30.10.2009

Tout cela donne le tournis...

La présidence belge de l’Union Européenne, qui va commencer le 1er juillet 2010, va disposer pour ses six mois d’activité d’un budget de 100 millions d’euros, ce qui paraît beaucoup. Toutefois cela ne représente qu’environ 58% des dépenses de la présidence française l’an passé. D’ailleurs le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes belge, Olivier Chastel,  ne se prive pas de dire, à ceux qui trouvent la note salée dans le royaume, qu’avec 100 millions ce sera « une présidence sobre et ambitieuse. Et d’ajouter perfidement : « On est largement en dessous de la France, qui avait dépensé 171 millions ».

 

Décidément dès qu’il s’agit de dépenses liées à l’activité de notre président, qui est aussi Premier ministre et ministre de tous les ministères, la France se situe toujours en tête du peloton. D’ailleurs le tarif moyen pour une présidence européenne se situe entre 70 et 80 millions d’euros, sauf pour l’Allemagne qui avait dépensé 180 millions au premier semestre 2007. Evidemment nous ne pouvions pas faire moins que notre voisin allemand, sauf que notre pays connaissait déjà l’an passé une explosion des déficits qui allait nous amener à la dramatique situation dans laquelle nous nous trouvons, et aujourd’hui moins que demain. Cela dit, j’ai noté la relative gentillesse de la Cour des Comptes qui par la voix de son président, Philippe Seguin, parle d’opérations « mal programmées » avec en outre « un certain nombre de dérives et un certain nombre d’erreurs ». Qu'en termes choisis ces choses-là sont dites!

 

Néanmoins, au Quai d’Orsay, on a trouvé immédiatement la parade pour expliquer ce que la Cour des Comptes appelle des « dérives », en affirmant péremptoirement que « l’on attend davantage d’une présidence française ». On aurait pu ajouter surtout quand celui qui assure la présidence française s’appelle Nicolas Sarkozy, le dirigeant que le monde entier nous envie…et que les Français dans leur grande majorité ne savent pas apprécier. Et comme si son pouvoir n'était pas suffisant, notre président de la République s’était mis dans l’idée de ressusciter l’empire romain en essayant, au demeurant sans grand succès, de revitaliser l’Union pour la Méditerranée...dans l'espoir évidemment d'en avoir le leadership.

 

Résultat, le 13 juillet 2008, Nicolas Sarkozy a réuni à Paris un sommet pour cette U.P.M.avec à la clé un dîner pour les 43 chefs d’Etat présents qui a coûté plus d'un million d'euros, soit 5050  euros par personne. Et pour l’anecdote, on apprend qu’une douche (entre autres aménagements de locaux avec sanitaires) a été installée pour l'occasion à l'endroit où se tenait le sommet, le coût global depassant 245.000 euros. Au total cette réunion aurait coûté 16,6 millions d’euros. On comprend pourquoi la Cour des Comptes parle d’un « épisode pas très glorieux du point de vue des finances publiques ». Cela étant quand on atteint 150 milliards d’euros de déficit budgétaire, on n’est plus à quelques millions d’euros près. Malgré tout 245.000 euros pour l’installation d’une douche et quelques aménagements de locaux avec sanitaires c’est quand même beaucoup, à moins que la douche ne soit dorée à l’or fin. Et le pire est qu’elle n’aurait même pas servie!

 

Et pendant ce temps le contribuable français souffre de plus en plus, sauf ceux qui sont protégés par le bouclier fiscal auquel il est absolument interdit de toucher. Entre le décompte final des impôts, les taxes d’habitation ou foncières très souvent en hausse significative, sans oublier les assurances, l’eau, le fuel pour le chauffage avant l’hiver, les charges de l’immeuble, bref chaque fois qu’il va chercher son courrier c’est la peur qui envahit notre contribuable. Elle l’envahit d’autant plus qu’il a comme chaque mois ses crédits à rembourser, sachant que son banquier ne lui fera pas de cadeau s’il dépasse son découvert…alors que ses impôts ont permis à l’Etat de consentir des prêts a sa banque comme aux autres, il y a quelques mois.

 

Tout cela sur fond d'une dette publique qui devient de plus en plus abyssale, au point que l'impôt sur le revenu payé par les Français est nettement insuffisant pour en payer les intérêts, je dis bien les intérêts, alors qu'en 1980 un tiers seulement de cet impôt suffisait malgré des taux infiniments plus élevés. Cela les Français commencent à le réaliser, et c'est ce qui me fait dire que les mois à venir pourraient être difficiles pour le pouvoir. Les Français ont compris que le temps des illusions est passé, et ils savent à présent que l’addition à payer sera très sévère et va concerner plusieurs générations. Et ce n’est pas la résurgence des débats surannés sur l’identité nationale qui va détourner leur attention, car désormais une bonne majorité des Français ne fait plus confiance à Nicolas Sarkozy pour résoudre leurs problèmes.

 

Au contraire ils ont le sentiment d’avoir été floués par un homme qui leur promettait tout et le reste, sans en prévoir le financement. Notre président de la République ne sait pas compter, surtout quand il s’agit du budget de la France, sinon comment expliquer une telle explosion de nos déficits. Espérons simplement que les Français auront conscience de l’impasse dans laquelle les conduit un président qui s'est attribué tous les pouvoirs. Espérons aussi qu'ils se rappelleront que chaque fois que notre pays s'est trouvé dans pareille situation le prix à payer en a été démesuré. 

 

Michel Escatafal

27.10.2009

Un évènement considérable...

Un évènement considérable est sur le point d’arriver en 2010, et pourtant l’information n’est quasiment pas reprise en France. Il est vrai que dans notre beau pays toutes les informations tournent autour de Nicolas Sarkozy et son gouvernement, avec des débats surréalistes comme celui qui resurgit sur l’identité nationale, ou encore des crimes abominables qui hélas font de temps en temps l’actualité, sans oublier les stupides comportements des supporteurs de football. Voilà où en est l’information dans notre pays. Et qu’on ne vienne pas me dire que j’exagère, car hier après-midi j’étais en voiture et j’ai écouté les informations à plusieurs reprises, avec chaque fois les mêmes litanies. Rien que sur l’affaire du report du match OM-PSG, il y a eu pas moins de trois interventions d’hommes politiques, dont celle du Premier ministre qui n’a vraiment rien d’autre à faire. « Panem et circenses » comme disait avec mépris Juvénal. Cela dit je reviens à mon propos initial, à savoir le fait que l’économie indienne dépasserait son homologue chinoise pour ce qui concerne la croissance en 2010.

En effet, les experts de la Banque Mondiale prévoient une croissance de 8% pour l’Inde l’année prochaine, et « seulement » si j’ose dire de 7,7% pour la Chine. C’est effectivement une véritable révolution, car depuis la fin des années 70 la Chine avait pris une avance considérable sur son voisin indien, lequel  n’a réellement commencé à décoller qu’au début des années 90. D’ailleurs si l’on compare le PIB des deux pays, il y a encore une différence considérable entre eux puisque le PIB de la Chine est estimé à 4 200 milliards de dollars contre 1200 milliards à l’Inde. Toutefois, compte tenu des caractéristiques des deux économies, les experts sont persuadés que la crise a moins touché l’Inde que la Chine, cette dernière étant beaucoup plus tributaire des exportations.

