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06/03/2014

Les mauvaises nouvelles se ramassent à la pelle pour l’UMP…

Cette fois c’est parti, le pacte de responsabilité va se mettre en place envers et contre tout ou presque tous. C’est plutôt une bonne nouvelle pour le pouvoir, et aussi, disons-le franchement, pour l’économie du pays, même si ce pacte ne changera pas réellement les choses en quelques mois. C’est plutôt à moyen-terme, c’est-à-dire à échéance de deux-trois ans, que l’on en percevra les premiers vrais effets…ce qui devrait bien tomber, puisque cela nous mène à 2016-2017. Suivez mon regard ! Sera-ce suffisant pour F. Hollande ? Sans doute pour peu que les affaires aient repris, et que la France puisse de nouveau se retrouver en situation de créer des emplois durables, conséquence de la compétitivité retrouvée de l’économie française.

Certes on va me dire que sur le papier ces hypothèses paraissent crédibles, mais passer du rang d’hypothèse à celui de réalisations n’est pas acquis loin de là. Il n’empêche, pour la première fois depuis bien longtemps, le dialogue social dans notre pays semble fonctionner, même si les syndicats disposés à le faire fonctionner (CFDT, CFTC et CGC) sont plutôt minoritaires en termes de représentation. Néanmoins les syndicats qui se considèrent comme majoritaires (CGT et FO), ne peuvent guère se réclamer de représenter le monde du travail dans la mesure où seuls 7.8% des salariés sont syndiqués, contre, par exemple, 23% en Allemagne. Au passage on notera que les jusqu’au- boutistes  de la CGT et de FO, qui ne signent jamais quoi que ce soit, n’ont guère fait avancer les choses avec cette stratégie constamment négative.

De même, on n’a pas besoin d’être un grand spécialiste des relations sociales, pour comprendre que c’est au niveau des branches que l’on peut déterminer plus facilement les possibilités de création d’emplois, et non pas au niveau global. La centralisation c’est bien aux yeux de la CGT, mais c’est complètement dépassé dans une économie mondialisée. On peut le regretter, mais c’est ainsi. Fermons la parenthèse pour noter qu’il était de toutes façons impossible pour le patronat de s’engager sur des objectifs chiffrés, y compris au niveau des branches.

On embauche quand les carnets de commandes sont pleins, et que ces commandes portent sur des produits dégageant beaucoup de trésorerie. C’est aussi de cette manière que l’on peut vraiment faire de la recherche et du développement, afin de pouvoir se lancer à la conquête d’autres marchés avec de nouveaux produits. C’est surtout ainsi que nos entreprises pourront retrouver de la compétitivité, et celle-ci passe par une reconstitution des marges, celle-ci étant favorisée dans un premier temps par une baisse des charges. Enfin, avant de critiquer quelque chose qui n’est encore qu’à l’état de projet, attendons de voir comment évolueront les choses, et réjouissons-nous de voir que le président de la République veut essayer d’aller de l’avant, ce que personne n’a fait depuis des lustres...en particulier l’UMP qui a pourtant eu le pouvoir pendant 10 ans entre 2002 et 2012.

Et puisque je parle de l’UMP, je voudrais en profiter pour écrire que ses dirigeants et ses militants reçoivent de plein fouet un certain nombre de nouvelles qui ne sont pas faites pour leur donner le moral. D’abord l’INSEE vient d’annoncer que le taux de chômage, au sens du Bureau International du Travail, a très légèrement baissé au quatrième trimestre, avec de surcroît une amélioration déjà entrevue précédemment sur le chômage des jeunes (moins de 24 ans) qui a reculé de 2.6% sur un an. C’est quand même une bonne nouvelle, même si évidemment cela demande confirmation. En revanche l’UMP et ses militants ne sont pas contents du tout. La preuve, J.F. Copé (mais qui aujourd’hui écoute J.F. Copé ?) recommande au gouvernement « de faire profil bas et de ne pas mentir à tous les Français qui sont touchés de plein fouet par le fléau du chômage ». Quant aux forumers (par exemple ceux du Figaro), ils lancent leurs salves de poncifs, qui en traitant le gouvernement « d’enfumeurs », ou qui parlant de « tripatouillages » dans les chiffres, récitant une leçon bien apprise.

Il est vrai qu’être militant à l’UMP, voire à l’UDI ne doit pas être très confortable par les temps qui courent. Ce doit même être horrible, avec ces deux derniers jours en plus de cette statistique sur le chômage ô combien dérangeante, l’affaire Buisson sur laquelle je me m’étendrais pas, car je n’aime pas parler de ce genre de choses...qui ne peuvent profiter qu’au Front National. Comme si ce parti avait fait ses preuves dans les villes où ses candidats ont été élus ! Cela étant, là aussi un forumer du Figaro n’hésite pas à affirmer que l’affaire Buisson est « une affaire politico-médiatique montée par des officines socialistes pour encore stigmatiser l’ancienne majorité ». Rien que ça ! Quand on lit de pareilles sottises, on se dit facilement que la politique ne rend pas intelligent, et en écrivant cela je suis gentil.

Un dernier mot enfin pour noter qu’on n’entend plus du tout parler du MoDem. Au fait existe-t-il encore, maintenant qu’il s’est fondu dans l’UDI ?  Et dire que des dizaines de milliers d’entre nous ont milité pour un parti qui se proposait de faire de la politique autrement ! Il semble déjà que cela fait une éternité, et le pire est que F. Bayrou n’est même pas sûr de devenir maire de Pau, après être passé avec armes et bagages dans les rangs de l’annexe de l’UMP. Si j’emploie le mot « annexe », c’est parce que l’UDI  n’existe que grâce aux accords passés avec l’UMP…qui sont loin d’être une garantie de succès aux élections municipales. Ah, la politique !

Michel Escatafal

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