamais redoubler, de passer les diplômes exigés et le concours d’entrée dans ces écoles. C’était cela l’école de la République. Mais on pouvait aussi se «&amp;nbsp;faire une belle situation&amp;nbsp;», comme on disait autrefois, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;en se contentant de suivre des études universitaires jusqu’à l’équivalent du master d’aujourd’hui.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Quant à ceux qui ne pouvaient pas ou ne voulaient pas faire de longues études, ils avaient toujours la possibilité de travailler dans une entreprise ou chez un artisan… avant de créer eux-mêmes leur propre entreprise. A ce propos, la plupart des belles entreprises industrielles dans les années 60, 70 ou 80 s’étaient créées de cette manière. L’ancien ouvrier se mettait à son compte, travaillait beaucoup, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;le plus souvent en famille, embauchait au fur et à mesure que la société se développait et cela faisait à la fin une belle petite PME, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;faisant très souvent de la sous-traitance et employant de 100 à 500 personnes. C’était la belle époque parce que les ouvriers de ces usines pouvaient à leur tour,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; grâce au savoir-faire acquis sur leur lieu de travail, créer leur propre entreprise et ainsi de suite. Bref, plus ou moins, tout le monde avait sa chance pour peu qu’on y mette un peu du sien.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Aujourd’hui, quoiqu’en dise Nicolas Sarkozy et les membres de son gouvernement, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;tout ceci n’est plus possible. Pourquoi&amp;nbsp;? Tout d’abord parce que les grandes entreprises nationales ou multinationales ont profité de la mondialisation pour absorber le plus souvent les entreprises sous-traitantes qui travaillaient pour elles, et ensuite pour délocaliser leurs ateliers de production &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;(Europe de l’Est, Asie etc.). Ainsi en moins de 20 ans, nombre de&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; villes, de départements&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ou de régions ont vu partir ce qui constituait autrefois leur tissu industriel et social. Et avec ces fermetures et ces départs, c’est un ensemble considérable de populations&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; qui se sont trouvées &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;dans l’obligation de chercher&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; du travail ailleurs. Et s’ils en trouvaient, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;c’était pour retrouver un schéma identique deux, trois ou cinq ans plus tard.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Cela signifie que les enfants de ces personnes déracinées ou délocalisées n’avaient (ou n’ont) d’autres ressources que d’aller à l’école le plus longtemps possible, pour avoir le diplôme le plus élevé qu’ils puissent obtenir afin &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;d’avoir un jour «&amp;nbsp;la chance&amp;nbsp;» d’intégrer une de ces multinationales… qui vont les payer, après deux ou trois stages gratuits, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;à un tarif indigne de leur formation et des efforts qu’ils ont dû accomplir. Mais, nous dit-on, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;c’est la loi de l’offre et la demande qui s’applique dans ces cas-là. Certes…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Et qui dans ces conditions va tirer son épingle du jeu&amp;nbsp;? Tout simplement celui qui aura la chance d’avoir des parents qui appartiennent aux strates supérieures de la société, donc à ceux qui pourront fréquenter les meilleurs lycées, les meilleures universités et qui pourront s’expatrier quelques années dans un pays anglo saxon où ils apprendront la principale langue du commerce international, sans parler de la possibilité de se constituer un carnet d’adresses toujours utile dans le milieu des affaires.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Voilà où nous en sommes aujourd’hui avec notre système éducatif, ce qui signifie que pour donner à chacun la chance qu’il mérite, il faudrait que l’Etat fasse un effort considérable. L’ennui c’est que cet effort ne sera pas fait,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; parce qu’on préfère &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;diminuer les impôts plutôt que d’investir dans la connaissance et la formation, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;comme l’avait recommandé François Bayrou pendant toute sa campagne présidentielle l’an passé. Au lieu de cela on décide de diminuer drastiquement le nombre de postes d’enseignants…pour alléger quelque peu les déficits publics creusés en grande partie par les baisses d’impôts. C’est cela la logique de Nicolas Sarkozy, qui a simplement oublié qu’un effort sur l’éducation bénéficie au plus grand nombre et développe la créativité de la nation entière. Mais chacun sait qu’il n’aime pas les grands nombres. C’est pour cela qu’il préfère faire plaisir aux milliardaires.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Libres, enfin libres !</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Michel ESCATAFAL)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 03 Jul 2008 10:35:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://michelescatafal.hautetfort.com/media/02/00/1218077321.jpg&quot; alt=&quot;betancourt.