A ce propos, essayons de voir à travers quelques statistiques les caractéristiques des deux géants asiatiques, en notant tout d’abord que leur population est aujourd’hui très proche, la Chine comptant à ce jour 1,34 milliards d’habitants contre 1,2 milliards à l’Inde. Et si l’on regarde la démographie  des deux pays, il est vraisemblable qu’à court terme l’Inde aura non seulement rattrapé la Chine, mais l’aura dépassée,  l’Inde ayant  une population plus jeune puisque la tranche d’âge 0 à 14 ans représente 32% de la population totale contre 21,4% à la Chine. Dans le même registre, la Chine a 7,6% de sa population qui a plus de 65 ans contre 5,6% pour l’Inde. Surtout l’indice de fécondité est infiniment plus élevé en Inde (2,72) qu’en Chine (1,79), celui-ci se situant en deçà de celui de la France (1,92). Pour ce qui concerne l’espérance de vie, celle-ci reste plus élevée en Chine (71,8 ans) qu’en Inde (63,5 ans). Enfin, pour en terminer sur le sujet, la population urbaine est de 40,8% en Chine, nettement supérieure à celle de l’Inde qui atteint à peine 29%.

Sur le plan économique la Chine est numéro un mondial pour la production de blé, coton, pommes de terre, riz, thé, ovins, porcins et production halieutique. Toujours dans le domaine agricole la Chine est numéro deux pour le maïs et numéro trois pour la canne à sucre et les bovins. Au total l’agriculture représente 12% du PIB de la Chine, contre 48% pour l’industrie. Dans l’activité industrielle, la Chine est numéro un mondial pour le charbon, l’étain, le fer, le plomb et le zinc. La Chine a aussi la cinquième production de pétrole dans le monde et la quinzième pour le gaz naturel. A noter que la production hydroélectrique chinoise représente un peu plus de 15% de la production d’électricité, le nucléaire ne représentant qu’un peu plus de 2%. Enfin les services représentent pour leur part 40% de la richesse nationale.

Sur tous ces plans  l’Inde n’a pas les mêmes caractéristiques. Déjà l’agriculture représente 18% de l’activité, mais l’Inde n’est numéro un mondial que dans la production de millet, et elle est numéro deux pour le blé, le bois, la canne à sucre, le riz, le thé et les bovins. Sur le plan des ressources minières, l’Inde est numéro trois pour le charbon, numéro quatre pour le fer, numéro vingt-trois pour le gaz naturel et vingt-deux  pour la production de pétrole. Au total  le poids de l’industrie représente à peine plus de 27% du PIB, soit nettement moins que pour la Chine (48%), mais les services y sont beaucoup plus présent (54% contre 40%), fruit d’une main d’œuvre très qualifiée. Sur le plan du tourisme la comparaison reste très défavorable à l’Inde, les recettes touristiques chinoises représentant 170 milliards de dollars en 2008 contre 8 petits milliards pour l’Inde.

Par ailleurs la Chine investit  beaucoup plus à l’étranger (94 milliards de dollars) que son voisin indien (avec 21 milliards). Il est vrai qu’elle a les moyens avec des réserves de devises et d’or tout à fait considérables puisqu’on les évalue à plus de 1500 milliards de dollars, presque six fois plus que l’Inde (240 milliards de dollars). Enfin sur le plan des finances publiques on notera que la Chine a une dette publique de 18,9% contre 58,6% à l’Inde. Toutefois il faut se méfier du bon chiffre chinois, car le pays va avoir des besoins tout à fait considérables liés au vieillissement de la population. Comment les Chinois vont-ils pouvoir gérer leurs caisses de retraites ? C’est une des inconnues touchant à ce pays, avec aussi les mises aux normes environnementales sur lesquelles la Chine accuse un retard considérable. Cela démontre si besoin en était que la Chine reste encore un colosse aux pieds d’argile, malgré la vitesse de son développement. Quand à l’Inde, son retard est encore beaucoup plus considérable puisqu’elle se positionne au-delà du 120è rang sur 177 pays recensés pour ce qui concerne l’indice de développement humain.

Un dernier mot enfin, et là nous revenons à la politique française. J’ai appris ce matin que notre président de la République venait à Poligny (Jura) pour parler agriculture. Outre le fait que cette charmante contrée sera en état de siège, j’ai noté que Nicolas Sarkozy allait annoncer des aides à hauteur de 1 milliard d’euros. Cela étant j’ai aussi entendu de la part de professionnels que ces aides n’allaient évidemment pas toutes aller dans la poche des agriculteurs, mais que cela allait concerner toute la filière…donc aussi l’industrie agroalimentaire. On s’en serait douté ! Voilà comment on distribue les milliards que nous n’avons pas, et que nous devons emprunter. C’est hélas la caractéristique de ce pouvoir qui ne sait plus à quel saint se vouer pour faire encore illusion. Quel constat d’échec !

Michel Escatafal

22.10.2009

La mobilisation paie...

jean sarkozy.jpgJean Sarkozy renonce à la présidence de l’EPAD ! Décidément avec la famille Sarkozy nous ne sommes pas au bout de nos surprises, mais surtout cela démontre une fois pour toutes que la pression finit toujours par payer. Et c’est pourquoi je demeure convaincu que les Français ont tort de ne pas exercer leurs droits démocratiques, et ce même s’ils sont écoeurés par les comportements politiciens.  La preuve il a suffi qu’une pétition circule et qu’elle  rassemble des dizaines de milliers de signatures, pour que la polémique s’installe durablement au point de voir le pouvoir renoncer à un funeste projet. J’espère que cela servira de leçon pour l’avenir, et au passage j’en profite pour féliciter Christophe Grébert,  à l’origine de cette pétition, sans qui cette affaire n’aurait pas eu le même retentissement.

C’est donc une belle victoire que la démocratie vient de remporter, et il était temps qu’on arrive enfin à faire reculer un pouvoir qui, de son côté,  ne recule devant rien pour servir ses intérêts. C’est quand même une énorme marche arrière de la part du président de la République, et même si j’ai entendu un des porte-paroles de l’UMP (Paillet) affirmer, sans rire, que les Français vont apprécier ce renoncement de Jean Sarkozy, la conclusion de cette affaire est quand même un terrible constat d'échec pour son père.  Et compte tenu du déroulement des débats dans le procès Clearstream, je me demande si courant janvier Nicolas Sarkozy ne va pas au devant d’une cruelle désillusion…qui sera évidemment tout bénéfice pour celui qui devait être « pendu à un croc de boucher ».

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai de plus en plus le sentiment que la machine présidentielle, jusque là assez bien huilée, est en train de s’emballer et d’échapper à ceux qui la pilotent. Pendant deux ans et demi ce pouvoir a communiqué sur tout et n’importe quoi, ce qui lui a permis de faire illusion aux élections européennes. Seulement voilà, le règne de l’esbroufe n’a qu’un temps, et à force de retarder les échéances et les problèmes, ceux-ci finissent par s’imposer inexorablement. C’est la même chose quand une entreprise n’est pas gérée sérieusement, et c’est ce qui arrive à la maison France. Mais le plus étonnant est que tout le monde ou presque est convaincu que nous n’en sommes, hélas, qu’au début d’un processus de dégradation que plus rien ne semble pouvoir arrêter…sauf si le peuple se mobilise en masse.

