27.07.2009
Il fait chaud et le monde est fou !
De quoi pourrions-nous parler aujourd’hui, d’autant que dans certaines contrées de notre beau pays il fait très chaud ? Comme je suis un amateur de sport, certains vont me dire qu’on peut revenir encore un peu sur le Tour de France et la victoire de Contador, le « campeador ». Cela dit puisqu’on parle de sport, finalement la vedette faisant du sport ce week-end (en France) aura été…le président de la République, à qui je souhaite un prompt rétablissement, comme j’en souhaite un aussi à Felipe Massa, le pilote de Ferrari, qui a eu beaucoup de chance dans son malheur samedi pendant les qualifications du grand prix de Hongrie, où il a reçu sur son casque un ressort arrière qui s’est détaché de la voiture de Barrichello.
Je ne vais pas m’appesantir sur le malaise de Nicolas Sarkozy dont on parle abondamment dans tous les médias, sauf pour dire que je trouve curieux qu’un sportif du dimanche puisse faire un footing vers 13 ou 14 h l’été avec un grand soleil. Dans une telle situation aucun médecin ne dira que le sport est bon pour la santé. Dans le cas d’un homme de 54 ans comme Nicolas Sarkozy qui, en outre, n’a jamais fait de sport en compétition, c’est plutôt l’activité physique qui est saine notamment la marche ou la natation. En plus j’ai toujours su que le jogging fatigue considérablement le cœur, surtout chez les sujets qui ne sont pas de vrais sportifs. Or quand on voit courir Nicolas Sarkozy, on voit tout de suite qu’il est en souffrance, alors que voir Medhi Baala en train de courir est un vrai régal pour les yeux, et pas seulement dans le dernier tour d’un 1500 mètres.
Fermons cette longue parenthèse sur la santé du président de la République, dont on nous dit qu’elle est bonne malgré cet incident, pour évoquer l’inquiétude de nombre de personnes devant le retour en force des bonus dans les grandes entreprises, et plus particulièrement dans les banques. Voilà, la crise est encore loin d’être terminée mais les hauts dirigeants, qui ont amené le monde dans l’état où il est, font comme si elle n’avait pas existé et reprennent leurs mauvaises habitudes d’autant que, bien évidemment, les salariés de base ne sont pas concernés par les primes qui seront distribuées.
Ils le seront d’autant moins que les sommes mises de coté pour la rémunération des dirigeants sont tout à fait considérables, par exemple 11,4 milliards de dollars pour les patrons de Goldman Sachs (banque d’investissement), qui renoue fortement avec les profits, mais aussi 3,9 milliards pour ceux de son concurrent Morgan Stanley. Bien entendu on nous dit que ces deux établissements ont remboursé à l’Etat les fonds qui leur avaient été alloués au plus fort de la crise, et qu’ils sont de nouveau libres de s’affranchir de toutes pressions, notamment politiques.
Certes, mais il n’en empêche pas moins que c’est l’Etat fédéral qui les a tirés du mauvais pas dans lequel ils s’étaient mis, en raison des risques insensés qu’ils avaient pris, eux et tous les autres y compris Citigroup, qui a évité la faillite grâce à un renflouement massif de 45 milliards de dollars par l’Etat fédéral depuis l’automne dernier. Cela n’a pas empêché un de ses traders vedettes de demander le versement d’une prime qu’on lui a promise…qui pourrait atteindre, selon le Wall Street Journal, 100 millions de dollars ! Mais que peut-on faire avec des sommes pareilles ?
En outre même si ces aides commencent à être remboursées, l’effort fait par l’Etat et donc les contribuables n’est pas neutre, ne serait-ce qu’en raison du cataclysme que toutes ces folies ont entraîné. N’oublions pas que la crise du crédit aux Etats-Unis, comme d’ailleurs en Grande-Bretagne et dans le reste du monde, a mis en faillite un nombre incalculable d’entreprises et de particuliers. Alors faire comme si de rien n’était, quelques mois plus tard, parce que Wall Street ou la City vont mieux est tout simplement indécent. C’est de nouveau le règne de l’arrogance vis-à-vis de ceux qui souffrent par millions de cette crise. Même Barack Obama s’est cru obligé de rappeler « qu’on n’a pas l’impression qu’il y ait eu un changement de culture ou de comportement malgré tout ce qui s’est passé ».
Bien entendu les banquiers américains ou européens considèrent qu’il s’agit là d’un débat suranné, et que les banques n’ont guère le choix si elles veulent conserver leurs meilleurs éléments. Belle excuse ! On a l’impression d’entendre les dirigeants du football…dont les clubs sont le plus souvent au bord de la faillite, et qui doivent parfois vendre leurs installations sportives à des collectivités territoriales pour pouvoir investir sur le marché des transferts. Ahurissant ! En tout cas tout cela ne peut que contribuer à déconsidérer encore un peu plus nos dirigeants politiques, du G8 ou du G20, qui sont manifestement impuissants pour instaurer un nouvel ordre mondial. On voulait mettre en place de nouvelles règles, mais celles-ci sont encore une fois sacrifiées sur l’autel du profit à court-terme. Ce monde est fou !
Michel Escatafal
11:00 Publié dans général | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, bayrou, mouvement démocrate, débats de société



Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://michelescatafal.hautetfort.com/trackback/2303573
Ecrire un commentaire