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1105296&quot; name=&quot;media-1105296&quot; /&gt;Libres, enfin libres&amp;nbsp;! La bonne nouvelle est&amp;nbsp;tombée hier soir, et elle était d’autant plus bienvenue qu’apparemment personne ne s’y attendait, y compris dans les plus hautes sphères diplomatiques. En fait seuls les responsables colombiens savaient qu’ils allaient tenter un assaut, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;pour libérer enfin quelques uns des otages retenus par les FARC, à commencer par la plus célèbre d’entre eux, Ingrid Betancourt. Cette dernière, ne l’oublions pas, était candidate à l’élection présidentielle en Colombie avant d’être enlevée, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;il y a six ans et demi, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;par un groupe révolutionnaire marxiste en guerre avec le pouvoir central depuis plusieurs décennies. C’est un beau succès pour le gouvernement colombien que l’on avait beaucoup critiqué, certains se demandant s’il avait réellement envie que les otages soient libérés. D’autres lui reprochaient de vouloir absolument une victoire par KO, ce qui signifiait pour lui la fin des FARC.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;En tout cas, on ne peut que se réjouir que les efforts faits par les autorités colombiennes pour infiltrer les guérilleros aient réussi, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;parce que d’une part certaines personnes captives depuis des années ont recouvré la liberté et d’autre part, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;parce qu’il est permis d’espérer que les révolutionnaires des FARC finiront par se rendre compte que la révolution qu’ils prônent &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;appartient définitivement au passé. En tout cas, le président Uribe sort très renforcé de ce scenario à la James Bond, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;où les otages se retrouvaient &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;libres &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;dans le même hélicoptère que celui qui était chargé jusque là de les surveiller. Un vrai coup de maître qui, à coup sûr, va lui valoir pour longtemps la reconnaissance des Colombiens, tout en lui conférant une autorité sur le plan international dont il manquait cruellement jusque là.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Quant aux otages ils vont rentrer chacun dans leur pays ou région, pour savourer ces instants de bonheur après une si longue captivité. Ingrid Betancourt, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;pour ne citer qu’elle, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;va&amp;nbsp;venir s’installer en France pour quelque temps. Elle va enfin pouvoir vivre avec ses enfants, ce dont elle a été privée trop longtemps par la folie de gens qui s’imaginaient se maintenir dans leur pouvoir par la barbarie et la terreur. A ce propos, je comprends que certains aient pu s’émouvoir quand, il y a quelques semaines et hier soir encore, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;le président de la République &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;avait offert une porte de sortie à ces révolutionnaires colombiens en échange de la libération des otages. Cela démontre que dans ces affaires, les choses sont beaucoup plus compliquées qu’elles n’y paraissent et qu’il ne sert à rien de vouloir jouer les apprentis-sorciers.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Et cela nous amène à évoquer le rôle joué par les différents gouvernements français depuis 2002. J’ai entendu Ingrid Betancourt remercier &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Nicolas Sarkozy, mais aussi Jacques Chirac et &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;son ami Dominique de Villepin. Cela signifie que la France depuis février 2002, je dis bien 2002, a déployé beaucoup d’efforts pour la libération d’Ingrid Betancourt. Ces efforts n’ont pas été couronnés de succès, notamment quand l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin avait envoyé (en 2005) une mission secrète sans avertir personne pour tenter de la faire libérer discrètement. La mission avait échoué, ce fut même un véritable fisaco qui aurait pu tourner au désastre. Comme quoi les meilleures intentions...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;En tout cas hier soir le bonheur était évident dans notre pays, et profitons de ce moment dans la période très difficile que nous vivons. On a même vu la classe politique unanime saluer cette libération sans montrer de signes évidents de récupération. Il n’aurait plus manqué que cela&amp;nbsp;! C’est la Colombie qui a libéré les otages qui vivaient sur son sol, un point c’est tout. De toute manière tout le monde était bien conscient &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;que la solution ne pouvait &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;venir que des Colombiens eux-mêmes. Dans ce cas le mieux était de les laisser faire, même si les solutions imaginées comportaient une part de risque, inhérente à ce genre d’affaires. Les Colombiens ont réussi, et c’est tant mieux pour les otages et sans doute aussi pour le peuple colombien. Quand à nous Français, il ne nous reste plus qu’à accueillir comme il se doit Ingrid Betancourt, notre compatriote, et à lui souhaiter longue vie. Nous aurons besoin d’elle dans les combats qu’elle mènera, notamment sur les questions liées à l’environnement où elle a toujours figuré en première ligne.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Libération sous le charme...