En effet, aujourd’hui la preuve est faite qu’on peut faire quelque chose contre ce pouvoir et les réformes qu’il nous impose, par exemple celle concernant les collectivités territoriales avec un système électoral tout à l’avantage de l’UMP. Mais ce n’est pas tout, cette réforme va aussi entraîner un « casse » sans précédent des services publics…sous le fallacieux prétexte de faire des économies. Il serait temps en effet de penser à en faire, mais hélas je crains que ce ne soit un vœu pieux, crise ou pas crise. A partir du moment où on commence à parler comme à l’Elysée de bon déficit, plus rien ne pourra arrêter l’explosion des déficits et de la dette. En fait nous faisons ce que font les ménages qui essaient de compenser la baisse de leur pouvoir d’achat par l’emprunt.

La maison France n’a d’ailleurs pas fini de souffrir, car même si la croissance finit par être au rendez-vous, elle sera insuffisante pour donner du travail à ceux qui n’en ont plus, ce qui ne manque pas d’inquiéter aussi ceux qui ont encore un emploi. J’ai entendu cet après-midi que la manifestation organisée par la CGT avait rassemblé beaucoup de monde, ce qui signifie là-aussi que les choses bougent. Certes on nous dira si la croissance n’est pas au rendez-vous, ou au niveau espéré, que ce n’est pas la faute du gouvernement…mais celle de l’euro par exemple. Et c’est vrai que la chute du dollar (1 euro = 1,50 dollar) n’est pas vraiment une bonne nouvelle pour les entreprises exportatrices.

Cela étant dans d’autres pays on s’accommode très bien d’avoir une monnaie forte car, ne l’oublions pas, cela diminue le poids de notre facture énergétique (payée en dollar), et pour les entreprises le prix des produits importés hors zone euro. Par ailleurs cela augmente le chiffre d’affaires et les résultats des entreprises qui facturent en euro. Bref rien ne démontre, contrairement à ce que dit très souvent le président de la République, qu’un euro fort soit tellement pénalisant pour nos entreprises. Simplement il faut s’adapter et  faire de gros efforts sur la recherche et le développement, et là l’Etat a un rôle à jouer…qu’il ne joue pas faute de moyens. On a beau  tourner le problème dans tous les sens, rien ne va plus dans notre pays, et c’est uniquement la faute du pouvoir. Celui-ci est d’ailleurs tellement déconsidéré qu’il n’est même pas capable de faire appliquer dans son administration les idées loufoques qu’il ne cesse d’inventer. Parmi celles-ci la lecture obligatoire de la fameuse lettre de Guy Moquet.  Bon week-end quand même !

Michel Escatafal

20.10.2009

Le bon commentateur est celui qui encense...

Ah ces journalistes, ce serait tellement mieux s’ils ne pouvaient pas commenter l’actualité ! Voilà en gros ce qu’a dit aujourd’hui encore Nicolas Sarkozy à propos de ceux  qu’il appelle les « commentateurs », qui en plus n’ont pas besoin d’agir. En revanche lui il agit tous les jours, et d’ailleurs il a été élu pour le faire. Point à la ligne ! Voilà ce que pense notre président de la République de tous ceux qui commentent son action, ou plutôt qui ne sont pas là uniquement pour l’encenser.

Cela dit, il y a quelque chose de surréaliste en entendant parler Nicolas Sarkozy, tellement son discours est centré…sur lui-même avant de l’être sur son pays. « Je dois arrêter d'agir parce qu'il y en a un à gauche qui n'est pas content. Ils ne sont jamais contents. Et puis je dois arrêter d'agir aussi puisqu'il y en a un à droite qui n'est pas content ». Mais là où les bras m’en tombent c’est quand il affirme, le plus sérieusement du monde : « Si je dois attendre que tout le monde soit content pour agir, je repasserai à mon successeur le flambeau de tous les problèmes que j'ai trouvés et que j'aurais laissés dans le même état ». Là quand même il fait fort notre président, surtout quand il évoque l’héritage qu’il a reçu. Certes, je suis le premier à dire que l’on aurait pu et dû faire mieux, mais passer d’un déficit déjà trop lourd à l’époque de 36 milliards d’euros à 150 milliards, c’est quand même historique. J’en suis d’ailleurs à me demander si à force de lire les discours que lui fait Henri Guaino, il réalise parfois la portée de ses paroles.

D’ailleurs c’est une première dans l’histoire de notre république de voir un président critiquant autant ceux qui l’ont précédé dans les mêmes fonctions. Oh certes les uns et les autres, général de Gaulle compris, n’ont pas tout réussi pendant leur mandat mais je veux considérer qu’ils ont essayé de faire du mieux qu’ils pouvaient. Pourquoi faut-il que N. Sarkozy se comporte toujours  comme un « petit chef » dans l’administration ou dans une entreprise, qui passe son temps à dénigrer ce qui a été fait avant son arrivée? Oui pourquoi la France s’est-elle donnée à un homme qui donne l’impression que l’expression du suffrage universel doit être à son unique avantage ? Désolé, mais dans une démocratie parlementaire, même l’opposition a des droits et c’est à cela qu’on reconnaît à un pays le droit de se dire démocratique.

Pour revenir à son périple haut-marnais, le président de la République a aussi lancé à la cantonade qu’il allait continuer à se déplacer. « Je dois aller sur le terrain voir ce qui se passe, je dois entendre ce que les gens disent, je dois expliquer ce qu'on fait, et je dois donner le moral aussi, comme si les seules nouvelles qui trouvaient gré aux yeux des commentateurs, c'est (sic) les mauvaises ».  Outre le fait que cette dernière phrase n’est pas d’une grande qualité littéraire, et sans aucun doute hors discours, comment le chef de l’Etat peut-il dire qu’en allant sur le terrain il sera davantage au courant de ce qui se passe dans le pays profond, alors que chacun sait que les personnes qu’il rencontre sont triées sur le volet. D’ailleurs s’il prenait la peine d’écouter les gens, y compris ceux qui ne sont pas d’accord avec lui, peut-être ferait-il moins d’erreurs et tiendrait-il mieux les multiples promesses qu’il avait faites.

Je ne vais pas les rappeler toutes, mais ou en est-on de l’Etat irréprochable, la diminution du chômage, l’augmentation du pouvoir d’achat, l’école de la réussite, l’aménagement des banlieues, la fin de l’insécurité etc. Je pourrais continuer encore longtemps sur ce registre et, si j’étais cruel, je devrais rajouter de l’équilibre des finances publiques en 2012 au plus tard. Ah j’oubliais, il y a la crise, mais comme je ne cesse de le répéter la crise a bon dos, et malheureusement je suis certain que nous allons être parmi ceux qui vont le plus en souffrir. Mais comment des commentateurs un tant soit peu objectifs pourraient-ils cacher un tel échec global ?

