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02/08/2012

C'est l'été, les vacances...mais gare aux accidents

Cette fois ça y est, tout le personnel politique est en vacances, à commencer par le président de la République et son gouvernement, même si la vigilance sera de règle pour être immédiatement réactif à la moindre alerte.  C’est en tout cas le message qui passe en boucle à la radio et à la télévision, avec des ministres qui, du coup, restent en France pendant leurs congés d’été, ce que personnellement je trouve très bien ou plutôt « normal », pour reprendre un le mot à la mode depuis l’élection de F. Hollande. On avait d’ailleurs besoin de cette forme de normalité, après l’agitation permanente qui caractérisait son prédécesseur que l’on voyait toujours et partout, ce qui fatiguait les Français. Certes on voit aussi beaucoup F. Hollande, mais on le voit surtout en train de serrer des mains ou de faire des photos avec les Français, sans oublier de nous abreuver de paroles apaisantes dans un contexte pourtant très difficile pour notre pays. Force est de reconnaître que ça marche plutôt bien, et que les Français apprécient cette attitude qui fait tout pour ne pas les stresser davantage, là où N. Sarkozy ne cessait de les opposer les uns aux autres, comme si les habitants de notre pays devaient vivre dans un perpétuel conflit.

En fait les seuls qui semblent réellement mécontents, en dehors (hélas trop nombreux) de ceux qui craignent pour leur emploi, ce sont les personnalités politiques de l’UMP. Pour eux, qui ont laissé pendant cinq ans se détériorer la situation dans notre pays, avec les terribles conséquences que l’on connaît sur le plan économique et social, pour eux dis-je, ce qui compte en ce moment c’est la présidence de l’UMP. Une élection qui jusqu’en novembre va rendre encore plus virulents les plus virulents des leaders UMP, et qui fait dire des bêtises à des gens qu’on croyait plus sérieux dans l’approche de la vie politique. En disant cela je pense à Nathalie Kosciusko-Morizet, qui n’a semble-t-il toujours pas digéré de s’être fourvoyée en étant la porte-parole de N. Sarkozy version Buisson pendant la campagne présidentielle, ou encore à Bruno Le Maire qui se croit obligé de paraître plus démagogique encore que des gens comme C. Estrosi, ce qui n’est pas réjouissant.

Et puisque je parle de C. Estrosi, je voudrais souligner ses dernières trouvailles pour faire parler de lui, qui concernent  à la fois le sport et la politique. Le sport, en n’hésitant pas à s’attribuer une part dans les victoires des nageurs français aux Jeux Olympiques, ceux-ci (C. Muffat, Agnel et Lefert) étant considérés comme « ses enfants » parce qu'ils s'entraînent à Nice, et la politique en déposant une proposition de loi visant à « supprimer le plafond des 35 heures en donnant la responsabilité aux partenaires sociaux de négocier la limite hebdomadaire dans des accords de branche ». Rien que ça ! Simplement C. Estrosi a oublié que la droite a été au pouvoir entre 2002 et 2012, et qu’elle n’a jamais remis en cause les 35h…sauf en paroles. Il a même oublié que la loi sur les 35h a fait le bonheur de nombreuses grandes entreprises en annualisant le temps de travail. La preuve, on entend rarement le Medef dire du mal de cette loi, preuve que C. Estrosi se trompe de cible quand il évoque ce sujet…comme tous les autres.

En parlant des 35h, on évoque nécessairement le dispositif des heures supplémentaires défiscalisées, si cher à N. Sarkozy et à l’UMP, dont personne ne peut dire exactement ce qu’il rapportait réellement aux salariés, parce que les gens qui étaient censés bénéficier de cette mesure ne payaient très souvent que peu  (ou pas) d’impôt sur le revenu. En outre, contrairement à ce qu’on essaie de nous faire croire, la possibilité de faire des heures supplémentaires existe toujours, mais les patrons paieront des cotisations. Enfin, on peut imaginer que dans les entreprises où le carnet de commandes est plein, les chefs d’entreprises se diront qu’il vaut peut-être mieux embaucher des gens en CDD, plutôt que d’essayer de «  tourner » avec les heures supplémentaires. Dans ce cas, c’est vrai, les employés feraient peut-être un peu moins d’heures supplémentaires, mais d’autres trouveraient la possibilité de travailler. Enfin, dernière remarque de bon sens, ce cadeau fait aux entreprises et à certains de leurs employés coûtait très cher à l’Etat…surtout, comme le disait F. Fillon au début du quinquennat précédent, quand l’Etat est en faillite ». Au passage, il l’était beaucoup moins en 2007 qu’en 2012 !

Cependant, le plus triste dans tout ça est de voir l’UMP faire semblant de défendre les classes moyennes ou celles qui ne le sont plus, alors que si nous sommes dans cette situation c’est parce qu’on n’a pas cessé de distribuer de l’argent…à ceux qui avaient le plus. Et je ne crois pas que cela sera suffisant pour tromper le peuple dans les années à venir, quand l’UMP se sera trouvé un nouveau président pour affronter les échéances électorales. Au fait qui sera-t-il ce président ? J.F. Copé, B. Le Maire, N. Kosciusko-Morizet ou F. Fillon, lequel va devoir mettre entre parenthèse pendant quelque temps sa campagne électorale, à cause de l’accident de scooter qui a interrompu ses vacances chez le patron de Ferrari ? Peu importe au fond, l’essentiel étant que le peuple français se rappelle des dix dernières années de la droite au pouvoir, et plus particulièrement des cinq années où F. Fillon était le Premier ministre de N. Sarkozy. Théoriquement cela devrait laisser l’UMP dans l’opposition pour de nombreuses années !

Michel Escatafal

 

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