</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Michel ESCATAFAL)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 21 Jun 2008 09:43:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1085324&quot; src=&quot;http://michelescatafal.hautetfort.com/media/00/02/965655870.jpg&quot; alt=&quot;carla.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1085324&quot; /&gt;En voyant la couverture de &lt;i&gt;Libé&lt;/i&gt; ce matin sur laquelle figure une grande photo de&amp;nbsp;Carla Bruni-Sarkozy, j’avoue que je suis de plus en plus perplexe à propos de ce journal qui, comme tant d’autres, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;semble être tombé sous le charme de cette dame…parce qu’elle est à la fois l’épouse du président de la République et «&amp;nbsp;épidermiquement&amp;nbsp;» de gauche. Voilà une nouvelle qui va rassurer les milieux populaires&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;En effet, si Madame Sarkozy est tellement de gauche, comment peut-elle approuver l’action de son président de mari qui, pour sa part, est tellement de droite&amp;nbsp;? Comment par exemple &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;exonérer aussi facilement l’ami de son mari, Brice Hortefeux, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;des mauvais coups qu’il distribue chaque jour aux immigrés sans papiers donc à des gens qui, théoriquement, devraient retenir prioritairement l’intérêt des gens de gauche&amp;nbsp;? Comment peut-on être de gauche et vivre sans se soucier réellement du sort réservé à des milliers de gens qui voient leur usine fermer ou délocaliser&amp;nbsp;? Certes elle dit bien qu’elle ne sent pas militante (qui en aurait douté&amp;nbsp;?) et qu’elle n’a jamais beaucoup voté, mais tout cela ressemble à une pantomime soigneusement mise en scène par Libération.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;A propos, on pourra noter qu’ils étaient cinq journalistes, pas un de mois, pour recueillir les confidences de la dame. A croire que la presse d’opinion est tombée bien bas pour assurer à la fois la promotion du dernier disque d’une chanteuse jusque là assez inconnue, et aussi la justification de la politique du mari de cette chanteuse, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;le président de la République. Désolé, mais je me refuse à tomber dans le panneau, et si la gauche est dans l’état où elle est, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;c’est parce que ceux qui sont censés la défendre en sont réduits à se glorifier de compter dans leurs rangs une fille de la grande bourgeoisie vivant comme une grande bourgeoise, ce que d’ailleurs je ne lui reproche pas, sans trop se soucier de ce qui se passe hors des beaux quartiers. C’est sans doute cela être «&amp;nbsp;épidermiquement&amp;nbsp;» de gauche, mais avec de tels défenseurs la droite libérale et populiste a de beaux jours devant elle.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Un dernier mot enfin, que faire devant tant d’arrogance futile&amp;nbsp;? Là est toute la question. Certes on peut toujours s’indigner ici ou là, mais la grande écoute se fait à la télévision et dans quelques journaux, dont Libération. Alors, il faut souhaiter que le peuple, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;de droite, de gauche, ou d’ailleurs, en arrive à se poser la question de savoir où tout cela le mène. Il a tous les &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;jours &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;les réponses du pouvoir chaque fois que surgit un nouveau problème&amp;nbsp;: on supprime, on casse, on libéralise.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Combien de temps faudra-t-il aux gens pour qu’ils réalisent que la droite sarkozienne, comme la gauche dite socialiste (type Libération) n’ont rien d’autre à proposer que cette société où règnent les inégalités les plus criantes, où l’ascenseur social ne fonctionne plus, où la solidarité n’est plus de mise. Une société enfin où Carla Bruni-Sarkozy est considérée par un journal de gauche comme authentiquement de gauche. A pleurer&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Un an déjà, mais surtout encore quatre ans!</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Michel ESCATAFAL)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 06 May 2008 09:26:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je ne vais pas faire aujourd'hui ce que tout le monde fait, à savoir consacrer mon billet à l'anniversaire de l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy. Tout d'abord parce que je maintiens que ce fut la plus grande erreur que les électeurs français aient pu faire depuis l'instauration du suffrage universel dans notre pays. Si je devais faire une comparaison, cela rappelle l'élection à la présidence de la République de Louis-Napoléon Bonaparte en 1848. Espérons que nous ne sommes pas partis pour un règne de 22 ans ! Ensuite parce que dans le monde il y a d'autres nouvelles qui méritent beaucoup plus de considération.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Parmi celles-ci il y a l'ouragan qui a dévasté la Birmanie avec sans doute la mort de 10.000 persnnes et beaucoup plus de sans-abris. C'est une catastrophe humanitaire majeure, une de plus dans un continent et un pays qui n'avaient pas besoin de ça. A ce propos, on retiendra que la France a envoyé une aide d'urgence de 200.000 euros, soit à peu près le prix d'un appartement à Nîmes ou à Avignon. C'est aussi cela la France de Nicolas Sarkozy! Certes je veux bien que, comme le disent nos gouvernants, les caisses soient vides, mais tout de même il y a des limites à ne pas franchir, d'autant que Bernard Kouchner est prêt à se rendre là-bas.