Un dernier mot enfin, je viens d’apprendre que le procureur Marin vient de demander 18 mois de prison avec sursis à l’encontre de  Dominique de Villepin. C’est une peine sévère, mais au moins il garderait ses droits civiques...qui pourrait lui permettre de se présenter à la prochaine élection présidentielle. Certains disent qu’une candidature avec une telle condamnation sur les épaules ne peut être que rédhibitoire. Et bien c’est un mauvais calcul, car chacun sait bien que nombreux sont les Français qui pensent qu’il s’agit d’un procès politique. En tout cas tout cela va faire du dégât à l’UMP, et les fameux 5 ou 7% que Nicolas Sarkozy pensait perdre en cas de candidature Villepin à la présidentielle, pourraient faire des petits et lui coûter beaucoup plus cher. Après tout il l’aura bien cherché, et il ne pourra pas accuser les commentateurs de commenter un procès qui n’aurait jamais dû avoir lieu sous cette forme.

Michel Escatafal

19.10.2009

Il y a vraiment de quoi être découragé!

Depuis ce matin les radios, la télévision, et les journaux nous font savoir que les dirigeants UMP exultent puisque David Douillet, ex-champion olympique de judo, a été élu député. Je ne veux pas être méchant, mais si pour être député c’est un avantage d’avoir été champion olympique, je pense que Zidane aura toutes ses chances pour une prochaine occasion. Sur le plan de la notoriété c’est quand même autre chose.  Redevenons sérieux, et remarquons que le candidat socialiste battu, Frédérik Bernard, n’a apparemment rien compris à la politique, en disant : « On peut faire des coups, on peut gagner mais ce n’est pas comme cela qu’on fait de la politique ». 

Je ne connais pas ce Monsieur, mais je lui ferais remarquer que sa façon de faire de la politique ne me convient pas non plus, surtout quand on va à l’encontre du vote des militants de son parti. En effet, si j’ai bonne mémoire, j’avais cru comprendre que le Parti socialiste avait voté récemment pour l’arrêt du cumul des mandats, notamment pour les parlementaires qui sont déjà maire. Or Frédérik Bernard est déjà maire de Poissy, donc il n’aurait pas dû être candidat pour cette élection. Et l’on s’étonnera après ça que les deux tiers des gens n’aillent pas voter pour une législative partielle !

Cela étant, je suis quand même très triste de constater que les électeurs français se déplacent de moins en moins pour aller voter, même si leur écoeureement  est compréhensible. On les entend s’indigner sur les forums, vociférer dans la rue contre les agissements du pouvoir, et quand l’occasion leur est donné de montrer au pouvoir qu’ils en ont assez de cette gouvernance qui mène notre pays dans le gouffre, ils ne votent pas. Je crois effectivement que le général de Gaulle avait raison de dire que « les Français sont des veaux » au sens où il l’entendait,  c'est-à-dire quand il les voyait ne pas réagir ou se considérer comme battus par avance avant même d’avoir engagé la bataille. Après tout, peut-être méritons-nous un peu un Nicolas Sarkozy à la tête du pays, même si la sanction peut paraître très dure. Et si les Français finalement lui ressemblaient un peu ou beaucoup, comme les Italiens ressemblent un peu ou beaucoup à Berlusconi ?

Pour en revenir à l’élection dans les Yvelines, le MoDem en a encore pris un coup en se voyant reprocher d’avoir favorisé l’élection de Douillet. Voilà ce que c’est de vouloir faire des alliances à géométrie variable, tantôt avec l’UMP, tantôt avec le P.S., tantôt avec les Verts, plutôt que de rester nous-mêmes, sur un ligne claire de rassemblement autour de nos idées, afin de proposer aux électeurs une alternative crédible et non politicienne. Pourtant à bien y regarder, nous avions devant nous un véritable boulevard au milieu de cet océan de médiocrité offert par les deux grandes formations représentées à l’Assemblée nationale, l’UMP et le Parti  Socialiste.

A ce propos, le P.S. par l’intermédiaire d’un certain Gaétan Gorce  n’en finit pas de se ridiculiser en volant objectivement au secours de Jean Sarkozy, dans sa quête de la présidence de l’EPAD. En proposant que les neuf représentants de l’Etat au sein du Conseil d’administration de l’EPAD s’abstiennent lors du vote pour désigner leur président, il offre une magnifique porte de sortie au pouvoir…qui bien entendu a sauté sur l’occasion par l’intermédiaire de Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement. En effet, même si seuls les élus locaux prenaient part au vote, chacun sait que cela ne changerait rien et que Jean Sarkozy serait élu. La différence est que cette fois il aurait l’accord tacite de l’opposition socialiste. Bravo et merci pour le cadeau, pourra dire Nicolas Sarkozy !

Ce dernier pourra ainsi partir tranquille pour son 278è voyage, à Saint-Dizier cette fois, pour parler de la réforme des collectivités territoriales,  inspirée des travaux du comité Balladur, lequel  estime qu’il aurait mieux valu ne pas supprimer la taxe professionnelle avant d’en avoir fini avec la mise en place de cette  réforme. Comme si Edouard Balladur ne connaissait pas suffisamment Nicolas Sarkozy pour s’étonner de cette précipitation !

Un autre qui semble bien connaître Nicolas Sarkozy, c’est Jean-François Copé. Disons plutôt qu’il essaie de l’imiter en utilisant les méthodes qui lui ont si bien réussies. On se pose en opposant, on place quelques banderilles, juste assez pour montrer qu’on se démarque, sans toutefois aller trop loin pour ne pas susciter la fureur du monarque. Si c’est cela l’avenir de l’UMP pour 2017, ça promet ! A propos, je n’ai entendu aujourd’hui que le silence assourdissant de la quasi-totalité des députés UMP, à commencer par celui de J.F. Copé, sur la création du nouveau fichier destiné à remplacer « Edvige ». Je disais bien, J.F. Copé est courageux mais pas téméraire ! Cela étant,  d’ici 2017 il y aura beaucoup d’eau qui aura coulé sous les ponts de la Garonne, et peut-être qu’à cette époque-là on ne parlera plus de l’UMP qu’au passé.  On peut toujours vivre d’espoir !

Michel Escatafal

16.10.2009

La capacité d'indignation se perd de plus en plus

Est-ce pour déstabiliser le MoDem, déjà mis à mal par des élections européennes peu satisfaisantes, ou bien y-a-t-il quelque chose de vrai dans la possibilité de voir Corinne Lepage quitter le MoDem ? Je ne sais pas. Ce que je sais c’est qu’on la voit ou on l’entend beaucoup depuis quelque temps, et le plus souvent en faisant ami-ami avec les Ecologistes.  Alors pour le moment je m’en tiens au démenti fait sur I Télé ce matin, dans lequel Corinne Lepage affirmait ne pas quitter le MoDem. Nous verrons bien, mais ce qui est sûr c’est qu’il est impensable que notre mouvement perde un à un ses leaders nationaux, à moins que ces leaders soient tout simplement déçus que leur parti ne leur offre pas rapidement les postes ou mandats qu’ils estiment hautement mérités. Seulement pour avoir ce type de récompense il faut avoir plus que 8 ou 10% des voix. Et à  qui la faute si on ne fait pas mieux ? A ceux-là même qui voudraient que nous fassions davantage sur le plan électoral, et qui n’hésitent pas à se lancer dans des alliances improbables.

