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05/07/2013

Une situation inédite dans la Cinquième République...une de plus!

Alors que le déficit commercial de la France s’est de nouveau creusé au mois de mai (1.5 milliards d’euros), ce qui nous promet pour la fin de l’année un déficit cumulé de plus de 60 milliards, preuve par parenthèse que peu a été fait pendant de nombreuses années pour éviter que notre pays perde des parts de marché, la France s’agite autour du rejet des comptes de campagne de N. Sarkozy. Quel psychodrame aux yeux de ses derniers soutiens à l’UMP ! Et pour ajouter à ce psychodrame, l’intéressé a annoncé à grand fracas une démission…qui n’est pas possible, parce qu’il est membre de droit du Conseil Constitutionnel. Le savait-il quand il a déclaré qu’il démissionnait ?

Pour ma part je ne l’affirmerais pas, dans la mesure où on sait que l’ancien président de la République réagit très vite, pour ne pas dire sur-réagit très rapidement à l’annonce de toute nouvelle, surtout quand elle lui est défavorable. En tout cas, sur cette affaire, on aurait tendance à dire qu’il est allé beaucoup plus vite que la musique, parce qu’il aurait dû savoir qu’il ne pouvait pas démissionner de cette institution qui a autorité sur l’ensemble des institutions françaises…ce qui fait désordre pour un ancien président. A moins qu’il considère que le fait de ne pas siéger soit déjà quelque part une sorte de démission. Quelle mascarade !

Cependant cette affaire, assez invraisemblable pour le candidat d'un des deux partis de gouvernement, fait une fois de plus parler de N. Sarkozy, ses supporters espérant qu’il passe pour un martyr. Et justement dans notre pays on aime bien les martyrs. Cela dit, les Français peuvent-ils faire confiance à un ancien président, qui non seulement a mené une politique qui a obéré durablement les finances de l’Etat dans des proportions inconnues en temps de paix, mais qui a aussi fini par ruiner son parti, lequel en est réduit à quémander de nouveau de l’argent à ses militants pour ne pas se retrouver en cessation de paiement. On ne trouve pas 11 millions d’euros comme cela, même à l’UMP !

Pour les proches amis de N. Sarkozy, la décision du Conseil Constitutionnel est à la fois révoltante et politique, en précisant quand même que le Conseil Constitutionnel dans son ensemble est loin d’être un repaire de gauchistes…ce que semblent oublier des gens comme C. Estrosi. D’ailleurs il est amusant ou triste, comme on veut, de constater que les mêmes qui soutiennent N. Sarkozy se réjouissaient quand le Conseil constitutionnel a invalidé la fameuse et stupide taxe à 75% proposée par le gouvernement. Ah la logique dans tout cela ! Mais tout cela n’est rien à côté des propos de l’ancien chef de l’Etat lui-même, qui n’hésite pas à évoquer « une situation inédite » dans la Cinquième République. Oui c’est vrai, c’est une situation inédite, une de plus avec N. Sarkozy, serais-je tenté de dire.

Finalement tout cela aura occulté la décision de François Hollande de mettre fin aux fonctions de Delphine Batho, la ministre de l’Ecologie, qui avait fini par se croire plus écologiste que les écologistes, au point de pouvoir s’exonérer de la solidarité gouvernementale. Décidément notre président de la République est bien mal entouré par ses ministres et les parlementaires se réclamant de sa majorité. Quelle équipe ! Aux yeux de beaucoup d’observateurs, là est le principal problème de F. Hollande, et sa grande faiblesse. Une faiblesse que ne peut que provoquer la défiance des Français, avec les conséquences que l’on connaît en termes de consommation. Or justement, compte tenu du fait que les impôts ne rentrent pas comme espéré, des rentrées plus importantes de TVA feraient du bien au déficit de l’Etat, dont on sait déjà qu’il sera supérieur aux objectifs du gouvernement, ce qui n’est une surprise pour personne.

Reste quand même une bonne nouvelle que nous a délivrée la BCE, à savoir que les taux d’intérêt resteront bas, ce qui entraîne quasi automatiquement une baisse de l’euro. Or, nombre de chefs d’entreprise regrettent le niveau élevé de la devise européenne par rapport au dollar. Certes l’Allemagne ou les Pays-Bas s’accommodent parfaitement d’un euro fort, grâce aux efforts faits pour se positionner sur des produits innovants dégageant beaucoup de trésorerie, mais ce n’est pas le cas de notre pays où la recherche et l’innovation n’ont pas été aidées suffisamment pendant des années. En disant cela on en revient à la politique de l’ancien président, toujours lui. Inutile d’insister sur le sujet, mais, une fois encore, cette période 2007-2012 aura été un véritable désastre pour la France.

Michel Escatafal

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