&amp;nbsp;Reconnaissons que l'argent dépensé pour ce déplacement serait beaucoup plus utile s'il était envoyé pour l'aide aux sinistrés.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Dans un tout autre ordre d'idées, et c'est beaucoup moins dramatique,&amp;nbsp;il commence à y avoir en Europe une prise de conscience concernant les salaires et impôts payés par les personnes les plus riches des pays qui composent l'Union Européenne, plus particulièrement en Zone euro. Après la publication sur internet de la feuille d'impôts de tous les contribuables italiens par le ministère des Finances, publication qui a fait grand bruit, il y a en Allemagne un consensus qui se dégage pour que les entreprises qui versent des salaires, primes et dividendes énormes à leurs dirigeants soient pénalisées fiscalement. Il s'agit en effet de limiter à un million d'euros la déduction des revenus et des primes des grands patrons sur les impôts des entreprises. Au delà de cette limite, ils ne seraient déductibles qu'à 50%.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;C'est sans doute une bonne nouvelle pour le fisc allemand, même si nous savons bien qu'une grande offensive va être lancé par les intéressés en invoquant la liberté liée à la valeur du travail. J'ai même lu quelque part qu'un grand patron allemand en faisait une &quot;question de justice sociale&quot;. Cela rappelle ce que disait François Fillon à propos des régimes spéciaux de retraite, indiquant que &quot;c'était l'injustice la plus criante&quot;. Décidément le gouvernement français est bien sur la même longueur d'ondes que le patronat allemand ou français ou autre.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En France, et je terminerai là-dessus, le gouvernement veut essayer de récupérer quelque argent frais sur les multiples niches dans lesquelles se sont engouffrés les contribuables les plus riches. Le problème est qu'au-delà des belles paroles, cela concerne essentiellement des gens qui soutiennent Nicolas Sarkozy et ses amis. Dans ces conditions, gageons que cette &quot;chasse au gaspi&quot; va représenter peu de choses, et qu'elle va toucher les niches les plus faciles à atteindre, c'est-à-dire celles dans lesquelles &quot;il n'y a pas un chien méchant qui sommeille&quot; pour parler comme Jacques Chirac. Il est vrai qu'il est tellement plus facile de traquer les chômeurs qui refusent un travail à moins de trente kilomètres de chez eux. C'est cela la gouvernance de Nicolas Sarkozy et ses amis. Et dire qu'il y en a encore pour quatre ans !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Michel Escatafal&lt;/p&gt; 
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                <title>A propos du 1er mai...</title>
                <link>http://michelescatafal.hautetfort.com/archive/2008/05/01/a-propos-du-1er-mai.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (Michel ESCATAFAL)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 01 May 2008 10:10:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;img name=&quot;media-994674&quot; src=&quot;http://michelescatafal.hautetfort.com/media/00/02/1471971939.jpg&quot; alt=&quot;1808098844.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-994674&quot; /&gt;Le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; mai est un jour riche en symboles pour ce que certains appelaient autrefois la classe ouvrière&lt;/b&gt;. Les travailleurs, pour parler comme Arlette Laguiller, vont défiler pour quelques uns d’entre eux derrière la bannière de leur syndicat. Cela dit ces défilés, qui rassembleront tout au plus quelques centaines ou quelques milliers de personnes dans plusieurs grandes villes, n’impressionneront ni le patronat, ni le gouvernement. &lt;b&gt;Il y a longtemps que les syndicats ne pèsent plus ni sur la vie politique, ni sur la vie économique et sociale du pays.&lt;/b&gt; La CGT elle-même, malgré les rodomontades de son secrétaire général, est devenue presque autant un partenaire du MEDEF et du pouvoir qu’une organisation contestataire, et ce&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; d’autant plus qu’elle a depuis bientôt dix ans à sa tête un homme qui, comme ses prédécesseurs, veut durer à son poste de secrétaire général. La place doit être bonne, et peu importe que les militants soient contents ou pas&amp;nbsp;! &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Au fond Bernard Thibault est le parfait allié objectif de Nicolas Sarkozy qui, en retour, ne manque jamais de lui témoigner son affection&lt;/b&gt;. Bernard Thibault avale certes des couleuvres et même des anacondas, mais il garde son poste et peut afficher le fait de parler d’égal à égal (ou presque) avec un président de la République…appliquant point par point le programme du MEDEF. Pauvres travailleurs que nous sommes&amp;nbsp;! &lt;b&gt;Avec des syndicalistes de cet acabit, nous pouvons travailler ou en être retraité en paix.&lt;/b&gt; Le pire est que la compétition entre syndicalistes se limite aux faveurs que le pouvoir accorde à chacun et, bien entendu, le pouvoir est très gentil surtout avec les syndicalistes représentant les organisations les plus nombreuses.