 

En tout cas, je puis en témoigner, les militants ne font pas ce type de calculs, et essaient de faire le maximum avec les moyens dont ils disposent. En outre ces mêmes militants ne quittent pas leur parti pour un oui ou un non, parce qu’ils ont toujours l’espoir que le MoDem finira bien par retrouver ses valeurs, et puisse de nouveau attirer les électeurs écoeurés par la politique politicienne. Seulement pour cela il faut d’abord croire à ses propres valeurs, même si elles ne permettent pas immédiatement de se traduire en sièges ou mandats électoraux. Il est vrai que c’est tellement plus commode d’être opportuniste, quitte à se contorsionner comme par exemple le fait la Secrétaire d’Etat aux Sports, Rama Yade, laquelle après avoir fait un pas en avant dans la critique finit toujours par apporter un bémol à ses dires quelques jours après. En tout cas, elle est jeune mais elle a déjà tout compris du fonctionnement des politiciens professionnels.

 

Pour ce qui me concerne, n’étant candidat à rien, je fais partie de ceux qui ont considéré l’escapade mosellane de Nicolas Sarkozy comme un nouveau « coup de communication ». Pourtant cette région que je connais bien pour y avoir vécu huit ans, mérite mieux que cela. Seulement voilà, aujourd’hui l’Etat est « en faillite» comme l’a dit François Fillon, beaucoup plus d’ailleurs aujourd’hui que quand il l’a dit, et se trouve bien incapable d’assurer correctement la reconversion des pôles industriels frappés par la mondialisation, comme ce fut le cas après la crise de la sidérurgie. Pire même il supprime nombre de casernes qui assuraient une vie locale dans des contrées qui n’avaient plus rien d’autre, et tout cela dans le but de faire des économies. Mais au fait qui c’est l’Etat ? Réponse, en France l’Etat c’est le président de la République, qui est aussi le chef du gouvernement et le ministre de tous les ministères.

 

En disant cela je ne peux cesser de penser à la responsabilité de ceux qui ont demandé et obtenu, que le quinquennat remplace le septennat pour le mandat de président de la République. Beaucoup de monde s’imaginait que passer d’un mandat présidentiel de 7 ans à 5 ans, ne changerait rien de bien important sur le plan institutionnel. Funeste erreur, surtout avec des élections législatives dans la foulée de l’élection présidentielle ! Il fallait bien quand même qu’un jour ou l’autre un Nicolas Sarkozy soit élu président de la République, ce qui signifie une dérive franchement monarchique de la fonction présidentielle. Ce qui avait été une bonne application de la constitution à ses débuts (1958 à 1962), mi-présidentielle, mi-parlementaire, et qui avait été remarquablement illustré entre 1976 et 1981 (Giscard-Barre) avec un président qui fixe les grandes orientations, et un Premier ministre qui conduit la politique de la Nation, est devenu aujourd’hui un véritable pouvoir personnel, entièrement concentré à l’Elysée, au point que tout le monde se demande à quoi sert Monsieur Fillon.

 

Or, et je ne cesse de le répéter, ce type de fonctionnement de nos institutions amène toujours à la confusion, et se termine dans la douleur. L’autorité du chef de gouvernement, sans cesse bafouée, ne peut plus s’exercer y compris et surtout sur les problèmes budgétaires, d’où les dérives que nous connaissons. N’est-il pas significatif que nous ayons droit constamment à des déclarations contradictoires entre les différents ministres, au point parfois qu’on a l’impression qu’ils n’appartiennent pas au même gouvernement. Est-ce normal que les ministres apprennent certaines décisions du chef de l’Etat en pleine conférence de presse ? Voilà où mènent ces dérives institutionnelles.

 

En plus, il n’y a pas dans ce gouvernement de fortes personnalités capables de faire entendre leur voix, voire même de démissionner en cas de désaccord flagrant avec des décisions qui ne leur conviennent pas. Quand on pense à la manière dont Juppé est allé à Canossa, sur la suppression de la taxe professionnelle, on ne peut qu’être atterré alors qu’il n’est même pas ministre. Comment un ministre de la Justice peut-il laisser passer sans rien dire le fait qu’un président de la République parle de coupables à propos du procès Clearstream ? Comment cette même Garde des Sceaux ou le ministre des Affaires étrangères peuvent-ils laisser Nicolas Sarkozy estimer que les poursuites de la justice américaine pour viol contre Roman Polanski ne constituaient pas, trente deux ans après les faits, « une bonne administration de la justice ». Mais de quoi se mêle notre président de la République, et surtout pourquoi faut-il que ce soit des gens comme vous ou moi qui s’indignent avec le plus de véhémence ?

 

Voilà quelques exemples qui démontrent à l’envie que la classe politique française n’a plus cette capacité d’indignation qui a valu la gloire éternelle à quelques uns de ses représentants. On ne demande pas nécessairement à nos politiciens de ressembler à Gambetta, Clémenceau, Poincaré, Aristide Briand ou plus près de nous Pierre Mendès-France ou Chevènement, tous capables de quitter un gouvernement plutôt que « fermer sa gueule ». Mais quand même se laisser piétiner aussi facilement, ou changer de camp pour un portefeuille ministériel apparaît indigne. Et pendant ce temps la crise n’en finit plus de faire des ravages avec comme principale conséquence le chômage, et pendant ce temps on supprime des services publics pourtant indispensables dans certaines régions, et pendant ce temps les paysans ne peuvent plus vivre de leur travail, et pendant ce temps on n’a pas assez d’argent pour encourager le financement, l’innovation, et la capacité exportatrice des PME, et pendant ce temps…Et cela va durer jusqu’en 2012 !

 

Michel Escatafal

13.10.2009

On écoute et on entend de moins en moins !

N. Sarkozy.jpgComme diraient les marins, « mauvais temps à la mer »! Cela pourrait s’appliquer à l’Elysée, car le vaisseau est en train de tanguer sérieusement. Hier je posais la question de savoir si le vent n’était pas en train de tourner, parce que le peuple français a de plus en plus l’impression que le temps s’accélère, au fur et à mesure que les échecs s’accumulent pour Nicolas Sarkozy. En effet, outre le fait que les finances publiques soient dans un état tel qu’on ne l’avait jamais connu en temps de paix, voire même en temps de guerre, toutes les décisions que prend le président de la République sont sujettes à polémiques. Et ces polémiques  nous les retrouvons dans la presse étrangère, laquelle ne manque pas de mettre le doigt là où ça fait mal, comme si elle se vengeait de l’arrogance manifestée par le chef de l’Etat, dont on sait que son sport favori est de faire la leçon aux autres.

Aujourd’hui cette superbe est en train de tomber en lambeaux, au point qu’on ne l’entend plus beaucoup, laissant le soin à ses lieutenants ou ses vassaux d’essayer de contrer les multiples attaques ou railleries dont il fait l’objet en France et ailleurs. Il est vrai que depuis deux mois il ne cesse de se fourvoyer dans tout ce qu’il entreprend, ce qui après tout n’est que le prix à payer pour l’inconséquence avec laquelle il traite les affaires du pays. Dans une période comme celle que nous vivons, il faut gouverner sérieusement pour donner confiance au peuple. Il ne faut surtout pas passer son temps à faire des coups…qui en fait ne sont que des calculs politiciens. Tout gouvernant qui se respecte doit avoir une ligne de conduite et s’y maintenir.

