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24.12.2007

Une nouvelle génération politique arrive

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai le sentiment depuis quelques jours que le Mouvement Démocrate commence à faire peur à ses concurrents. Il est vrai que les électeurs et les hommes politiques lucides commencent à réaliser que notre pays s’enfonce dans les difficultés à force de gouverner « à la petite semaine ». On fait des coups médiatiques, mais rien de véritablement concret même si çà et là quelques mesures sont prises qui vont dans le bon sens. Cela étant, pour l’instant on utilise les bonnes vieilles recettes à savoir dilapider l’argent public, sans réelle contrepartie pour ceux qui sont le plus en difficulté.

La gauche de son coté, c’est-à-dire le Parti Socialiste, n’a d’autre alternative à proposer que son effacement au milieu des divisions qui sont le seul lien réunissant les ténors du Parti. Qui va devenir Premier Secrétaire en 2008 ? Delanoë va-t-il écarter Ségolène Royal ou bien c’est un troisième larron qui va rafler la mise ? Mais quelle mise, tellement ce parti semble avoir perdu son âme, ses idées et le sens de l’action. En tout cas, avec pour seule opposition le Parti Socialiste, le pouvoir actuel malgré ses insuffisances et son manque cruel de compétences aurait encore de beaux jours devant lui.

Heureusement il y a le MoDem qui s’affirme de plus en plus comme la troisième voie pour rassembler un pays en mal de repères,  et à qui on est en train de proposer un système à l’américaine où règne la loi du plus fort, aux antipodes de notre culture sociale. Du coup, sans que l’on y prenne garde, le Mouvement Démocrate s’enrichit chaque jour de nouvelles adhésions et voit quelques personnalités rejoindre ses listes, le dernier exemple étant l’ex Secrétaire général des Verts.

Certains vont faire la fine bouche en disant que ce n’est pas « un grand leader politique», mais à titre personnel je préfère cela. Et puis qu’entend-on par grand leader politique ? Un des membres du gouvernement ? Sûrement pas tellement les uns et les autres sont en train de faire la preuve qu’ils ont atteint depuis longtemps leur seuil de compétence, ce que nous savions pour la plupart d’entre eux puisqu’ils appartenaient déjà aux précédents gouvernements. C’est la même chose pour le Parti Socialiste. Alors si un jeune dirigeant habité par une certaine éthique politique vient nous rejoindre, et bien nous serons heureux de l’accueillir.

De plus, ce qui me rend optimiste c’est cette forme d’engouement local que l’on ressent sur le terrain et autour. Même la presse finit par comprendre que le MoDem existe, d’où le nombre élevé de conférences de presse auxquelles participent nos candidats. Ces derniers, dont la plupart sont peu connus du grand public, commencent à se faire remarquer par la qualité de leur candidature et du projet qu’ils portent.  Il est clair en effet, que tout le monde ressent que nous sommes en fin de cycle avec un président ultra populiste dirigeant un gouvernement sans la moindre envergure,  et des personnalités locales en « bout de course » à force d’accumuler les mandats, conséquence terrible de l’absence de loi sur le cumul. Qui à part le MoDem est réellement pour une loi de ce type ? Personne, oui personne, chacun protégeant son médiocre pré-carré.

Voilà pourquoi, sans croire pour autant au Père Noël, le processus de conquête du pouvoir est engagé, quoiqu’en pensent nos adversaires politiques. En 1870 les Républicains,  longtemps écartés du pouvoir, ont mis peu de temps à imposer la 3è République et celle-ci a survécu jusqu’en 1940. En 1958, l’arrivée du général de Gaulle au pouvoir a permis l’affirmation d’un personnel politique nouveau qui se maintiendra au pouvoir pendant 23 ans, la 5è République elle-même existant encore formellement, même si dans les faits elle est en totale décomposition. Donc un peu comme en 1870 ou 1958, nous avons besoin d’une nouvelle République.

Celle-ci sera fondée sur un équilibre constitutionnel retrouvé et des principes de légitimité et de responsabilité, à l’opposé de ce que nous vivons aujourd’hui. De toute façon, l’histoire est là pour nous le rappeler, la France n’accepte jamais très longtemps d’avoir à sa tête quelqu’un qui cumule la totalité des pouvoirs comme c’est le cas de nos jours. Même Napoléon III avait fait évoluer son régime, celui-ci se rapprochant en 1869 d’une monarchie parlementaire. C’est dire ! Le général de Gaulle lui-même, y compris entre 1962 et 1969, avait laissé à son gouvernement un certain nombre de prérogatives qui donnaient au Premier ministre un rôle de premier plan. Tel n’est plus le cas aujourd’hui, le gouvernement n’ayant quasiment plus aucun rôle sauf à entériner en Conseil des Ministres les décisions prises dans les cabinets présidentiels. Quand au Parlement…

En conclusion, tout ce que je viens de dire ne peut que conforter ceux qui comme moi pensent que l’on peut gouverner autrement. Bientôt, notre mouvement aura de nouveau des élus locaux ou nationaux en nombre. Bientôt notre mouvement verra son implantation dans le pays s'élargir à tous les groupes sociaux. Bientôt enfin, nous serons en position de pouvoir gouverner le pays selon les principes, toujours valables, définis par François Bayrou au moment de la dernière élection présidentielle. Alors, très vite nous sortirons de cette spirale de l’échec dans laquelle nous ont plongés tous ces politiciens qui se sont partagé le pouvoir, pendant plus d’un quart de siècle. Bref, nous ne serons plus « l’homme malade de l’Europe », et la France retrouvera son rayonnement à l’échelle européenne et mondiale.

Je vous souhaite à tous un joyeux Noël.

M.E.

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