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Et pourtant, plus que jamais les syndicats auraient besoin d’être unis et offensifs face à un patronat qui reste ce qu’il est, et à un pouvoir où les hommes de droite, bien à droite, sont très nombreux (la droite dite décomplexée)&lt;/b&gt;. Ils en auraient d’autant plus besoin, que les &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;résultats sont là pour montrer que le poids des organisations syndicales françaises est dérisoire en termes de négociations, qu’il s’agisse de retraite, de droit du travail ou de salaires. &lt;b&gt;Les syndicats allemands sont autrement plus efficaces en termes de rémunérations, mais ils n’ont pas Bernard Thibault ou François Chérèque pour les défendre.&lt;/b&gt; Quand ils ont décidé de se battre, il n’y en a pas un pour trahir les autres afin de se voir attribuer le qualificatif de «&amp;nbsp;syndicaliste responsable&amp;nbsp;». Voir ce qu’a fait Bernard &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Thibault, pour ne citer que lui, dans la négociation sur les «&amp;nbsp;régimes spéciaux&amp;nbsp;».&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;De plus, les travailleurs français ont d’autant moins de chance de se faire entendre qu’ils ne peuvent même plus compter sur l’extrême-gauche révolutionnaire&lt;/b&gt;. Le Parti Communiste a vécu, Lutte Ouvrière aussi, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;et l’organisation qui était censée avoir repris le flambeau de la révolution, la Ligue Communiste Révolutionnaire, s’est trouvée &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;pour porte-parole et figure emblématique un homme qui n’a de cesse d’investir les médias, y compris les plus people. &lt;b&gt;Olivier Besancenot, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est en train de devenir le gendre idéal, et c’est pour cela qu’on va le retrouver dans l’émission de Michel Drucker dimanche prochain.&lt;/b&gt; Tout le monde connaissant les idées ultra gauchistes de Michel Drucker, il y a nombre de camarades qui vont s’étrangler ou faire des cauchemars. Pauvres travailleurs&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;En tout cas, si le personnel politique français de la droite à la gauche et même à l’extrême gauche se «&amp;nbsp;druckérise&amp;nbsp;», les députés travaillistes en Angleterre se rebellent au point de mettre Gordon Brown, le Premier ministre issu de leurs rangs, en grande difficulté.&lt;/b&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; C’est une réforme fiscale pourtant débattue il y a plusieurs mois dans l’indifférence générale qui a mis le feu aux poudres. Cette modification fiscale affectait il est vrai les bas salaires, et par les temps qui courent ce n’est pas très bienvenu y compris en Grande-Bretagne. La fronde des députés travaillistes a été telle, que Gordon Brown a été obligé d’accorder une compensation partielle aux 5 millions de ménages touchés par la réforme. Les Britanniques n’ont pas Bernard Thibault, ni Besancenot, mais ils ont des députés qui n’ont pas peur de brandir la menace de mettre en minorité le gouvernement qu’ils soutiennent.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Les députés travaillistes ne sont pas les seuls à être mécontents en Grande-Bretagne. A force d’injecter des doses toujours plus importantes de libéralisme, le peuple n’en peut plus&lt;/b&gt;. On diminue les pensions de retraite pour obliger les séniors à travailler plus longtemps…à moindre coût. On n’accorde pas d’augmentations de salaires ou si peu face à une augmentation constante du coût de la vie et ce, au moment où la City panse ses plaies après une crise financière qui a enrichi encore un peu plus les plus riches, au détriment des plus pauvres. Du coup les enseignants, les policiers, les gardiens de prison manifestent bruyamment leur mécontentement, y compris par la grève, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;sans oublier l'action des employés de la plus grosse raffinerie écossaise &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;qui a provoqué la fermeture du pipeline appartenant à BP, celui-ci&amp;nbsp;assurant 30% des besoins en pétrole de la Grande-Bretagne.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Bref la Grande Bretagne, pays modèle pour Nicolas Sarkozy, va mal tant sur le plan social qu’économique et Gordon Brown pourrait en supporter les conséquences électorales dès jeudi lors des élections locales&lt;/b&gt;. Même l’emblématique maire de Londres, Ken Livingstone est menacé à Londres ce qui était impensable il y a seulement quelques mois. Cela étant &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;en Grande-Bretagne, comme dans beaucoup d’autres pays, ce n’est pas une alternance qui va réellement changer les choses, la victoire probable du Parti Conservateur aux prochaines élections nationales ne pouvant qu’aggraver la situation. En outre, les Britanniques n’ont même pas la possibilité d’avoir recours à une troisième force pour changer la vie, comme j’espère que nous l’avons en France.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Michel escatafal&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>La Légion d'Honneur : une récompense ou une faveur ?</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Michel ESCATAFAL)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 25 Mar 2008 10:07:00 +0100</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;img name=&quot;media-921054&quot; src=&quot;http://michelescatafal.hautetfort.com/media/00/01/1252332886.jpg&quot; alt=&quot;672715196.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-921054&quot; /&gt;Même si nul ne conteste une forme de génie à l’empereur Napoléon 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;, il aura quand même accumulé les avatars pour notre pays.