Comme savait si bien le dire Raymond Barre, quand les Français constatent que la situation intérieure et internationale du pays se détériore, ils finissent toujours par tirer les leçons de l’expérience et se détournent des illusions et des chimères. La politique spectacle n’a qu’un temps, et lasse très vite les gens, y compris ceux qui ont crû de bonne foi aux promesses démagogiques du candidat Sarkozy. Il suffit de lire la déception des lecteurs du Figaro sur les forums du journal pour mesurer l’étendue de la déception qui envahit ces électeurs de droite. Et même s’ils en sont encore au stade de la peur, nombre de députés UMP commencent à se poser des questions sur la gouvernance de Nicolas Sarkozy, surtout ceux nombreux qui ont été élus avec 51 ou 52% des voix dans l’euphorie de la victoire présidentielle.

En tout cas il y a au moins un homme politique qui recommence à faire peur au président de la République dans la perspective de 2012, Dominique de Villepin. Aujourd’hui tout le monde sait que l’ancien Premier ministre ne sera pas condamné à une lourde peine, c’est-à-dire une peine d’inéligibilité.  Il suffit de lire La Tribune pour s’apercevoir que des « vieux routiers des prétoires parient même sur sa relaxe ». Ce serait vraiment un coup très dur pour la principale partie civile (Nicolas Sarkozy), car toute cette affaire qui déjà ne pouvait que laisser des traces à l’UMP pourrait avoir un effet boomerang. Et de facto, cela remettrait en selle un Dominique de Villepin plus en forme que jamais, comme en témoigne sa belle performance aux 20 km de Paris.

Revenons aux choses sérieuses, si j’ose dire, avec le culot dont on a fait preuve le chef de l’Etat ce matin en affirmant, sans rire, comme pour se moquer du monde, que désormais c’est le règne de la méritocratie qui va s’imposer…une fois que son fils aura été nommé à la tête de l’EPAD, nomination qu’il doit bien entendu à son seul mérite et non à sa filiation. Comment peut-on à ce point faire preuve de cynisme en disant exactement l’inverse de ce qu’on fait, et surtout comment les gens seraient-ils assez idiots pour prendre pour argent comptant ce que dit le président de la République ? Décidément nous ne sommes pas au bout de nos (mauvaises) surprises, et ce n’est  pas étonnant si notre pays est moqué et fait la une des journaux dans le monde entier avec cette affaire.

 Heureusement, comme dit Nicolas Sarkozy, si les journalistes suivent les polémiques et parfois les précèdent, lui poursuit les réformes. Ainsi tous les lycéens français vont devenir bilingues, voire même trilingues pour certains, ce qui était le cas autrefois sauf que parmi les langues que l’on apprenait il y avait le latin et le grec ancien, mais la culture classique est beaucoup moins d’actualité avec notre ministre-président. En revanche on va apprendre l’histoire en anglais. Et pourquoi pas le français en anglais ? Ce serait amusant pour les élèves d’apprendre le français dans la langue de Shakespeare ! Mais au fait, comment apprendre toutes ces langues vivantes et notamment l’anglais ? Réponse, grâce au lancement d’un plan d’urgence pour les langues vivantes. C’est comme si c’était fait, surtout en supprimant des milliers de postes d’enseignants. Cela dit pour Nicolas Sarkozy, l’important ce matin était d’essayer encore une fois de faire un effet d’annonce…que la presse n’a relayé que moyennement.

Comme si on commençait à se dire dans les rédactions que ce président et son gouvernement vont droit dans le mur ! Et si c’était le début de l’amorce d’un retournement de situation ? Je finis par le croire même si je suis prudent. Mais c’est quand même un signe le fait de découvrir un peu d’insolence dans les émissions de radios (France Culture ce midi), et même parfois chez les journaux amis du pouvoir. Et si Nicolas Sarkozy était vraiment le mauvais cheval pour 2012, face à Dominique de Villepin ou au candidat socialiste qui fera nécessairement ses voix dans un contexte d’élection présidentielle, ou encore à François Bayrou. Ah si c’était vrai, d’autant que notre pays a surtout besoin de changement, mais aussi de rassemblement. Et pour battre Nicolas Sarkozy, il faudra bien qu’il y ait un rassemblement représentant  au moins 50,1% de l’électorat. La démocratie ne peut qu’y gagner !

Michel Escatafal

12.10.2009

Ah si cela pouvait être vrai !

« Pour ma part, je regrette d’avoir voté pour  Nicolas Sarkozy, mais où sont les vrais challengers » ?  Voilà ce que nous lisons à longueur de temps sur la blogosphère ou entendons dans les conversations au marché. Cela ne fait que confirmer ce que je ne cesse d’affirmer depuis des mois et des mois, à savoir que les Français sont comme anesthésiés. Peu de révolte contre les mauvais coups portés par le pouvoir à l’encontre des règles les plus élémentaires de la démocratie. Un simple exemple suffit à illustrer ce que je dis, la nomination de Jean Sarkozy à la tête de l’EPAD, considéré comme « le coffre fort des Hauts de Seine » pour parler comme Manuel Valls. Cette droite dite décomplexée se permet tout, absolument tout, sans qu’apparemment la presse ne s’indigne.  Ah le pouvoir de la presse ! Je comprends pourquoi nos ancêtres se sont tellement battus pour cette liberté essentielle, tellement difficile à faire vivre y compris de nos jours.

Oui les médias endorment la population avec complaisance, en ne délivrant comme information que des choses futiles ou sordides…qui font oublier l’essentiel. Un exemple, on nous parle beaucoup depuis hier des violences à Poitiers, au demeurant tout à fait inacceptables, mais qui devait éradiquer ce phénomène « inqualifiable » comme dit le maire de Poitiers ? N’est-ce pas Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur pendant quatre longues années dans le précédent quinquennat ? N’est-ce pas ce même Nicolas Sarkozy qui depuis son élection à la présidence de la République multiplie les lois sécuritaires sans faire reculer l’insécurité ? Et dire que l’élection présidentielle 2002 s’est jouée, en quasi-totalité, sur le sentiment d’insécurité que ressentaient les Français, au point que Jean-Marie le Pen fût qualifié pour le second tour ! Il n’y avait pas un seul jour à l'époque sans que  TF1 ne sorte un crime ou une exaction, y compris dans les endroits les plus reculés, afin de montrer l’inertie du gouvernement  Jospin en terme de sécurité.

Tout cela pèse lourd sur l’inconscient collectif, et les gens, je dirais même les braves gens, finissent par « tomber dans le panneau ». Et c’est comme cela que l’on gagne ou on perd une élection présidentielle. C’est ce qui s’est passé en 2002, comme en 2007. Je me souviens d’ailleurs des reproches que certains électeurs me faisaient sur les marchés, en me disant que François Bayrou ne pouvait pas les faire rêver en parlant de réduction de la dette ou d’Etat impartial. Evidemment c’était difficile de lutter face à des gens qui ne cessaient de promettre tout et son contraire sur la sécurité, l’immigration, la justice, le travail et le pouvoir d’achat (travailler plus pour gagner plus), la baisse des impôts… On avait beau essayer de dire que toutes ces promesses étaient intenables parce que non financées, rien n’y faisait d’autant que ces slogans s’étalaient dans les gros titres des journaux. Résultat, malgré nos efforts de pédagogie nous étions au mieux écoutés poliment, au pire éconduits.

