22.11.2008
Le Parti Socialiste amuse la galerie et pendant ce temps...
Pour une fois nous allons parler du Parti Socialiste, non pas en versant des larmes de crocodile comme on le fait à l’UMP, mais surtout pour voir à quel point un grand parti peut en arriver à se déchirer…sur des querelles de personne. En disant cela je ne fais que reprendre ce que beaucoup de commentateurs et de militants ou sympathisants du Parti Socialiste disent amèrement, car eux aussi savent bien que derrière tout cela il n’y a aucune proposition destinée à améliorer la vie des Français. Il n’y a même aucune proposition tout court.
J’ajoute même qu’il faut avoir le militantisme chevillé au corps pour continuer à appartenir à un parti qui en est arrivé à un tel point de déliquescence, et en affirmant pareille chose je n’exagère nullement. On en est même arrivé à contester la régularité des opérations de vote et redemander aux militants de voter pour trancher une nouvelle fois. C’est dire! L’ennui c’est que tout cela serait risible si, par malheur pour nous, le Parti Socialiste n’était pas le seul parti d’opposition au Parlement.
Voilà qui donne une nouvelle fois raison à François Bayrou, car effectivement au Parlement on discute quasi exclusivement entre l’UMP de Nicolas Sarkozy, qui mène notre pays dans un gouffre dont il aura beaucoup de mal à sortir, et le Parti Socialiste qui de son coté ne mène nulle part. Ce n’est quand même pas avec Martine Aubry que le Parti Socialiste va faire du neuf, pas plus qu’avec ses soutiens type Laurent Fabius, qui va devenir sous peu le roi des navigateurs dans la pensée et l’idéologie politique. Aujourd’hui il s’affirme résolument de gauche, et c’est pour cela qu’il soutient Martine Aubry, mais celle-ci est-elle plus de gauche que Ségolène Royal ?
Certes elle a mis en place (contre son idéologie) les 35 heures, ce qui ne fut quand même la réussite du siècle surtout de la manière dont cela a été imposé. Mais Ségolène Royal n’a-t-elle pas fait carrière en politique grâce à François Mitterrand, dont tout le monde savait qu’il n’était pas de gauche, mis qui a quand même été le seul à promouvoir une « union de la gauche » durable. Bref, tout cela pour dire qu’après une campagne interne aussi dure où les coups bas tombaient comme à Gravelotte, il sera vraiment très difficile de diriger le PS, même si les instances ont théoriquement juste besoin d’une majorité pour gouverner.
Cela étant avec une élection gagnée… pour 48 voix, il y a de gros risques d’implosion d’autant qu’il y a déjà longtemps que ce parti n’a plus de position commune sur la plupart des sujets. Nous l’avons constaté au moment du référendum sur la Constitution européenne, mais on l’a vu aussi sur la réforme des institutions. En fait les socialistes ne semblent s’unir…qu’au moment des élections pour assurer, à titre personnel, leur survie politique. Jack Lang a beau n’être pas d’accord avec tel ou tel hiérarque du PS, il s’est quand même fait parachuter l’an passé à Boulogne, où il n’avait peut-être jamais mis les pieds.
C’est cela qui explique que le PS n’ait pas encore éclaté en plusieurs morceaux. Et pendant ce temps la liberté de la presse n’en finit pas de se restreindre dans notre beau pays, au point de ressembler bientôt à celle qui était censée exister du temps de l’Empire libéral (à la fin du règne de Napoléon III). En effet, pour ne pas froisser le bon peuple, on gomme sur les photos de plusieurs grands quotidiens ou hebdomadaires, tout ce qui pourrait apparaître défavorable aux gens qui nous gouvernent.
Ainsi le Figaro a-t-il fait disparaître d’une photo de Rachida Dati, une bague que celle-ci aurait acheté 15000 euros. C’est du grand n’importe quoi, comme quand je ne sais plus quel autre journal avait fait disparaître les bourrelets de Nicolas Sarkozy pour lui faire paraître un physique plus avantageux. Comme si les Français attendaient de leur président de la République qu’il soit d’abord un « bellâtre ». Dans ce cas ils auraient élu quelqu’un d’autre…à condition toutefois qu’il ait pu se présenter. En attendant les déficits se creusent, la dette enfle, et notre pays prend l’eau de toute part. Triste, aussi triste que le temps ce week-end.
Michel Escatafal
17:27 Publié dans politique française | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, bayrou, mouvement démocrate, débats de société



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