&lt;/b&gt; Tout d’abord il aura laissé la France «&amp;nbsp;tout petite&amp;nbsp;», pour reprendre son expression, après l’avoir reçue si grande. &lt;b&gt;Ensuite parmi les erreurs qu’il a faites, il y a eu la création de la Légion d’honneur (le 19 mai 1802), même si c’est sans doute une de celles qu’on lui reproche le moins&lt;/b&gt;. Et pourtant&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; on se demande bien pourquoi, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;en tant que fils de la Révolution, il a rétabli ce qui avait été supprimé après 1789, à savoir toutes les décorations de l’Ancien Régime. Peut-être était-ce une forme de démonstration prouvant que la Révolution avait vécu,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; et que désormais on allait vivre sous une nouvelle ère.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;De fait le 14 juillet 1804, quelques&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; mois avant d’être couronné empereur, le Premier Consul organisa la première remise de Légion d’Honneur destinée aux officiers méritants. Il fut d’ailleurs obligé de faire un tri, car avec toutes les guerres de la Révolution depuis Valmy (20 septembre 1792) jusqu’à Marengo (14 juin 1800), le nombre de soldats qui se sont illustrés est tout à fait impressionnant. Et ce n’était qu’un début car, peu après, il y aura des guerres contre toute l’Europe entre 1805 et 1815, avec de nombreuses victoires mais aussi quelques défaites retentissantes, dont Waterloo, qui mettront un terme à un empire dont la durée de vie n’aura pas dépassé une dizaine d’années.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Cela étant &lt;b&gt;la Légion d’Honneur&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; existe toujours, et chaque année à l’occasion du 14 juillet ou en début d’année, nous avons droit immanquablement à des nominations dont on peut penser qu’elles sont d’abord une faveur offerte à quelques amis du président en place&lt;/b&gt;, et en cela Nicolas Sarkozy ne fait que suivre ce que faisaient ses prédécesseurs. Là aussi, il n’y a pas eu la rupture annoncée, mais qui en doutait&amp;nbsp;? D’ailleurs il suffit de voir les noms des principaux récipiendaires pour en être convaincu. Entre Bernadette Chirac, Christian Clavier, Patrick Lelay qui devient commandeur, Valérie-Anne Giscard d’Estaing, pour ne citer qu’eux, on se demande bien au nom de quoi ces gens-là ont droit à cette distinction.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Si nous disons cela c’est parce que, comme chacun le sait, &lt;b&gt;la Légion d’Honneur est la plus élevée des distinctions nationales&lt;/b&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; avec, en outre, la particularité de pouvoir aussi être attribuée à des étrangers. &lt;b&gt;Elle est la récompense de mérites éminents acquis au service de la Nation, soit à titre civil,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; soit sous les armes&lt;/b&gt;, selon le code en vigueur depuis 1962. Cela précisé, &lt;b&gt;cette définition ne diffère guère de celle de la loi du 29 Floréal an X&amp;nbsp;:&lt;/b&gt; &lt;b&gt;«&amp;nbsp;récompenser les services civils et militaires exceptionnels rendus au pays&amp;nbsp;»&lt;/b&gt;.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Le mot exceptionnel indique bien que la manière dont cette distinction est octroyée de nos jours est&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; à l’opposé de ce qui devrait être fait.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Même Vladimir Poutine s’est vu décerner la Légion d’Honneur il y a deux ans, en 2006. Ce n’est certainement&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; pas la meilleure décision de Jacques Chirac, même s’il fait partie des responsables politiques qui se sont beaucoup trompés. Heureusement, Nicolas Sarkozy s’est un peu rattrapé puisqu’il a décoré Festus Mogae, le président du Bostwana pour avoir fait de son pays «&amp;nbsp;un modèle de démocratie&amp;nbsp;». Cela étant, je maintiens quand même que lui donner la Légion d’Honneur n’est pas dans l’esprit de la distinction telle que nous pouvons la concevoir&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Il ne l’est pas davantage, pour ne pas dire encore moins, quand il s’agit d’hommes politiques dont les principaux faits d’armes ont été de présider un Conseil Général ou Régional.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Et pourtant combien sont-ils à exhiber fièrement leur &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;petit insigne rouge à la boutonnière. Il y a aussi les gens de lettres qui figurent parmi ceux qui sont souvent décorés. Là aussi on peut se poser la question, car ce n’est pas parce qu’un écrivain a gagné le prix Goncourt que cela doit être considéré comme un évènement exceptionnel méritant pareille distinction. Tout le monde n’est pas Lamartine, Victor Hugo,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ou Zola.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Restent&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;b&gt;les sportifs, qui sont&amp;nbsp;sans doute les mieux acceptés parmi les récipiendaires, parce qu’ils représentent la grandeur du pays (ou ce qu'il en reste) et parce que les gens s’assimilent facilement à eux.&lt;/b&gt; Marie-José Pérec, Laure Manaudou, Zidane, Platini, Prost ou Hinault, ont porté très haut les couleurs de la France par les exploits qu’ils ont accompli dans les grandes compétitions. &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Certains sont même flattés de voir leur idole être décorée de la sorte, car ils considèrent que c’est aussi un peu à eux que l’on rend hommage, ce qui n’est pas tout à fait faux.