Que se passera-t-il en 2012 ? Je ne sais pas, mais soyons sûrs qu’en 2011 notre budget sera terriblement déficitaire. Le clientélisme et l’arrosage tout azimut seront de rigueur, et peu importe les conséquences. La presse bien entendu « fera son devoir » en expliquant qu’il y a de bons et de mauvais déficits, que les Français doivent avoir confiance, et que ceux qui s’inquiètent ne sont que des rabat-joie. Et pendant ce temps les opposants à Nicolas Sarkozy, du moins certains d’entre eux, essaieront de rivaliser sur le plan de la démagogie au nom de l’écologie ou de la justice sociale, pour ne citer que ces thèmes. Bien entendu, on parlera de la situation catastrophique dans laquelle sera la France, mais on se gardera bien de proposer un programme sérieux de remise en état du pays…parce que ce serait suicidaire. Comme m’ont dit beaucoup d’électeurs en 2002, ils ont besoin de rêver quitte à avoir des réveils difficiles.

Et c’est comme cela que David Douillet, ancien champion de judo, se présente dans les Yvelines à une élection législative partielle. Quelle compétence peut bien avoir David Douillet pour peser sur les débats au Parlement ? Peu importe, il a gagné une médaille d’or aux Jeux Olympiques, et il a sillonné la France avec Bernadette Chirac pour récolter les pièces jaunes ou rouges qu’il y avait dans nos  porte-monnaie, afin de faire vivre une association caritative. Voilà l’expérience politique d’un très possible futur député UMP qui, entre parenthèse, remplacerait un député (lui aussi UMP) condamné à dix ans d’inéligibilité. Je ne sais pas quel sera le résultat final de cette élection, mais je crains que Douillet ne finisse quand même par l’emporter, même si ce pourrait être très juste malgré ses 44,2% du premier tour…dans une circonscription a priori acquise à la droite.

Au fait, les Français commenceraient-ils à se lasser de ce tralala permanent, marque de fabrique du président de la République depuis son avènement en politique? Possible comme le résume très bien le député UMP François Baroin : « la suppression de la taxe professionnelle, la réforme des collectivités locales, l’alourdissement de la dette publique font souffler un vent relativement mauvais pour la droite ». Il aurait pu aussi ajouter  l’affaire Mitterrand, sans oublier le désormais célèbre procès Clearstream, dont l’immense majorité de la population ne retient que le coût pharamineux dans une période où la justice manque de tout. Et si tout simplement c’était le début de la fin pour Nicolas Sarkozy ? Il devrait prendre garde, quand l’opinion se retourne cela peut aller très vite. Ah si cela pouvait être vrai !

Michel Escatafal

08.10.2009

Nous ne sommes pas au bout de nos peines !

Les temps sont mauvais pour le président de la République française, et pas seulement parce que les déficits et la dette explosent. A ce propos il y a une information qui n’échappera pas à Nicolas Sarkozy (en Lorraine pour son 277è déplacement !), à savoir que le déficit commercial de la France a atteint en août 3,4 milliards d’euros. Au total sur les douze derniers mois, le déficit cumulé du commerce extérieur est de 47,4 milliards d’euros, ce qui signifie qu’on se rapproche du déficit record de l’an passé qui dépassait 55 milliards d’euros. En effet, selon le ministère des Finances, les signes de reprise apparus en juin et juillet ne se sont pas confirmés avec des « ventes de biens intermédiaires (métaux, chimie, etc.), d'équipements électroniques et informatiques, d'automobiles, de pharmacie et de produits pétroliers raffinés qui se tassent ». Heureusement pour notre facture énergétique, le dollar reste faible par rapport à l’euro ce qui diminue d’autant le coût de nos importations.

Plus ennuyeux encore pour le président de la République, la polémique sur son ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, et l’empressement manifesté par ce dernier à soutenir Roman Polanski, ce qui lui a valu les foudres, ou à tout le moins des demandes d’explication d’une partie de la classe politique, notamment Marine Le Pen pour le Front National, Benoît Hamon et Manuel Valls pour le P.S., en attendant la réaction du MoDem ce soir puisque F. Bayrou est l’invité de France-Info à 18h15. Certes F. Mitterrand a quelques soutiens notoires comme D. Cohn-Bendit,  qui considère que son livre est « une thérapie publique », il a aussi celui de l’Elysée et de la majorité présidentielle, mais ce matin Xavier Darcos a estimé que le ministre de la Culture devait se défendre, et « répondre autrement que simplement par l’indignation » à la polémique sur le livre qu’il a écrit à propos du tourisme sexuel.

 Pour sa part Christine Boutin, qui était il y a peu ministre du logement, n’y va pas par quatre chemins en affirmant « que la nomination de Mitterrand a ébranlé la droite classique, mais ses postures et ses positions vont faire des ravages terribles dans l’électorat ». Apparemment faire entrer un Mitterrand au gouvernement paraissait habile, mais en politique quand on ne joue que sur l’habileté cela ne se passe généralement pas comme espéré. En tout cas nombre de gens qui ont voté pour Nicolas Sarkozy en 2007, commencent à se sentir troublés par toutes les tribulations de celui qu’ils prenaient, à tort, pour l’homme providentiel dont notre pays avait besoin. En fait ils comprennent, mais un peu tard, que justement Nicolas Sarkozy n’était pas du tout l’homme de la situation. Puissent-ils en tirer les conséquences en 2012 !

Passons maintenant au feuilleton de l’affaire Clearstream qui est en train de tourner au vaudeville pour certains, et même à la confusion de la principale partie civile (Nicolas Sarkozy) pour d’autres. Et pourtant ce n’est pas la faute des médias qui, pour la plupart, se contentent de reprendre les témoignages à charge contre Dominique de Villepin. Par exemple je n’entends jamais parler d’une phrase pourtant capitale pour la défense, à savoir que le général Rondot a affirmé que Dominique de Villepin ne pouvait pas savoir en avril 2004 que les fameux listings étaient faux…ce qui théoriquement est largement suffisant pour que DDV bénéficie d’un non lieu,  toute l’accusation étant basée sur la connaissance de la véracité des listings à cette date. En tout cas, je veux croire à la justice de mon pays, pour parler comme DDV.

Autre avatar si j’ose dire pour Nicolas Sarkozy, les restaurateurs sont loin d’embaucher comme certains s’imaginaient qu’ils allaient le faire. A qui fera-ton croire que le président de la République était assez naïf pour croire à ces promesses de création d’emplois, de la part des professionnels de la restauration ? En fait, Nicolas Sarkozy a simplement distribué un supplément de pouvoir d’achat à cette profession…qui dans l’ensemble vote à droite et a voté pour lui en masse aux dernières élections. C’est ce que l’on appelle faire du clientélisme, ce qui va coûter à l’Etat quelques 3 milliards d’euros en année pleine. Cela dit, cela ne représente que 2% du déficit budgétaire de cette année.  