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Malgré tout, ceux pour lesquels j’ai le plus d’admiration sont ceux qui refusent la distinction car, généralement, ils la refusent pour de très bons motifs.&lt;/b&gt; Le Curé d’Ars la refusa parce que cela ne rapportait pas d’argent&amp;nbsp;…qu’il aurait pu donner aux pauvres. D’autres la refusent par principe comme l’ont fait par le passé&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Sartre et Simone de Beauvoir, mais aussi Aragon, Jacques Prévert, et plus loin de nous Georges Sand, Maupassant ou Maurice Ravel.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Quelques uns enfin, dont les parents sont morts à la guerre la refusent parce qu’ils pensent, à juste titre, que ces derniers la méritent davantage qu’eux parce qu’ils ont versé leur sang pour la patrie.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Bref, je fais partie de ceux qui pensent que la plupart de ceux qui ont la Légion d’Honneur ne la méritent pas, et qu’en revanche beaucoup de ceux qui ne l’ont pas, mériteraient de l’avoir.&lt;/b&gt; Je suis surtout atterré de constater que finalement rien n’a changé dans notre monde depuis 1804. La Révolution se termina par une victoire de la bourgeoisie sur le petit peuple, le Tiers Etat devenant la classe dominante à la place de la noblesse et du clergé. Cette victoire se concrétisera définitivement avec l’Empire, ce qui n’empêchera pas les opportunistes de se glisser dans cette nouvelle aristocratie.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;La liste des légionnaires civils de la Légion d’Honneur de la promotion d’octobre 1803 en est l’exemple frappant. Les légionnaires appartenaient tous à la nouvelle classe sociale dominante, avec des noms célèbres encore aujourd’hui comme le régicide Fouché, l’ancien évêque Talleyrand, le chimiste Chaptal ou le cardinal Cambacérès. A côté de cela, nombre de soldats ou d’officiers qui avaient pourtant sauvé leur pays à maintes reprises n’y figuraient pas, pas plus d’ailleurs que les femmes dont on sait pourtant que leur rôle a été très important dans les années qui ont suivi la Révolution. Pour mémoire, je rappellerais qu’il faudra attendre presque cinquante ans pour voir une femme (Marie Duchemin) recevoir la Légion d’Honneur des mains du président Louis Napoléon Bonaparte.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;Voilà pourquoi, je persiste à dire que la Révolution avait fait œuvre utile en supprimant toutes décorations, y compris militaires, même s’il n’était pas rare dans cette catégorie que le nom du simple soldat puisse côtoyer celui de son général.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;b&gt;En tout cas, si on devait garder à l’avenir cette distinction bicentenaire, il faut souhaiter qu’elle soit attribuée selon des critères qui n’aient rien à voir avec le copinage. Ce serait aussi une certaine manière de montrer que l’Etat ne saurait être colonisé par un parti, un clan, ou une classe sociale.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Le salarié français travaille, mais ne cache pas ses inquiétudes</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Michel ESCATAFAL)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 12 Feb 2008 17:15:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Aujourd’hui nous n’allons pas trop parler de Nicolas Sarkozy &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;sauf pour noter qu’hier en Guyane, après avoir promis la lune aux Français, il les a invité à aller voir ce qui se passe sur Mars. C’est sa manière à lui d’élever les débats&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; après avoir longuement côtoyé les sous-sols de la politique&lt;/b&gt;. Allez, cessons de persifler sur un homme qui se dit blessé (le pauvre&amp;nbsp;!), et malmené comme personne ne l’a été avant lui, notamment par la presse. Cependant, nous lui ferons remarquer &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;que s’il y a un homme politique qui s’est beaucoup servi des médias c’est bien lui, et qu’il a jusque là largement bénéficié de leur complaisance, y compris et surtout pour se faire élire président de la République.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;De plus, en leurs temps le général de Gaulle et, après lui, Valéry Giscard d’Estaing ont eux aussi subi les attaques ou les sarcasmes de la presse, ce qui ne les a pas empêchés&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; de rentrer dans l’histoire à un rang enviable. Le général de Gaulle pour sa dimension historique et pour avoir donné à notre pays les institutions que nous connaissons, et Valéry Giscard d’Estaing pour avoir avec Raymond Barre, son Premier ministre, fait de la France un modèle en Europe sur les plans économique et budgétaire à une période très difficile (1976-1980). Cela dit, Nicolas Sarkozy est déjà rentré dans l’histoire, mais pour des motifs qui font davantage penser au règne de Louis XV («&amp;nbsp;Après moi le déluge&amp;nbsp;») qu’à celui d’Henri IV.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;Nous allons arrêter là sur le sujet Sarkozy, inépuisable au demeurant ne serait-ce qu’avec ce qui se passe à Neuilly,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; pour parler d’une Europe dont on ne parle presque jamais, celle du travail&lt;/b&gt;. En effet, &lt;i&gt;Monster&lt;/i&gt; qui est le leader mondial des offres d’emploi en ligne a fait une enquête en Europe sur le nombre des arrêts de maladie posés par les salariés, et sur la satisfaction qu’ils éprouvent dans leur travail. Cette enquête qui porte sur 27000 salariés européens, dont 4000 français, permet de balayer certaines idées toutes faites, comme il y en a tant en France et dans l’Union Européenne.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;Essayons donc d’examiner de près les résultats, tout d’abord en ce qui concerne les arrêts maladie. &lt;b&gt;Selon l’imagerie européenne, le Français&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; passe volontiers pour quelqu’un qui, bénéficiant d’un droit du travail plus protecteur qu’ailleurs, s’exonère facilement d’aller au travail&lt;/b&gt; pour peu qu’il ait un ennui&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; particulier, ou tout simplement parce qu’il a envie de temps en temps de prendre du bon temps. Et dans ce cas, quoi de mieux que d’inventer un état de fatigue ou une migraine pour ne pas aller travailler. &lt;b&gt;Et bien, ce comportement est une légende d’après l’enquête de &lt;i&gt;Monster.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;En France, en effet, à peine un salarié sur quatre (25%) déclare avoir posé un arrêt maladie au cours de l’année&lt;/b&gt; et seulement 10% ont pris entre 1 et 2 jours. Ces chiffres se situent&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; tout à fait dans la moyenne européenne, voire même un peu en dessous. &lt;b&gt;Ils sont en tout cas nettement inférieurs à ceux des Belges et des Irlandais qui admettent avoir posé, à hauteur respectivement de 47% et 46%, un ou plusieurs jours d’arrêt maladie.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;A noter que la Belgique et l’Irlande sont les deux pays dans l’Union Européenne où le nombre de jours de congés est le plus faible avec 20 jours par an, plus les jours fériés. Les Anglais pour leur part ne comptent plus les arrêts maladie, c’est même une plaie dans certains secteurs, mais ils ont une durée de travail journalière et hebdomadaire plus longue qu’ailleurs. A contrario, en République Tchèque où le nombre de jours de congés peut aller jusqu’à 40 jours, seulement 9% des salariés avouent avoir posé des jours d’arrêt maladie.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Au vu de ces chiffres, on serait tenté de dire que plus il y a de jours de congés octroyés aux salariés dans l’année, moins il y a d’arrêts maladie. Et bien ce n’est pas exact &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;parce qu’au Danemark, pays dont Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy ou Xavier Bertrand nous vantaient ou nous vantent sans cesse les mérites, 13% des salariés déclarent poser plus de quatre jours d’arrêt maladie abusif (9% pour la moyenne européenne). Et pourtant les Danois bénéficient d’un des dispositifs les plus favorables avec 30 jours de congés par an.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;b&gt;En ce qui concerne la satisfaction au travail, les Français se situent plutôt dans le bas de l’échelle par rapport à la moyenne européenne&lt;/b&gt;. Les habitants de notre pays sont parmi les moins satisfaits de leur travail puisque 67% d’entre eux envisagent de «&amp;nbsp;se recycler&amp;nbsp;», moins que les Espagnols (82%) ou les Finlandais (70%), mais plus que l’ensemble des Européens qui ne sont que 59% à envisager de changer de carrière. &lt;b&gt;Faut-il y voir le contexte politique actuel de notre pays où l’impuissance de nos gouvernants à résoudre les problèmes apparaît criante&amp;nbsp;? Peut-être. En tout cas, ils ne sont que 7% à se dire satisfaits de leur carrière actuelle, contre 14% en Hongrie, 13% en Allemagne, 12% au Danemark et 11% en Suède.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Enfin, il y a un pourcentage qui &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;interpelle&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; tout particulièrement. Les Français&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; nous l’avons vu expriment une insatisfaction à propos de leur carrière, mais 7% seulement avouent&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; qu’ils ne peuvent pas se permettre de voir diminuer leurs revenus, contre 24% pour les Irlandais, 20% pour les Suisses et les Britanniques et 13% pour la moyenne européenne. &lt;b&gt;C’est peut-être une interprétation personnelle, mais si nos compatriotes sont si peu nombreux à souligner la peur de voir leurs revenus diminuer&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; en cas de changement de carrière, au contraire de leurs collègues européens, c’est &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;parce qu’ils sentent dans leur for intérieur qu’ils n’ont plus rien à perdre&lt;/b&gt;. Ah le problème du pouvoir d’achat&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;J’espère que Nicolas Sarkozy, son Premier ministre dont nul ne sait trop ce qu’il fait, ou son ministre du Travail qui ne pense qu’à s’installer à Matignon ou à Bercy, étudieront de près cette enquête et certains de ses résultats. &lt;b&gt;Celle-ci&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; montre à l’évidence&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; à la fois l’inquiétude des Français qui, pourtant, travaillent souvent plus que les autres et sont généralement plus productifs, mais aussi une forme de fatalité, de lassitude sur leur devenir&lt;/b&gt;. Ils ont été abreuvés de promesses auxquelles de bonne foi ils ont cru, mais à présent est venu le temps des désillusions. &lt;b&gt;Ils n’ont plus confiance, et c’est en cela que Nicolas Sarkozy et son gouvernement sont tellement coupables, parce que sans la confiance en l’avenir, un pays ne peut pas durablement se redresser.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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