Enfin, j’ai relevé ce matin une information plus importante qu’il n’y paraît, car elle montre à quel point le président de la République et ses amis se sont accaparés du pouvoir. Certes nous le  savions déjà depuis longtemps, mais aujourd’hui ils n’ont plus aucune pudeur à le faire savoir. Selon Lepoint.fr, site du journal appartenant à François Pinault, Jean Sarkozy (fils de son père) serait le prochain président de l’EPAD, établissement public gérant l’aménagement du quartier d’affaires de la Défense (le plus important en Europe). Il va succéder à Patrick Devedjian, le ministre de la Relance atteint par la limite d’âge (65 ans)…et qui n’obtiendra pas de dérogation pour voir son mandat proroger. Certes le fait que P. Devedjian perde un mandat est loin de m’attrister, mais le donner au fils du président de la République (23 ans) paraît quand même un peu gros. Comme le dit un élu des Hauts-de-Seine, « cela ne doit rien au hasard ». On s’en serait douté !

Michel Escatafal

06.10.2009

Sommes nous réellement gouvernés?

Pendant que notre président est au Kazakhstan (pour quelques heures), et au lendemain de son show devant les PME réunies pour l’occasion, on vient d’apprendre que le déficit de l’Etat s’est encore creusé en douze mois puisqu’il atteignait fin août la somme astronomique de 127,6 milliards d’euros. Un an plus tôt, il était de 67,6 milliards. Autant dire que plus personne ne croit, à part Christine Lagarde, que le déficit sera de 141 milliards au 31 décembre. Même le Figaro semble en douter et plus encore ses lecteurs, c’est dire ! Et ce ne sont pas les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy aux patrons de PME hier qui vont contribuer à maîtriser ces déficits. Par parenthèse, je redis encore une fois que ces mesures, qui vont coûter 2 milliards d’euros, ne sont en fait que du saupoudrage et donc ne vont en aucun cas résoudre les problèmes de financement des entreprises.

Celles-ci en effet devraient pouvoir s’appuyer plus efficacement et plus naturellement sur les banques…si ces dernières jouaient véritablement le rôle qu’on est en droit d’attendre d’elles. D’ailleurs au moment où l’Etat leur est venu en aide, il était prévu que cette aide devait permettre aux banques d’accorder des prêts aux entreprises, et donc les aider à boucler leur trésorerie en attendant la reprise des commandes. Au final, malgré les dénégations du gouvernement et de l’UMP, ce travail n’a pas été fait comme espéré, et aujourd’hui les banques n’ont de cesse de rembourser les prêts qui leur ont été consentis, avant une hausse des taux attendue dans les prochains mois.

Bien entendu tout le monde trouve cela normal dans les plus hautes sphères de l’Etat. Personne en effet n’avait songé, chez Nicolas Sarkozy et sa ministre des Finances, qu’il fallait rentrer dans le capital des banques, comme cela a été fait dans d’autres pays, avec au passage la possibilité de faire une belle plus-value dès que les bourses auraient rebondi. En outre ce même Etat aurait été en position de force, pour obliger les banques à respecter leurs engagements vis-à-vis des entreprises et des particuliers. Au lieu de cela, non seulement il n’y aura pas de plus-value, mais en plus l’Etat est obligé de consentir lui-même une aide aux PME…asphyxiées par les banques. C’est ce que l’on peut appeler de la belle ouvrage ! Avec de pareils gestionnaires, il n’est pas étonnant que l’on batte tous les records de déficit et d’endettement.

Fermons la parenthèse pour justement parler sérieusement de ces déficits. Si l’on en croit le ministre du Budget, tout est de la faute de la crise, ce qui est faux comme je l’ai souvent affirmé sur ce site, même si la crise a joué un rôle amplificateur. Pour autant, cette crise n’est pas arrivée en quelques jours, et il fallait se préparer à l’affronter. C’est ce que certains gouvernements ont fait, avec plus ou moins de succès, mais ils l’ont fait et gageons que dans ces pays la sortie de crise en sera facilitée. Ce ne sera pas le cas chez nous, et je ne suis pas le seul à dire, ce qui signifie que le pire est devant nous car la dette de notre pays commence à être gigantesque. Or jusqu’à présent, malgré tous les défauts que l’on pouvait trouver au modèle français, notre pays se caractérisait par des fondamentaux certes en constante dégradation, mais encore acceptables. Rappelons qu’il y a dix ans nous satisfaisions à tous les critères de Maastricht !

Tel n’est plus du tout le cas aujourd’hui, et c’est pour cela que j’affirme que le pire est devant nous. Certes la presse proche du pouvoir, donc la plupart des médias, essaient de trouver çà et là quelques pays qui font encore plus mal que nous, mais le problème est que chez nous la situation se dégrade à une vitesse vertigineuse. Nous en arrivons à une situation inextricable parce que notre pays souffre de tous les maux à la fois, à savoir le vieillissement de sa population même si c’est un peu moins le cas qu’ailleurs, une sous-compétitivité criante, une industrie fragilisée, un chômage qui retrouve des niveaux très élevés, des comptes sociaux plus déficitaires que jamais, une dette qui devient énorme* et une monnaie forte, ce qui dans notre cas ne peut qu’aggraver nos problèmes alors que pour d’autres pays, l’Allemagne par exemple, c’est un atout.

Face à toutes ces difficultés que fait le pouvoir en France ? Il emprunte, et avec cet argent il « arrose » toutes sortes de catégories sociales en espérant gagner du temps (jusqu’en 2012 ?). Un jour ce sont les jeunes qui bénéficient de quelques « mesurettes », un autre jour les agriculteurs, un autre les petites entreprises, sans parler des exonérations fiscales accordées à certaines professions, par exemple les restaurateurs. Comme le dit François Bayrou, «  on distribue des milliards qu’on n’a pas », ce qui ne règle pas les problèmes. Et pour cause, depuis deux ans et demi nous n’avons pas de ligne directrice dans la gestion des affaires du pays. Tout est fait dans l’improvisation, dans l’instant, sans penser aux conséquences.

Seulement voilà, un jour il va falloir payer l’addition et elle sera douloureuse, car on n’échappera pas à une augmentation significative de la fiscalité, au risque de casser la croissance. Et si par malheur Nicolas Sarkozy devait être réélu, nous savons déjà qui en paierait le prix : ceux à qui on peut encore prendre quelque chose. Les autres sont tranquilles, ils ont un bouclier pour les protéger, ou bien ils peuvent se réfugier dans « des niches » où on ne viendra pas les déranger. Ah si j’allais oublier : j’ai entendu ce midi que le gouvernement avait trouvé la solution pour diminuer les déficits sociaux : faire la chasse à la fraude, en particulier la fraude sociale et les arrêts de maladie. Ouf, on est gouverné ! Et si vous en doutiez encore, je viens de découvrir que les ministres ont adopté le même régime que le président (soupe-fromage blanc-fruits rouges), et que leur embonpoint a diminué. Cela signifie que Raymond Barre avec son corps rond n’aurait pas pu faire partie de ce gouvernement. Cependant lui savait présenter un budget en équilibre, y compris dans une période de graves difficultés.

Michel Escatafal

*La dette brute est passée de l’équivalent de 91 milliards d’euros en 1980 à 720 milliards en 1997, pour atteindre 1210 milliards en 2007. En 2009 nous dépasserons 1500 milliards d’euros. Sans commentaire !

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